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7552. — DÉCISION. Paris, 29 pluviôse an XII (19 février 1804). Le ministre de la guerre transmet Le citoyen Talleyrand répondra des propositions faites par le chevalier qu'il faut que la reine d'Étrurie

d'Hervas, au nom du gouvernement - 1 toscan, sur le séjour des troupes fran- paye la solde du peu de trou pes

çaises dans ce royaume. qui sont en Toscane; que la ville de Livourne soit en état de siége ; que ces mesures sont fondées sur ce que l'Angleterre n'a point reconnu le royaume d'Étrurie.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7553. — AU GÉNÉRAL SOULT, C O MMA NDA NT L E C A MP D E S A 1N T - 0 M E R. Paris, 29 pluviôse an XII (19 février 1804). Citoyen Général Soult, je reçois vos lettres des 24, 25 et 27. Je vois avec plaisir que vos deux généraux de division sont rentrés. Ne laissez séjourner à Boulogne aucun étranger, de quelque nation qu'il soit. Chassez arbitrairement tout ce qui vous est suspect, en leur faisant dire que, si on les retrouve à tant de distance des côtes, ils seront traités comme prévenus d'espionnage. Savary vient de saisir à Abbeville et au Tréport une correspondance d'espionnage tenue par des misérables, et quelques lettres de change anglaises. Nous avons assigné à Faultrier cinquante bâtiments pour l'artillerie; mais il y en a trente et un du port de plus de 30 tonneaux et qui ne peuvent servir d'écuries. J'ai vu avec plaisir l'action de la péniche commandée par l'enseigne de la Garde. J'ai vu avec grand plaisir que le convoi d'Ostende était arrivé, et que la croisière ennemie avait pris le large. J'aurais voulu plus de détails pour connaître si ce sont les batteries de côte ou les bâtiments qui ont repoussé l'ennemi. Concertez-vous avec Combis pour réunir dans un même local les bâtiments-écuries. Nous sommes au 1" ventôse, et je n'oublie pas que vous m'avez promis qu'au 1" ventôse le bassin serait entièrement fini. Je dois actuellement vous dire qu'il ne faut pas attacher aux affaires de Paris plus d'importance qu'elles n'en méritent. Moreau, égaré par je ne sais quelle passion, s'était décidé à faire venir à Paris Pichegru ; Lajolais avait été l'intermédiaire. Pichegru est arrivé; Georges et quarante brigands s'étaient introduits avec lui. Moreau a vu quatre fois Pichegru et Georges. Moreau a été arrêté; quinze ou seize brigands ont été également arrêtés; les autres sont en fuite. On a saisi une quinzaine de chevaux et des uniformes dont on devait se servir pour m'attaquer sur la route de Paris à la Malmaison ou de la Malmaison à Saint-Cloud, avec mon piquet, qui est de 20 hommes ordinairement, comme vous savez. J'ai fait lire les interrogatoires au Sénat et au Conseil d'État, qui en ont été indignés. Moreau sera traduit devant les tribunaux. Moreau, interrogé, a montré la plus grande consternation. C'est un ingrat et un traître de plus que le Peuple français a à punir. Du reste, l'union règne entre toutes les autorités, toutes les troupes, tous les citoyens. Tout le monde a été peiné de tant d'extravagance et de tant de folie. Je vous envoie l'état des obusiers de 6 et de 8 pouces, et des pièces de 4 pour péniches, qui doivent être arrivés à Boulogne. Faites-moi connaître si tout est arrivé.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7554. — AU GÉNÉRAL DAVOUT, CoMMANDANT LE CAMP DE BRUGES. Paris, 29 pluviôse an XII (19 février 1804). Citoyen Général Davout, je reçois votre lettre du 25. Remerciez le général Matthieu Dumas des renseignements qu'il me donne. On est sur la trace de Pichegru ; mais c'est toujours à quelques jours de distance. Les interrogatoires de Moreau sont faibles et d'un homme trahi par sa conscience. Avant peu de jours, cette affaire sera remise aux tribunaux ordinaires. Elle aura de l'éclat. Les preuves sont trèsfortes et ressortent de tous côtés. Il est prouvé, comme l'évidence, que Moreau a vu quatre fois Pichegru et deux fois Georges; qu'il savait depuis longtemps l'existence de Georges et de sa bande à Paris. Il a tout nié, même d'avoir jamais eu des nouvelles de Pichegru depuis le 18 fructidor. J'ai vu avec grand plaisir ce que vous me dites de la flottille batave. Je pense donc que la première partie pourra bientôt venir vous joindre. Il sera bien essentiel alors que vous organisiez sur-le-champ les garnisons comme elles doivent l'être. Ainsi, d'après ce que vous me dites, la deuxième partie de la flottille batave pourra bientôt vous arriver aussi. L'amiral Ver Huell, qui doit venir à Ostende avec la première partie de la flottille, ne doit y rester qu'un moment; il doit retourner prendre la seconde partie. Vous lui ferez connaître que sa flottille sera réunie dans un seul port et formera une aile de l'armée. Pendant qu'il sera à Ostende, il doit commander dans la rade et dans le port selon son rang d'ancienneté; s'il est plus ancien que le général Magon, il le commandera. Quand sa flottille sera réunie dans le port, il y commandera en chef. C'est à vous et à vos généraux à bien traiter les officiers bataves. Il n'y a aucune difficulté à faire fournir au général Ver Huell les avirons qu'il demande, et à le favoriser le plus possible.

Parlez-moi des bateaux baleiniers; je n'entends pas dire qu'il en soit beaucoup arrivé.

BoNAPARTE,

Comm. par M" la maréchale princesse d'Eckmühl.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7555. — AU CITOYEN REGNIER, GRAND JUG E, MINISTRE DE LA JUSTICE. Paris, 30 pluviôse an XII (20 février 1804). La saison étant venue plus rigoureuse, il serait convenable de faire distribuer 150,000 francs aux comités de bienfaisance, afin d'augmenter les secours pour le pauvre.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7556. — AU GÉNÉRAL MURAT.
Paris, 30 pluviôse an XII (20 février 1804).

Citoyen Général en chef Murat, Gouverneur de Paris, l'évêque d'Orléans vous adressera un nommé Piquantin, de la Vendée. Vous l'emploierez près de vous comme agent secret, et vous lui ferez un traitement raisonnable par mois. Vous lui promettrez 2,000 francs pour chaque chouan qu'il ferait arrêter de ceux compris dans la procédure actuelle, et une plus forte somme s'il faisait arrêter Georges ou quelqu'un des chefs de sa bande. Il vous verra très-secrètement, et de manière qu'il ne soit pas compromis. Il devra vous faire un rapport tous les jours.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7557. — AU CONTRE-AMIRAL DECRÈS. Paris, 30 pluviôse an XII (20 février 1804). Je vous prie de m'apporter demain un arrêté pour que les déserteurs de la flottille soient traités comme les déserteurs de l'armée de terre. Le général Magon n'a pas reçu l'ordre de faire filer les corvettes de pêche d'Ostende sur Dunkerque; veuillez le lui donner sur-lechamp. Écrivez au général Lacrosse que, dans l'apostille du préfet, du 28, je vois que les embarcations anglaises ont manqué de prendre le bateau du pilote à Boulogne, qui venait au secours des bâtiments échoués, qui devaient être dès lors bien près de la côte. Pourquoi n'avoir pas fait sortir quelques canonnières ou péniches pour protéger

l'entrée de ces convois? BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7558. — AU GÉNÉRAL DAVOUT, coMMANDANT LE cAMP DE BRUGEs. Paris, 1°r ventôse an XII (21 février 1804).

Citoyen Général Davout, je reçois votre lettre du 28 pluviôse. Je vois avec plaisir qu'indépendamment des 60 bâtiments partis d'Ostende 30 autres partent De tous côtés les armements se préparent.

Etablissez une grande surveillance pour empêcher que les matelots ne désertent. Punissez-les sévèrement. Je vais prendre demain un arrêté pour qu'ils soient traités comme les déserteurs de l'armée de terre.

Je crois vous avoir déjà dit que les garnisons des 8l corvettes de pêche doivent être fournies par la division de Dunkerque.

Faites-moi connaître le nombre d'écuries que les Hollandais peuvent vous fournir. Il faut qu'ils vous en fournissent au moins pour les 600 chevaux de vos deux régiments de cavalerie. Les chevaux qui seront embarqués sur les corvettes de pêche seront des chevaux d'artillerie. La prame de Gand et les deux d'Anvers, qui doivent être prêtes, pourront aussi embarquer des chevaux. lndépendamment des bâtiments de transport que la flottille batave doit vous fournir, savoir, un bâtiment par bataillon pour les gros équipages, il faut qu'il y en ait quelques-uns pour porter la grosse artillerie. Causez de tout cela avec l'amiral Ver Huell, et faites-moi connaître ce qu'il espère avoir pour le 15 ventôse.

BoNAPARTE. Comm. par M" la maréchale princesse d'Eckmühl. •! (En minute aux Arch. de l'Emp.)

7559. — AU GÉNÉRAL JUNOT, CoMMANDANT LES GRENADIERs DE LA RÉSERVE, A ARRAs. Paris, 1er ventôse an XII (21 février 1804). Citoyen Général Junot, je vous prie de me faire connaître si vos capotes sont arrivées, la situation réelle de vos bataillons, s'ils ont leurs bidons, leurs épinglettes, leurs deux paires de souliers dans le sac et enfin tout ce qui leur est nécessaire pour la campagne.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7560. — AU CITOYEN REGNIER. Paris, 2 ventôse an XII (22 février 1804). La commune de Saint-Jean-de-Mont, Citoyen Ministre, est le principal village du Marais, département de la Vendée. Je désirerais qu'il y eût un commissaire de police auquel on allouerait 3,000 francs de traitement, et qui exercerait son influence sur tout le Marais. Je désire également qu'il y ait à demeure, dans cette commune, une brigade de gendarmerie. Un juge de paix y serait également très-nécessaire. Faites-moi un rapport sur ce dernier objet.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7561 . — AU CITOYEN CHAPTAL, MINIsTRE DE L'INTÉRIEUR. Paris, 2 ventôse an XII (22 février 1804).

Mon intention, Citoyen Ministre, est qu'il y ait une école secondaire à Saint-Jean-de-Mont, principale commune du Marais, département de la Vendée. Faites choisir la meilleure maison qu'on y trouvera, nommez des instituteurs, et prenez des mesures pour mettre cette école en pleine activité avant deux mois. On y entretiendra, aux frais de l'État, cinquante jeunes gens du Marais et autres communes du département de la Vendée, dont la pension sera payée à raison de 400 francs. On leur enseignera à lire, à écrire, et les premiers principes du latin, de la géographie et de l'histoire.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7562. — AU CITOYEN TALLEYRAND, MINIsTRE DEs RELATIoNs ExTÉRIEURES. Paris, 2 ventôse an XII (22 février 1804). Les Espagnols ne payent point leurs subsides, Citoyen Ministre;

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