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marquées dans le mouillage d'appareillage, pour le banc aux Chiens,
à 3 et 4. Je ne puis croire que ce soient des pieds; ce serait trop
peu de chose; si c'étaient des mètres, ce serait plus que je ne croyais.
L'officier du génie a oublié de marquer si ces cotes sont en pieds ou
en mètres.
Il est difficile, jusqu'à ce que les ports d'Ambleteuse, Wimereux
et Boulogne soient entièrement achevés, de déterminer la partie de
votre corps d'armée qui s'embarquera à Étaples et celle qui s'embar-
quera à Boulogne.
Je crois donc, dans cette incertitude, qu'il ne faudrait faire aucun
changement de campement, parce que cela vous coûterait du bois et
des transports; et, lorsque les bateaux seront arrivés et que l'expédi-
tion approchera, nous pourrons, avec des tentes, les faire placer où
nous voudrons.
Le grand embarras est l'embarquement des chevaux, puisqu'il
nous en faut près de 8,000. L'artillerie a fait des chariots extrême-
ment légers, qui équivalent aux chevaux que vous voulez attacher à
vos bataillons; cependant il est vrai de dire que des mulets portant
quelques caisses de cartouches ont souvent de grands avantages.
Vous avez parfaitement senti cela en voulant employer des hussards
et des chasseurs; et, dans ce cas, je préférerais des paniers, de
simples sacs goudronnés, dans lesquels on jetterait des cartouches.
Vous devez avoir de mauvais fusils. On a toujours tardé dans
l'idée que la mauvaise saison et le temps ne peuvent que les dégrader;
mais, quinze jours avant l'embarquement, nous ferons distribuer des
fusils à tout le monde. - -
J'ai ordonné la rentrée du 27° de ligne à votre camp. Du moment
que les travaux de Boulogne seront plus avancés, et qu'une seconde
division de bateaux sera arrivée à Étaples, je ferai rentrer vos déta-
chements.
La police a saisi hier Georges. Ce brigand était dans un cabriolet.
Il a tué un inspecteur de police et a grièvement blessé l'autre. Le
peuple s'est porté en foule et l'a arrêté lorsqu'il s'échappait.
Dans tout ce que vous avez à faire relativement à la flottille, mé-
nagez l'amour-propre de la marine; vous voyez dans ce moment
combien nous avons besoin d'eux.

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7610. — AU CITOYEN RÉAL, CHARGÉ DU 1" ARRONDIssEMENT DE LA PoLICE GÉNÉRALE. - La Malmaison, 20 ventôse an XII (11 mars 1804). Citoyen Réal, Conseiller d'État, je vous prie d'envoyer la dernière lettre écrite par Drake, au citoyen Maret, afin qu'il la fasse imprimer à la suite du recueil des pièces relatives à cette affaire. Il est nécessaire d'y joindre deux notes : l'une qui fasse connaître que l'aide de camp du général supposé n'est autre chose qu'un officier envoyé par le préfet de Strasbourg; l'autre, pour faire connaître que l'histoire de l'huissier est une pure invention de l'agent; qu'il n'y a pas un huissier ni employé près du Gouvernement dont les sentiments d'honneur ne les mettent au-dessus de l'or corrupteur de

l'Angleterre. BoNAPARTE.

Comm. par M. Léonor Fresnel.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7611. — AU CITOYEN RÉAL. Paris, 21 ventôse an XII (12 mars 1804). Le Premier Consul fait prévenir le citoyen Réal qu'il va passer

quelques jours à la Malmaison; il y sera ce soir.

Par ordre du Premier Consul. Nougarède de Fayet, Le duc d'Enghien.

7612. — AU CITOYEN RÉAL. La Malmaison, 21 ventôse an XII (12 mars 1804). Le Premier Consul me charge de vous prévenir, Citoyen Conseiller d'État, qu'il vous attend ce soir à la Malmaison, de neuf à dix heures. Une chaise vous attendra au pont de Neuilly, pour que vous puissiez y arriver avec plus de facilité.

Par ordre du Premier Consul. Nougarède de Fayet, Le duc d'Enghien.

7613. — ORDRE. LE MINISTRE DE LA GUERRE AU CITOYEN CAULAINCOURT. Paris, 21 ventôse an XII (12 mars 1804). Le Premier Consul ordonne au citoyen Caulaincourt, son aide de camp, de se rendre en poste à Strasbourg.

Il y accélérera la construction et la mise à l eau des bâtiments légers qu'on y construit pour la marine.

Il prendra des renseignements près du préfet et du citoyen Méhée, pour faire arrêter les agents du Gouvernement anglais qui sont à Wissembourg et à Offenburg, notamment la baronne de Reich, si elle n'est pas déjà arrêtée.

Le chef de bataillon Rosey, envoyé près des ministres anglais et qui a toute leur confiance, lui donnera tous les renseignements nécessaires sur les complots formés contre la tranquillité de l'État et la sûreté du Premier Consul.

Le citoyen Caulaincourt fera connaître aux baillis des villes de la rive droite qu'ils peuvent s'attirer de grands malheurs en donnant asile aux personnes qui cherchent à troubler la tranquillité en France ; et il se concertera avec le général commandant la 5° division militaire pour employer, au besoin, une force suffisante pour l'exécution du présent ordre.

Il rendra un compte particulier au Premier Consul du résultat de la mission du chef de bataillon Rosey.

Par ordre du Premier Consul. Nougarède de Fayet, Le duc d'Enghien.

- 7614. — AU GÉNÉRAL SOULT.
La Malmaison, 21 ventôse an XII (12 mars 1804).

Citoyen Général Soult, le 72° ne me paraît pas encore assez fort pour avoir un second bataillon au camp. Je vois que son premier bataillon n'est en réalité que de 750 hommes. Il faudra qu'il le complète, car je tiens spécialement à ce que les bataillons, à l'embarquement, soient plutôt à 800 hommes qu'à moins. ll ne faut point perdre de vue que j'ai aussi besoin de troupes en France, et qu'il m'est facile d'en former promptement, lorsque je laisse beaucoup de cadres d'officiers et sous-officiers. Si les préparatifs m'obligent à retarder encore l'expédition, et que les circonstances me permettent de les porter à 900 hommes, je le préférerais, en diminuant même quelques cadres de l'armée.

Je donne ordre à la 1" légère italienne de se rendre à Calais. Elle y sera casernée. Je vous recommande de porter une attention particulière à son instruction et de l'exercer à toute espèce de service.

Je ne me souviens plus de l'ordre que j'ai donné pour la formation des détachements de la 1" division de dragons à Saint-Valéry. Faitesmoi connaître de combien d'hommes ils sont, par régiment. Il faut les laisser embarquer pour garnisons. J'approuve ce que vous avez fait relativement à la commission militaire. Je ne suis pas assez gardé à mon quartier général. Il me faudrait des casernes ou baraques de quoi contenir trois compagnies de grenadiers. Faites choisir à cet effet une maison dans le village pour cet objet, assez à portée du village et sans cependant être trop près. S'il n'y en a pas, faites faire trois baraques en planches contenant chacune trois compagnies de grenadiers, établies sur le derrière de la maison, à peu près à cent cinquante pas. Voyez si dans le village on peut se procurer de quoi loger 50 hommes de cavalerie, outre le piquet que j'ai coutume d'y tenir. Nul doute que vous n'ayez une bande d'assassins organisée à Boulogne. Soyez donc inflexible et faites-les saisir et fusiller. Vous avez des gendarmes d'élite. Ils doivent se déguiser en bourgeois et courir la ville. Quand j'y serai, je ferai venir des agents de Paris; à présent j'en ai besoin partout. Ces misérables Anglais nous portent la corruption sur toute la côte. Depuis l'arrestation de Georges, nous avons arrêté des brigands subalternes; mais nous avons encore quelques brigands à arrêter : Villeneuve, Saint-Vincent et Barco. Paris est toujours cerné, et le sera jusqu'à ce que ces brigands soient arrêtés. Je vous dirai, pour vous seul, que j'ai espoir de prendre Dumouriez. Ce misérable est près de nos frontières.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7615.— AU GÉNÉRAL DAVOUT.
La Malmaison, 21 ventôse an XII (12 mars 1804).

Citoyen Général Davout, il y a à Anvers, à Gand et à Ostende, des prames en armement. Faites-m'en connaître les noms et le nombre. J'ai donné des ordres pour leur faire fournir des garnisons de cavalerie. Désignez les détachements que vous pourrez fournir pour les garnisons de ces prames. Puisque l'on doit y embarquer des chevaux, c'est la cavalerie qui doit en fournir les garnisons. Si la nécessité des préparatifs retarde encore quelque temps l'expédition, je ne mets pas en doute que vous aurez des combats à Ostende. Quelques-unes de ces prames vous serviront beaucoup pour appuyer votre ligne d'embossage. J'ai ordonné que, si l'on n'a pas de suite des pièces de 24 pour armer les deux prames de Flessingue, on y pourvoie de celles de la frégate. Faites-moi connaître comment vous en ferez fournir aux autres. Il ne faut pas dégarnir la côte, surtout la rade d'Ostende, car il faut beaucoup de pièces de canon pour protéger l'embossage de votre ligne. Depuis l'arrestation de Georges, nous avons arrêté quelques brigands subalternes. Nous avons encore à prendre Villeneuve, SaintVincent et Barco, ce qui nous oblige à maintenir encore le blocus de Paris. Écrivez au général Monnet que, s'il arrive des individus de Londres, il prenne des renseignements sur Dumouriez. On le dit sur les frontières; si ce qu'on m'assure est vrai, il sera possible de l'avoir sous peu de jours dans nos mains. Vous devez avoir autour de vous beaucoup d'espions; ne les épargnez pas. Je désirerais que vos bataillons pussent être portés à 800 hommes; les dépôts des corps ont dû recevoir des conscrits. Dès qu'ils auront des vestes et des culottes, et qu'ils marcheront au pas, on pourrait en faire venir aux corps, en nombre suffisant pour les compléter. Quoique je vous demande des nouvelles de la mer, il faut néanmoins vous concerter avec les officiers de marine ; nous en avons besoin, il faut qu'ils soient contents. Le Corps législatif se terminera le 30 ou dans les premiers jours de germinal. Je compte qu'à cette époque les affaires de la conspiration seront finies. J'aurai bien du plaisir à vous voir. Je désire fort passer la revue des neuf bataillons de corvettes de pêche qui sont en rade de Dunkerque, et des vingt bataillons de la flottille batave qui sont à Ostende. Je désire aussi que, pour lors, les écuries et les bateaux de transport destinés pour Boulogne et Calais soient partis.

BoNAPARTE.
Comm. par M"° la maréchale princesse d'Eckmühl.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7616. — AU GÉNÉRAL MARMONT,
CoMMANDANT LE CAMP D'UTRECHT.
La Malmaison, 2l ventôse an XII (12 mars 1804).

Citoyen Général Marmont, j'ai reçu avec plaisir votre lettre du 16, par laquelle vous m'annoncez que, dans le courant de germinal, vous pourrez être prêt. Envoyez-moi l'état de situation de votre armée et celui au juste de chaque corps; envoyez-le-moi sous le format d'un petit livret in-12. Faites-moi connaître le nombre de conscrits que vous avez déjà reçus et la situation de vos hôpitaux. , Trois chaloupes canonnières de Liége doivent avoir descendu la Meuse; faites reconnaître où elles sont.

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