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par le général Fénerolz. Avant son arrivée, elle enverra demander des ordres au général Gouvion, et, si elle n'en reçoit pas au moment de son arrivée, elle prendra des renseignements des officiers de gendarmerie qui se trouvent à Montaigu et du sous-préfet de Montaigu, et se mettra à la poursuite des rassemblements armés. La troisième colonne se rendra à Machecoul. Elle sera commandée par un des généraux de brigade qui se trouvera à portée, ou par le général de brigade Valory, s'il est encore à Nantes. Si tout est tranquille dans cet arrondissement, cette troisième colonne continuera sa marche jusqu'à Challans, et préviendra de son mouvement le général Paulet, qui se trouvera aux Sables ou à Palluau; elle prendra les ordres de ce général de brigade, mais sera toujours sous les ordres supérieurs du général Gouvion. Vous préviendrez le général commandant la division et l'ordonnateur de cette division de prendre toutes les mesures pour que les vivres ne manquent point aux troupes. Il leur sera accordé les vivres de campagne, et, en attendant, pour se procurer de la viande, une indemnité. Vous préviendrez le général de la division de donner l'instruction aux commandants de ces trois colonnes de se diviser par escadron, moitié à cheval et moitié à pied, afin de pouvoir faire vivre facilement les chevaux, et d'avoir soin de joindre à chaque détachement des officiers ou sous-officiers de gendarmerie connaissant bien le pays. Vous recommanderez la plus sévère discipline. Vous préviendrez le général Gouvion des mouvements. Les dragons ont l'avantage de servir à pied et à cheval. Ils sont tous armés de bons fusils. Comme il est inutile de s'embarrasser de caissons, il faut faire prendre à chaque dragon des cartouches de réserve à Nantes. Les 3" et 4" escadrons des I", 14° et 20° régiments de dragons resteront jusqu'à nouvel ordre dans leurs cantonnements actuels. Faites partir de Paris un des adjudants commandants attachés à votre ministère, pour faire les fonctions de chef d'état-major auprès du général Gouvion. Il emmènera avec lui quatre adjoints à l'étatmajor. Faites connaître au général Dumuy que, sa présence étant nécessaire à Nantes, l'état de situation de toutes les troupes de sa division doit être envoyé au général Gouvion, et que l'ordonnateur de la division doit se rendre près de ce général pour assurer le service. Prévenez le général Gouvion que j'espère que ce renfort de I,500 hommes lui sera suffisant, et qu'il fera une bonne çhasse à ces brigands; qu'il doit tenir note des chefs surtout, pour ne faire grâce à aucun , qu'enfin il y a sous ses ordres le général Dufresse, qui tiendra en respect le département des Deux-Sèvres, le général Girardon, commandant le département de Maine-et-Loire et environs, le général Paulet, le général Fénerolz, le chef de brigade Reynaud, et, si même il se trouve en avoir besoin, le général Lacoste, qui est sur la côte; que les généraux Paulet et Lacoste ont un certain nombre de pièces attelées ; que d'ailleurs, si cela devient nécessaire, il peut faire appeler le directeur d'artillerie qui est à Nantes; qu'il doit tâcher cependant, autant que possible, de ne pas dégarnir la côte et y laisser les batteries mobiles et les détachements que j'y ai établis pour protéger le passage de la flottille. Mettez à la disposition du général Gouvion, pour assurer le service, 50,000 francs en or; 30,000 francs seront destinés à pourvoir à la gratification de la troupe, et 20,000 pour frais de transport, de courriers et d'espionnage. Sur cette somme, il donnera l,000 francs à chaque commandant de colonne d'éclaireurs. . Mon opinion est qu'il ne faut laisser nulle part de garnison, mais faire de toutes les forces quatre corps sous les ordres, chaque corps, d'un général de brigade, indépendamment des corps des généraux Girardon et Dufresse ; que chacun de ces corps doit être partagé en trois autres, chacun de 150 à 200 hommes, infanterie, cavalerie et gendarmerie comprises. Soutenus par l'espionnage et continuellement en mouvement, ces corps doivent parvenir à étouffer la révolte dès sa naissance. Je désire que le courrier porteur des ordres pour les mouvements des dragons, et l'instruction pour le général et l'ordonnateur de la division à Nantes, partent cette nuit. L'argent et l'instruction pour le général Gouvion pourront ne partir que demain à quatre heures après midi. Vous me ferez demander, avant leur départ, s'il n'y a point de nouveaux ordres. Je vous prie de demander par le retour du courrier la situation de la division du général Dumuy et le lieu où se trouve chaque corps.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7380. — AU CITOYEN REGNIER, GRAND JUGE, MINIsTRE D E LA JUsT I C E. Paris, 21 frimaire an XII (13 décembre 1803). Je vous prie, Citoyen Ministre, d'écrire au préfet de Maine-et-Loire que j'ai vu les rapports qui ont été faits; que j'ai la plus grande confiance dans le chef de légion Noireau; que j'ai la plus grande confiance dans le général Girardon, et dans lui, préfet; qu'on voit tout ici de sang-froid; que tous ces agents lui rendent justice, et qu'il doit à son tour leur rendre la justice qui leur est due, et vivre bien

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7381. — AU ClTOYEN REGNIER.
Paris, 21 frimaire an XII (13 décembre 1803).

Je vous renvoie les différentes pièces de votre correspondance. Faites connaître au général Gouvion que le ministre de la guerre a dû lui envoyer de l'argent pour le seconder; que deux compagnies d'élite ont eu ordre de partir du Mans pour se rendre à Montaigu, ainsi que les colonnes d'éclaireurs du général Devaux, qui est parti de Laval, et les trois régiments de dragons qui se trouvent à Redon, sous les ordres du général Fénerolz; que ces trois corps lui présentent un total de 1,200 hommes, dont 400 à pied et 800 à cheval, tous armés de bons fusils, qui, moyennant 500 hommes d'infanterie légère qui y seront joints, seront partagés en trois colonnes d'éclaireurs ; qu'il est donc nécessaire qu'il se rende dans la Vendée et la Loire-Inférieure, afin de donner à tout cela le mouvement et l'organisation convenables; que j'attends d'apprendre que la commission militaire a fait justice de quelques chefs; que ma confiance repose en lui pour être bientôt instruit que la tranquillité est rétablie.

ll paraît que les communes de Saint-Hilaire et Sallertaine ont des correspondances avec les ennemis, puisqu'elles ont fait des signaux auxquels les Anglais ont répondu. Envoyez-y des hommes adroits,

pour savoir quels sont ces correspondants.
- BoNAPARTE.
Archives de l'Empire.

7382. — AU GÉNÉRAL BERTHIER, MINIsTRE DE LA GUERRE. Paris, 21 frimaire an XII (13 décembre 1803).

D'après l'état de situation de la force actuelle de l'artillerie, Citoyen Ministre, je reste convaincu que le 1" régiment ne peut fournir que huit compagnies à la grande armée; que le 5° ne peut en fournir que dix, et le 7°, huit. Il sera donc nécessaire de prendre quatre compagnies du 3° et quatre du 6°, ce qui fera trente-quatre compagnies. Mon intention est que chaque compagnie soit portée au grand complet de guerre, c'est-à-dire à 100 hommes; et, à cet effet, on prendra tous les hommes disponibles dans le reste des régiments. Je me suis convaincu également que le 2° régiment d'artillerie à cheval ne peut fournir que deux compagnies, et les 5° et 6°, deux. Pour compléter les huit compagnies, vous en ferez fournir deux par le 4° régiment. Ces huit compagnies seront également portées à 100 hommes, ce qui fera 800 hommes; ainsi le total de l'artillerie sera donc de 4,200 hommes. Le 5° régiment fournira également deux compagnies au camp de Saintes, et le 6° régiment en fournira aussi quatre au camp de Brest. Les compagnies qui resteront en France, de ces régiments, se trouveront par là extrêmement affaiblies; mais mon intention étant de faire, en ventôse, un appel de 20,000 hommes de la réserve, sur ces 20,000 hommes, 4,000 seront destinés au complément des régiments d'artillerie. Je désire également avoir 3,500 hommes du train d'artillerie à la grande expédition. A cet effet, il serait convenable d'envoyer à Douai les trois compagnies du 8° bis du train, qui est à Rennes. Les deux compagnies du 4° régiment à cheval qui partiront de Turin pourront partir à pied et sans chevaux, et les chevaux serviront à monter le reste du régiment. Il est également nécessaire de donner à l'artillerie à cheval une paire de guêtres et une capote, devant faire longtemps le service à pied. BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

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7383. — AU GÉNÉRAL SOULT. Paris, 21 frimaire an XII (13 décembre 1803). Citoyen Général Soult, le service se fait mal sur la côte de Calais. Un navire anglais, qui s'est perdu à deux lieues de cette place, a fait côte sans être aperçu ; l'équipage s'est jeté à terre et est arrivé à Calais sans qu'on en sût rien. Prenez des mesures pour que le service se fasse avec plus d'activité et de vigilance.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7384. — AU CONTRE-AMIRAL DECRÈS, MINISTRE DE LA MARINE ET DES COLONIES. Paris, 21 frimaire an XII (13 décembre 1803). Ordonnez, Citoyen Ministre, au contre-amiral Villeneuve de faire

éprouver les mortiers à plaque, de fer et de bronze, qui sont à l'île d'Aix et à la batterie des Saumonards, ainsi que les mortiers à la Gomer; mais, à cet effet, d'assister lui-même à ces épreuves, et de s'assurer lui-même que les mortiers sont placés sur 43 degrés, et que la poudre est pressée avec la main à mesure qu'elle y est placée, et que la chambre est tellement pleine qu'elle doit un peu déborder ; alors les mortiers à la Gomer doivent aller bien près du Boyard, puisqu'il n'y a que 1,530 toises. Les mortiers à plaque devraient dépasser le Boyard d'au moins 300 toises, et les mortiers à plaque des Saumonards devraient dépasser beaucoup le banc du Boyard.

Je ne vois pas pourquoi vous avez défendu, par votre lettre du 17 frimaire, qu'on armât les péniches des différents ports. Ce sont les caïques que les grosses pièces de 24 écrasent, et rendent peu propres à cette longue traversée; il n'en est pas de même pour les péniches.

Relativement à la dépêche du 15 frimaire, du général Ganteaume, il faut attendre, avant de lui répondre, le retour du courrier que je lui ai expédié il y a plusieurs jours.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7385. — A L'AMIRAL BRUIX. Paris, 22 frimaire an XII (14 décembre 1803). Citoyen Amiral Bruix, je reçois vos lettres du 21. Je vois avec grand plaisir que plusieurs divisions vous arrivent. Le naufrage du bateau le 106 me fait d'autant plus de peine que nous perdons bien des braves gens. C'est sans doute le même vent qui nous a livré une frégate anglaise près Réville, au-dessus de la Hougue; elle a amené son pavillon, et 80 bateaux de Terre-Neuve se trouvaient là mouillés, dans la baie de Saint-Waast, pour amener leur conquête à la Hougue. Presque tous les bâtiments qui étaient en construction à Paris et à Compiègne sont à l'eau et partent pour le Havre, ce qui nous mettra à même de diriger tous les ouvriers qui y travaillaient sur Boulogne et Calais. Une compagnie de 100 ouvriers doit déjà même être partie.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7386. — AU CITOYEN CHAPTAL, MINIsTRE DE L'INTÉRIEUR. Paris, 24 frimaire an XII (16 décembre 1803).

Je vous prie, Citoyen Ministre, de me faire connaître la situation des fabriques de Chollet et autres communes environnantes dans la

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