Abbildungen der Seite
PDF

champ toutes les petites barrières de Paris soient fermées et que personne ne puisse y passer, soit à pied, soit à cheval, soit en voiture. Il y aura à chacune des trente-six grandes barrières un agent de police avec deux gendarmes. Toutes les personnes qui sortiront de Paris, soit à pied, soit à cheval, soit en voiture, hommes ou femmes, sans aucune exception, seront tenues de descendre au corps de garde, où on les confrontera avec le signalement de Georges et des quinze brigands qui ont pu être signalés. On portera à l'exécution de ces dispositions la surveillance et la sévère exactitude pour qu'aucun de ces misérables ne puisse échapper. Les mêmes précautions seront prises pour les batelets, bateaux, coches et trains de bois, à la sortie de la rivière, soit en remontant, soit en descendant. A cet effet, il sera établi des batelets avec un agent de police et deux ou trois gendarmes ou soldats, qui s'assureront qu'aucun batelet, bateau, coche ou train de bois ne remonteront ni redescendront la rivière pour sortir de Paris, sans avoir passé au corps de garde et subi la vérification du signalement. Le Premier Consul donne des ordres au gouverneur de Paris pour qu'il y ait des sentinelles à vue le long de toutes les murailles, afin qu'on ne puisse les escalader. Il faudra surveiller spécialement les murs qui servent de clôture à des maisons ou jardins, tels que Monceaux et autres maisons, soit publiques, soit particulières. Les brigands sont tous à Paris; ils sont nombreux ; il faut les y enfermer, afin de les avoir tous.

Par ordre du Premier Consul. Archives de l'Empire.

7573. — AU GÉNÉRAL MURAT, GoUvERNEUR DE PARIs. - Paris, 8 ventôse an XII (28 février 1804). Vous trouverez ci-joint deux ordres que j'ai donnés aux matelots de la Garde et à trois détachements, chacun de 60 hommes, de la Garde à cheval. Les matelots de la Garde et la Garde à cheval fourniront le même détachement jusqu'à nouvel ordre. Il faut que les sentinelles d'infanterie et de cavalerie soient en vue, de manière que rien ne puisse échapper. Affectez trois officiers supérieurs à la surveillance des barrières et des murailles, en leur donnant les mêmes arrondissements que j'ai donnés aux capitaines de la Garde à cheval. Recommandez bien que les malles des postes qui sortiront soient bien fouillées; cochers, postillons, courriers même, ainsi que le derrière des voitures contenant les paquets, doivent être examinés avec la plus grande attention. Demain au jour, lorsque les voitures pourront sortir de Paris, que tout soit examiné avec la plus grande attention, et le moins qu'un homme soit suspect ou n'ait pas ses papiers en règle, qu'on ' lui interdise la sortie et qu'il soit envoyé à la préfecture de police.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7574. — ORDRE.
Paris, 8 ventôse an XII (28 février 1804).

Deux officiers de ia marine de la Garde seront commandés sur-lechamp de service. Ils auront chacun 15 matelots de la Garde avec eux. Un se rendra à la Rapée avec son détachement, l'autre aux Bons-Hommes. Ils feront monter quatre nacelles par leur équipage à chaque station, et resteront toute la nuit en rivière pour empêcher aucun batelet de sortir pendant la nuit. Ils laisseront entrer librement dans Paris tout ce qui se présentera pour entrer. Tout ce qui se présenterait pour sortir, ils l'amarineront et le mèneront au corps de garde de l'enceinte qui donne sur la rivière. Ils seront demain, à six heures du matin, relevés par un autre détachement.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7575. — ORDRE AU GÉNÉRAL BESSIÈRES, CoMMANDANT LES TRoUPES A CHEVAL DE LA GARDE DES CONSULS. Paris, 8 ventôse an XII (28 février 1804). Il sera commandé trois capitaines de la Garde à cheval, six lieutenants ou sous-lieutenants et 180 cavaliers. Un capitaine prendra la surveillance de toutes les murailles, depuis Chaillot jusqu'à la barrière de la porte Saint-Denis ; Le second capitaine, depuis la barrière de la porte Saint-Denis jusqu'à la Rapée ; Le troisième, depuis la Rapée jusqu'à la barrière des Douanes, près l'École Militaire. Chaque capitaine aura sous ses ordres deux lieutenants ou souslieutenants et 60 hommes; il distribuera ces 60 hommes par petits postes, le long de la muraille, en plaçant des factionnaires partout où la garnison de la place n'en aurait pas mis, et de manière à veiller toutes les murailles pour que personne ne puisse se sauver de Paris pendant la nuit. Ils seront prévenus qu'un détachement de matelots de la Garde doit croiser sur la rivière, tant du côté des Bons-Hommes que du côté de la Rapée, afin d'empêcher aucun bateau de sortir. Les chevaux resteront sellés toute la nuit. Les postes seront relevés à six heures du matin par un pareil nombre d'hommes. Le gouverneur de Paris et le préfet de police ont reçu des ordres pour que personne ne puisse sortir la nuit de Paris par les barrières, hormis les malles de la poste. Le général de service recommandera aux capitaines de la Garde de se concerter avec les officiers de la garnison qui commandent les détachements, et de veiller spécialement aux lieux où les brigands pourront se porter pour escalader les murailles et se sauver de Paris. Ils auront soin de prendre le mot d'ordre, et d'avoir des cartouches et leurs armes en bon état.

BoNAPARTE. Comm. par M. le duc d'Istrie. (En minute aux Arch. de l'Emp.)

[ocr errors][merged small][merged small][merged small][merged small][merged small]

Paris, 10 ventôse an XII (1°r mars 1804). Vous savez sans doute que Pichegru a été arrêté hier. Il n'a pu se servir ni de ses pistolets ni de son poignard. Il s'est battu une demiheure avec trois ou quatre gendarmes d'élite à coups de poing. Le plaisir qu'a éprouvé le peuple de Paris de cette arrestation fait son éloge. J'ai fait fermer les barrières de Paris et investir les murailles de sentinelles. J'ai fait rendre une loi qui condamne à mort tout individu qui recélerait Georges et ses compagnons. Il est dit dans la loi qu'ils sont soixante, parce que des dépositions le portent; pour moi, je ne pense pas qu'ils soient plus de trente à quarante. J'ai d'ailleurs lieu d'être satisfait de la contenance de Paris et de toute la France. Je ne puis concevoir comment les quatre chaloupes d'Étaples ne sont pas encore armées, et comment vous en avez encore à Boulogne une en armement et deux en construction. Faites-moi connaître quand elles seront finies. Je vous prie de me faire connaître si les matelots sont complets sur la flottille de transport, car il serait très-malheureux d'avoir là des bâtiments et pas de matelots. Je désire également que, dans le premier état que vous m'enverrez de la flottille, vous fassiez porter les bateaux destinés à porter des pièces de campagne, et les chaloupes canonnières qui ne seraient pas encore installées en belle. Faites-moi aussi connaître comment sont installées les 50 péniches qui sont à Boulogne. Les corps ont quelques malades; d'un autre côté, les malades qu'ils avaient à leur arrivée au camp doivent avoir rejoint leurs dépôts. Les conscrits doivent aussi commencer à arriver. Je désire donc que vous fassiez appeler les chefs de corps, que vous leur demandiez le nombre d'hommes qu'ils pourraient tirer des dépôts, afin de compléter leurs bataillons à 800 hommes. Causez avec le général Lacrosse pour savoir si les chaloupes et bateaux canonniers sont, à l'heure qu'il est, installés conformément à l'ordre qui a été donné. Allez vous-même visiter les magasins de biscuit, et voyez celui qui y est depuis le plus de temps, afin de vous assurer s'il est gâté. Allez aux caves, et goûtez quelques pièces de vin prises au hasard; faites-en autant pour l'eau-de-vie. Il ne faut pas attendre au dernier moment où l'on s'apercevrait qu'une partie des vivres serait gâtée, ce qui serait sans remède. J'imagine que les ambulances de l'armée sont organisées, et qu'il y a existant, de médecins, chirurgiens et administrateurs, le nombre suffisant. Faites passer au général Davout la nouvelle relative à Pichegru.

1 Date présumée.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7578. — AU CONTRE-AMIRAL DECRÈS. Paris, 10 ventôse an XII (1er mars 1804). Je vous prie, Citoyen Ministre, de faire exécuter le plus promptement possible les dispositions suivantes : Il sera formé une flottille de péniches composée de huit divisions, chacune composée de quatre sections, ou bataillons; chaque section, ou bataillon, composée de neuf péniches. Chaque division de péniches sera commandée par un officier ayant le grade de capitaine de frégate, ou au moins de lieutenant de vaisseau. Les sections, ou bataillons, seront organisés de manière que seulement il y en ait trois qui portent des obusiers de 6 pouces, et six qui portent des pièces de 4. La flottille de péniches se trouvera ainsi composée de 288. Les 72 péniches actuellement à Boulogne ou Calais formeront les deux premières divisions. Le commandant de la flottille désignera, dans le port de Boulogne, le lieu où devront se tenir toutes les péniches.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7579. — AU CITOYEN RÉAL, coNsEILLER D'ÉTAT ".
Paris. 11 ventôse an XII (2 mars 1804).

Le citoyen Réal doit faire arrêter, ce soir, deux principaux agents des intrigues qui se trament ici. Il serait nécessaire de saisir en même temps leurs papiers.

La Rochefoucauld demeure rue du Faubourg-Saint-Denis, n° 16, à gauche, maison un peu enfoncée, chez un boucher dont la femme est sœur de la femme de chambre de madame La Rochefoucauld. Il doit y avoir là des papiers. Il est bon de les faire saisir en même temps que se fera l'arrestation au rendez-vous où ils doivent être.

BoNAPARTE.
Comm. par M. Léonor Fresnel.

7580. — DÉCISION.
Paris, 11 ventôse an XII (2 mars 1804).

, \ f - Le ministre de la guerre propose Accordé. vous eCrIreZ aUl # d'établir un poste français à Meppen, néral de l'armée de Hanovre qu'i - • _ • en donnant les explications convenables aura l'air de le faire sans ordre,

1 Chargé du 1er arrondissement de la police générale.

« ZurückWeiter »