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Une division de chaloupes canonnières a été mise à la disposition de la Garde, au Havre, où il y a deux équipages de rendus. Je désirerais que le Havre pût fournir neuf autres chaloupes canonnières, et l'on prendrait à Calais, Dunkerque ou Ostende les neuf autres. L'équipage qui est à Ostende y fournirait. Quant à l'équipage de la Garde qui est à Boulogne, il serait destiné au service de mes péniches et des chaloupes canonnières que j'ai fait faire. Le 5° équipage de la Garde, qui est à Paris, pourra partir pour le Havre quand il sera nécessaire. Ordonnez donc au Havre de disposer neuf autres canonnières et neuf autres péniches, et faites-moi connaître quand cette nouvelle section sera prête. Vous ordonnerez que les trente-six chaloupes canomnières que doit monter la Garde soient toutes armées en belle; qu'elles aient trois pièces de canon de 24 et un obusier de 8 pouces. Si, cependant, on pouvait en armer quelques-unes avec affût tournant, à l'instar de celles de Paris, il n'y aurait pas d'inconvénient. Les péniches doivent être toutes armées d'un obusier de 6 pouces.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7510. — AU CITOYEN REGNIER.
Paris, 10 pluviôse an XII (31 janvier 1804).

Desol a été mal interrogé; Desmarets l'a fait trop légèrement. Dès l'instant qu'il lui a laissé apercevoir qu'il n'y avait d'autre chose à craindre que la dénonciation de Querelle, on lui a rendu de la confiance.

D'Hozier doit être mis au secret et subir un long interrogatoire.

Il faut savoir si Lenoble, dont il a été question, et qui a acheté les 20 kilogrammes de poudre, a été arrêté.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7511. — AU GÉNÉRAL BERTHIER.
Paris, 10 pluviôse an XII (31 janvier 1804).

Je vous prie, Citoyen Ministre, de donner ordre au corps des gardes du général Murat, qui est à Milan, de se rendre à Fontainebleau. Le général en chef de l'armée d'Italie prendra pour sa garde trois compagnies d'élite de trois régiments de chasseurs et de hussards de l'armée d'Italie. Ces trois compagnies continueront à faire partie de leurs corps et à y être payées. Par ce moyen, cela n'occasionnera pas de surcroît de dépenses.

Lorsque le corps des gardes sera arrivé à Fontainebleau, le général Bessières sera chargé d'en passer la revue et de choisir pour la Garde tous les hommes qui seraient susceptibles d'y entrer et qui seraient reconnus avoir toutes les qualités pour cela.

Je vous prie de me faire un rapport sur la garde du général Mortier à Hanovre.

Donnez ordre au général Kellermann de se rendre à Hanovre, pour y prendre le commandement de la cavalerie, et au général Nansouty de revenir à Paris; vous lui ferez connaître qu'il sera employé à l'armée des côtes.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7512. — AU GÉNÉRAL DAVOUT, coMMANDANT LE CAMP DE BRUGEs. Paris, 10 pluviôse an XII (31 janvier 1804). Citoyen Général Davout, j'ai reçu votre lettre du 3 pluviôse. Vous pouvez assurer la chambre de commerce d'Ostende qu'elle peut être tranquille, que l'arrêté du 24 messidor sera exécuté; que cette disposition du ministre des finances n'a sans doute eu pour but qu'une régularisation, et qu'il prendra, au reste, des mesures pour faire disparaître toute inquiétude. Vous avez le temps d'étudier le port d'Ostende. Vous y avez des officiers du génie de terre et du génie maritime. Il paraît que, les terres devant être mises en vente, on ne tardera pas à entreprendre les travaux de l'écluse de chasse. Faites traiter la question de savoir s'il est possible de faire entrer à Ostende, sans des dépenses extraordinaires, de grosses frégates, et de les faire entrer et sortir, même aux mortes eaux. Je ne pense pas que, dans aucun cas, on puisse y faire entrer des vaisseaux de 74. Étudiez aussi le port de Nieuport, et faites voir ce qu'il serait possible d'y faire. Faites-moi connaître si le ministre de la marine a donné des ordres pour que toutes les écuries tirant plus de sept pieds d'eau se rendissent à Calais, et toutes les corvettes de pêche à Dunkerque. La flottille qui doit transporter votre corps d'armée se divise en trois parties, chacune correspondant à une division. Les deux 1" seront formées par la flottille batave. La 3° sera formée par la flottille de corvettes de pêche armées en guerre. Les deux parties de la flottille batave se composent de la manière suivante : La première, de la I" division de chaloupes canonnières, com

posée de deux sections, ou bataillons formés chacun de 9 chaloupes, total 18 chaloupes ; Et des deux l" divisions de la flottille de bateaux canonniers, composées chacune de quatre sections, ou bataillons formés chacun de 9 bateaux canonniers, total 72 bateaux. Les cinq régiments formant la l" division de l'armée s'embarqueront, savoir : le 1" régiment, sur la 1" division de chaloupes canonnières; les deux autres brigades, sur les deux l" divisions de bateaux canonniers. Une brigade est composée de quatre bataillons. Une division de la flottille de bateaux canonniers est également composée de quatre sections ou bataillons. Le bataillon d'infanterie est composé de neuf compagnies; la section, ou bataillon, est également composée de 9 bateaux canonniers. Chaque compagnie sera donc affectée à un bateau canonnier. La deuxième partie de la flottille batave sera composée de la 2° division de chaloupes canonnières, formant deux sections de 18 chaloupes; des 3° et 4° divisions de bateaux canonniers, formant chacune 4 bataillons, c'est-à-dire 72. La 2° division de votre armée s'embarquera sur cette aile, chaque brigade sur chaque division de bateaux canonniers, chaque bataillon sur chaque section, et chaque compagnie sur chaque bateau. Ainsi donc il faudrait que la flottille batave se trouvât être, au l" ventôse, au moins de deux divisions ou 36 chaloupes canonnières, et de quatre divisions ou 144 bateaux canonniers. Elle devrait être du double, d'après les engagements pris par la Hollande. Dans tous les cas, si elle est plus forte, il sera fourni de nouvelles troupes ; si elle est moins forte, il sera fourni un supplément par la flottille française. La flottille de corvettes de pêche embarquera la 3°division de l'armée. Elle est composée de neuf sections ou bataillons ; ainsi il y aura une section de trop. Les garnisons doivent être fournies, dès aujourd'hui, par les bataillons de l'armée, qui doivent monter les chaloupes. On fournira un officier et 20 hommes pour chaque bateau canonnier; un officier et 30 hommes pour chaque chaloupe canonnière, et un officier et 20 hommes pour chaque corvette de pêche. Par ce moyen, chaque compagnie pourra renouveler trois et quatre fois sa garnison. Le service doit se faire par régiment, bataillon et compagnie, de manière que le capitaine sache que le bâtiment où est sa garnison est celui où doit s'embarquer sa compagnie.

La flottille batave doit avoir 100 bateaux de transport, dont une partie formée en écuries. C'est sur ces écuries que s'embarquera la brigade de cavalerie attachée au corps d'armée. Ce sont aussi ces transports qui porteront les bagages des bataillons et de l'état-major.

Il est donc nécessaire que vous organisiez vos garnisons de cette manière.

Faites-moi connaître si les corvettes de pêche, écuries et bateaux de transport ont eu des ordres de départ : les corvettes de pêche pour Dunkerque, les bâtiments tirant plus de sept pieds d'eau pour Calais, et les autres pour Boulogne.

Les deux prames que l'on suppose avoir de l'arrondissement d'Ostende serviront également à embarquer des chevaux de la brigade de cavalerie.

BoNAPARTE.
Comm. par M"° la maréchale princesse d'Eckmühl.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7513. — AU CITOYEN REGNIER, GRAND JUGE, MINISTRE DE LA JUST1CE. Paris, 11 pluviôse an XII (1er février 1804).

Il serait convenable, Citoyen Ministre, de faire venir à Paris, pour l'attacher à la police, afin de surveiller les chouans, le nommé Mounier, ancien chef de chouans, qui, dans le mois de frimaire, a donné des preuves d'attachement au Gouvernement, de manière à ne pouvoir rester dans son département sans se compromettre.

Écrivez au colonel de gendarmerie Noireau de le faire passer secrètement à Paris. On lui fera très-secrètement un traitement convenable pour qu'il puisse surveiller ici les chouans, et en rendre compte. 7515. AU CITOYEN MARESCALCHI, MINISTRE DES RELATIoNs ExTÉRIEURES DE LA RÉPUBLIQUE ITALIENNE. Paris, 11 pluviôse an XII (1°r février 1804).

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7514. — DÉCISION. Paris, I1 pluviôse an XII (1er février 1804). Le citoyen Lacuée propose d'orga- Je prie le ministre de l'intérieur niser militairement les gardes champê- de lire avec attention ce rapport,

tres et plusieurs classes d'employés, et dont il tira t les avantages de les rattacher au service de la gen- nt II sentira tous les avantages,

darmerie. afin d'en conférer avec le citoyen Lacuée, pour faire tout ce qui sera possible pour le réaliser.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

Le citoyen Fontanelli sera traité comme aide de camp chef de brigade. Il sera payé sur la même caisse que le bataillon de grenadiers de la République italienne, pour ce qui est proprement dit traitement. Il recevra du citoyen Estève, sur les fonds de ma maison, la gratification que j'accorde à mes aides de camp.

Je vous prie de faire connaître au citoyen Melzi que j'ai vu avec douleur le peu de patriotisme et de conduite de plusieurs des membres du Corps législatif, qui le conduit à se servir de la Consulte d'État comme moyen unique et extraordinaire qui lui reste d'empêcher le désordre de s'introduire dans la République; que ses mesures sont contraires au texte de la Constitution; qu'il faudrait tâcher de prendre tous les moyens de conciliation qui pourraient empêcher d'y avoir recours, et dans les prochaines élections surtout s'assurer de bons choix.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7516.— AU GÉNÉRAL DAVOUT.
Paris, l l pluviôse an XII (1er février 1804).

Citoyen Général Davout, j'ai vu hier madame Davout, qui m'a appris que vous n'étiez pas entièrement rétabli, mais que vous étiez en pleine convalescence. Ménagez-vous, car le temps approche où les mouvements vont commencer. Vous me répondrez par le retour de mon courrier, qui va à Flessingue. Vous pourrez, par là, être instruit de la situation de la flottille batave aux 14 et 15 pluviôse. Comme je vais donner ordre à la première partie de se mettre en mouvement, il est convenable que vous en expédiiez les garnisons.

BoNAPARTE.
Comm. par M" la maréchale princesse d'Eckmühl.
(En minute aux Arch. de l'Emp)

7517. — AU GÉNÉRAL SOULT. Paris, l 1 pluviôse an XII (1er février 1804). Citoyen Général Soult, votre lettre du 10 ne me parle point de la quantité d'eau qui entre à chaque marée dans les ports. Je désire beaucoup que ce travail soit fait avec soin et exactitude, et qu'un rapport vous soit fait tous les jours.

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