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7414. — AU CITOYEN CHAPTAL, MINISTRE DE L'INTÉRIEUR. Paris, 30 frimaire an XII (22 décembre 1803). Je vous prie de me faire connaître si vous êtes en mesure de me donner l'état des gardes champêtres par canton, ainsi que l'état des gardes municipaux.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7415. — AU GÉNÉRAL BERTHIER, MINIsTRE DE LA GUERRE. Paris, 30 frimaire an XII (22 décembre 1803). Je vous prie, Citoyen Ministre, de me proposer un projet d'arrêté rédigé d'après ces bases : ll y aura dans chaque bataillon de régiments d'infanterie légère une compagnie appelée compagnie à cheval, ou compagnie d'expédition, ou compagnie de partisans, ou tout autre nom analogue. Cette compagnie sera toujours la troisième du bataillon, en comptant la compagnie de grenadiers pour la première. Elle sera composée d'hommes bien constitués, vigoureux, mais de la plus petite taille. Aucun sous-officier ni soldat ne pourra avoir plus de 4 pieds I l pouces; les officiers ne pourront pas avoir au delà de 5 pieds. Elle sera armée de fusils plus légers que ceux des dragons, et sera exercée au tir. Les officiers et sous-officiers seront armés de carabines rayées. Les hommes de ces compagnies seront exercés à suivre la cavalerie au trot, en se tenant tantôt à la botte du cavalier et tantôt à la queue du cheval, à monter lestement et d'un saut en croupe du cavalier, de manière à pouvoir être ainsi rapidement transportés par la cavalerie. Ces compagnies seront toujours complétées et entretenues sur le pied de guerre. Le nombre d'hommes d'ailleurs entrera dans le complet du régiment. Ces principes une fois adoptés, il restera à former ces compagnies. Tous les sous-officiers et soldats d'infanterie légère qui auraient moins de 4 pieds I l pouces y seraient admis, et il serait fait un appel de 6,000 hommes dans la conscription des années IX, X, XI et XII. Ces hommes seraient pris parmi ceux ayant été exemptés de la conscription par défaut de taille. Faites-moi un projet su ces bases.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7416. — AU GÉNÉRAL BERTHIER. Paris, 30 frimaire an XII (22 décembre 1803). Je désire, Citoyen Ministre, que vous considériez les cuirassiers, les dragons et les hussards comme formant trois armes différentes, et que vous ne me proposiez jamais des officiers de ces corps pour passer d'une arme dans une autre.

BoNAPARTE. Dépôt de la guerre.

74I7. — AU GÉNÉRAL SOULT.
Paris, 30 frimaire an XII (22 décembre 1803).

Citoyen Général Soult, je reçois votre lettre avec le plan d'Étaples. J'aurais voulu qu'on y eût joint le plan de la rade; je le demande à l'amiral. L'événement de la prise d'un bateau canonnier est un malheur. Jusqu'à cette heure, nos pertes ne se sont pas montées au dixième de ce que j'avais calculé; cependant je ne sais comment un petit brick a pu s'emparer de ce bateau, où il y avait 25 hommes et un gros canon.

Je vous prie de me faire connaître si l'atelier de l'artillerie de terre destiné à la réparation des bâtiments destinés à l'artillerie est en train. J'ai ordonné que tous les pontonniers s'y rendissent. Faitesmoi connaître le nombre de bâtiments qu'ils ont déjà installés et le degré d'activité qu'a cet atelier.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7418. — AU CITOYEN MONGE, EN MIssIoN A LIÉGE. Paris, 30 frimaire an XII (22 décembre 1803).

Citoyen Sénateur Monge, nous sommes au 1" nivôse, et vous ne me dites rien. Je ne sais ce que fait Perrier, mais, si je ne m'étais fié que sur sa promesse, je me trouverais étrangement embarrassé. C'est dans les premiers jours de fructidor que je lui ai parlé, et je n'ai pas encore un canon. Je ne puis qu'être peu satisfait de sa conduite, ce n'était point de grands établissements qu'il me fallait, mais des canons au 15 vendémiaire.

Il ne me reste donc plus actuellement qu'à savoir quand se fondra le premier canon, combien j'en aurai au 15 nivôse et aux 1" et 15 pluviôse. Vous sentez que tout ce que j'aurais au delà ne serait probablement pas d'une grande utilité pour mon expédition.

Quant aux chaloupes canonnières, faites qu'on en achève tout de suite trois avant les glaces, puisqu'on n'en peut mener neuf de front, et qu'on les fasse partir pour Anvers avant les glaces.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7419. — AU CITOYEN PORTALIS.
Paris, 30 frimaire an XII (22 décembre 1803).

Écrivez à l'évêque d'Orléans pour lui demander des renseignements sur le nommé Lecocq , et savoir quelle espèce d'homme c'est. Lui dire que je crois Préjean dans l'Ouest; qu'il voie s'il ne peut pas le faire arrêter.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7420. — A L'AMIRAL BRUIX, COMMANDANT LA FL()TT1LLE DE BOULOGNE.

Paris, 30 frimaire an XII (22 décembre 1803).

Citoyen Amiral Bruix, je reçois votre lettre du 28 frimaire, par laquelle vous m'annoncez l'arrivée de six bateaux et de trois péniches et la prise du bateau n° 436; il paraît que l'imbécile de patron qui le commandait ne savait pas faire son point. J'y ai vu avec plaisir que, par l'activité des batteries mobiles, les cinq boots qui s'étaient échoués ont été sauvés. Marmont m'assure qu'il a envoyé soixante ouvriers d'artillerie pour organiser son atelier à Boulogne, et qu'il y dirige un bataillon de 600 hommes, dans lequel se trouvent cent ouvriers et autant de calfats. Il est donc convenable que vous donniez à l'artillerie tous les bâtiments qui doivent lui servir, afin qu'elle ne perde pas un jour à les installer. Faites-moi connaître le nombre de ceux que vous avez donnés, ainsi que l'état des travaux que fera, tous les jours, l'artillerie. Je pense que les boots et bâtiments qui peuvent porter plus de 15 ou 16 chevaux peuvent être sur-le-champ remis à l'artillerie, en ayant soin de garder, pour le service de l'écurie, tous les bâtiments installés, et de donner à l'artillerie tous ceux à installer, vu qu'elle a un grand nombre d'ouvriers et des moyens considérables. Je désirerais avoir le plan des rades d'Étaples, de Wimereux et d'Ambleteuse, et connaître précisément les distances où doivent mouiller les divisions de la flottille qui sont dans ces ports, afin qu'on voie par là le degré de protection que la terre peut leur donner.

Les ordres donnés d'armer les chaloupes en belle ont fait plaisir sur la côte.

Je vous prie de me faire connaître comment le bateau n° 436 a été pris, et s'il a fait la résistance convenable.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

742 l . — AU CITOYEN TALLEVRAND.
Paris, 1er nivôse an XII (23 décembre 1803).

Je vous prie, Citoyen Ministre, de me faire faire un précis des campagnes qui ont eu lieu lors de la guerre de 1790 entre Gustave III et les Russes.

BoNAPARTE.
Archives des affaires étrangères.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7422. — AU CITOYEN MARET, sECRÉTAIRE D'ÉTAT.
Paris, 1er nivôse an XII (23 décembre 1803).

Le Premier Consul prie le Citoyen Maret de faire rechercher dans les archives du Gouvernement tout ce qu'il y aurait de la main de d'Entraigues, et, entre autres choses, les papiers contenus dans le portefeuille que le général Bonaparte a envoyé quelque temps avant le 18 fructidor.

Par ordre du Premier Consul. Archives de l'Empire.

7423. — DÉCISION.
Paris, 2 nivôse an XII (24 décembre 1803).

Rapport du ministre de la guerre sur une note remise au citoyen Reinhard par le ministre de Prusse à Hambourg, demandant le libre passage, par le Ha

Répondre au général Mortier qu'il est d'abord nécessaire de traîner en longueur, jusqu'à ce

novre, des marchandises expédiées de Brême, soit par terre, soit par eau, pour les provinces prussiennes de West

phalie.

Dépôt de la guerre

qu'il ait reçu des ordres du Gouvernement; et d'ailleurs on est trop sage en Prusse pour ne pas sentir que le général Mortier ne peut prendre sur lui une chose de cette nature sans un ordre du cabinet. BoNAPARTE.

7424. — AU CITOYEN REGNIER.
Paris, 3 nivôse an XII (25 décembre 1803).

Je vous renvoie, Citoyen Ministre, votre correspondance de l'Ouest. Écrivez au général Gouvion qu'il faut faire des exemples; que je pense qu'il doit tomber sur au moins une centaine d'individus, car il y avait bien cent coupables. Les chefs doivent être jugés à mort par la commission militaire et exécutés. Les autres, qui n'ont été qu'égarés, quoique d'ailleurs la sévérité des lois les condamne à mort, seront envoyés, par ordre de la commission, à Luxembourg, pour être employés aux travaux. L'humanité et la sûreté publique veulent qu'il y ait des exemples.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7425. — AU GÉNÉRAL PINO, COMMANDANT LA DIV1SION ITALIENNE A SAINT-OMER. Paris, 3 nivôse an XII (25 décembre 1803). Citoyen Pino, Général de division, j'ai pris une grande part au malheur qui vous est arrivé; tranquillisez-vous. Vous avez tout le temps de vous guérir, et songez que tous les mouvements que vous ferez pour marcher par impatience retarderont votre guérison de quinze jours. J'imagine que vous avez appelé de Lyon ou Genève un bon chirurgien. Le général Teulié prendra le commandement de la division jusqu'à ce que vous soyez guéri. Tâchez de l'être dans pluviôse.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7426. — AU GÉNÉRAL TEULIÉ.
Paris, 3 nivôse an XII (25 décembre 1803).

Citoyen Teulié, Général commandant la division italienne faisant partie du camp de réserve, j'ai reçu votre lettre du 1" nivôse. J'ai appris avec plaisir que vous êtes satisfait de la conduite de la division.

Les troupes italiennes doivent l'exemple du bon ordre, afin de ne donner aucun prétexte à la malveillance et soutenir l'honneur du nom italien.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire

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