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dans les points où mouilleront ces bâtiments, ils y seront en sûreté contre les attaques de l'ennemi.

A BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7365. — AU CONTRE-AMIRAL VER HUELL. Paris, 16 frimaire an XII (8 décembre 1803). Monsieur le Contre-Amiral Ver Huell, je reçois votre lettre du 12. L'armement des chaloupes canonnières dont vous m'envoyez la note ne convient pas. N'oubliez pas que ce sont des pièces de 24 que je veux sur ces bateaux, mais même sur les bateaux plats. C'est là le principal de tout : d'abord parce que je veux avoir un grand nombre de canons d'un calibre supérieur aux frégates, ensuite parce qu'il sera possible que nous nous servions de boulets creux, et que tous ceux que nous avons sont du calibre de 24. Faites donc, sans délai, changer cette artillerie. Je retarderai exprès mon voyage de dix jours, afin de voir quelque chose à Flessingue. Je vous prie de me faire connaître l'état de situation de ce qu'il y aura à Flessingue le 25 frimaire. Les observations sur les chaloupes canonnières que je sacrifie sont très-vraies, mais je vous ai laissé le maître ; ainsi, si la République peut fournir trois divisions au lieu de deux, ne faites point usage de l'autorisation que je vous ai donnée. Apprenez-moi si l'on a commencé à installer des bateaux comme ils doivent l'être; il m'a été ici communiqué par le cabinet des observations sur l'installation des bateaux de la flottille, qui ne m'ont point paru fondées. Apprenez-moi donc aussi que vous avez chassé votre fièvre.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7366. — AU CITOYEN PORTALIS, coxsEILLER D'ÉTAT, CHARGÉ DE ToUTES LES AFFAIRES CONCERNANT LES CULTEs. Paris, 16 frimaire an XII (8 décembre 1803). Citoyen Portalis, Conseiller d'État, il y a des mouvements dans la Vendée. Je suis étonné de n'avoir pas de nouvelles de l'évêque d'Orléans. Il paraît cependant qu'à la tête de ce mouvement sont Forestier et plusieurs autres individus qui avaient confiance en lui.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7367. — AU GÉNÉRAL BERTHIER, MINIsTRE DE LA GUERRE. Paris, 16 frimaire an XII (8 décembre 1803 ). Il est indispensable, Citoyen Ministre, que vous fassiez connaître au général Mortier qu'il fasse former un compte de tout ce qu'a fourni le pays de Hanovre, soit en argent, soit en denrées, ainsi que de l'emploi qui en a été fait. Par le compte qui est rendu par le ministre du trésor public, il paraîtrait qu'il n'a été versé que trois millions en argent dans la caisse du payeur. On assure que la solde est arriérée.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7368. — AU GÉNÉRAL BERTHIER.
Paris, 16 frimaire an XII (8 décembre 1803).

La nouvelle donnée, Citoyen Ministre, par le général Dumuy ne s'est pas confirmée; il n'est pas vrai qu'un maréchal de logis de gendarmerie ait été tué à la Mothe-Achard.

Recommandez au général Dumuy de ne pas trop disséminer ses troupes, et de réunir, sous le commandement d'un général de brigade qui prendra pour ses mouvements des ordres du général de division Gouvion, deux colonnes composées chacune de 25 gendarmes, de 25 hommes de cavalerie et de 100 hommes d'infanterie.

Il en placera une à Saint-Jean et à Saint-Étienne sur la route des Sables, et l'autre à l'Ardrère sur la route de Montaigu.

Donnez ordre au général Paulet de former dans l'intérieur trois petites colonnes, chacune de 100 hommes, partie gendarmerie, partie cavalerie et partie infanterie; d'en donner le commandement à des officiers supérieurs très-actifs et intelligents, et de prendre des ordres, pour tous les mouvements combinés, du général Gouvion.

Prévenez le général Gouvion de ces nouvelles dispositions, et faites-lui connaître que je suis surpris de n'avoir pas encore de ses nouvelles, et de ne pas apprendre que les brigands sont balayés et que quelques sévères punitions ont rétabli la tranquillité.

Envoyez ces dépêches par un des officiers attachés à votre ministère, qui parcourra lui-même les départements de la Vendée, de la Mayenne, de Maine-et-Loire et de la Charente, vous rapportera des états de situation de toutes les troupes, et verra par ses yeux ce dont il est question.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7369. — AU CITOYEN REGNIER, GRAND JUG E, MINISTRE DE LA JUSTIC E.

Paris, 17 frimaire an XII (9 décembre 1803).

Donnez des ordres à Besançon pour que Bourmont soit mis au secret. Qu'on interroge la femme de Bourmont sur l'étranger qui est venu la voir il y a un mois. Lui faire connaître que le résultat de son interrogatoire peut avoir des conséquences, et qu'elle doit dire la vérité d'une manière claire.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7370. — DÉCISION.
Paris, 19 frimaire an XII (11 décembre 1803).

Rapport sur un discours contre l'in- Renvoyé au ministre de l'intéstitution des lycées, prononcé par le rieur, pour savoir quelles sont

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trale de Maine-et-Loire. tantes. Il serait peut-être convenable de les supprimer le plus tôt possible, pour finir cette lutte.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7371, — AU GÉNÉRAL DAvoUT.
Paris, 19 frimaire an XII (11 décembre 1803).

Citoyen Général Davout, vous m'annoncez dans votre dernière lettre qu'il est arrivé de Flessingue des boots qui ont relâché à Ostende. Ces boots sont destinés pour Boulogne, où il est nécessaire de les faire passer le plus tôt possible. Rendez-moi compte si les bâtiments de la flottille qui étaient à Gand et sur les canaux sont arrivés à Ostende ; il est urgent qu'on ne perde pas de temps, car les gelées pourraient venir.

BoNAPARTE. Comm. par Mo° la maréchale princesse d'Eckmühl.

7372. A L'AMIRAL BRUIX.
Paris, 19 frimaire an XII (11 décembre 1803).

Citoyen Amiral Bruix, je reçois votre lettre du 18. J'ai jugé à propos de charger des détails de la flottille de transport un homme actif", qui puisse à chaque instant rendre compte de la situation de cette flottille, veiller à son chargement et à sa distribution entre les différents services. Les instructions du ministre de la guerre vous auront fait voir que ce dont j'ai surtout besoin sont des écuries. Vous devez avoir une trentaine de bâtiments de transport à Boulogne. Mettez à la disposition de l'artillerie ceux qui ne sont pas aménagés, et veillez à ce qu'elle y établisse les ateliers pour réparer elle-même lesdites écuries. Il serait temps de pousser les travaux de Calais et des entrepreneurs de Boulogne avec un peu plus d'activité. Je désirerais que les choses fussent arrangées de manière qu'on pût avoir la certitude que tous ces bâtiments fussent armés dans le courant de nivôse. L'amiral Ver Huell me mande de la Haye que, sur les 46 boots que j'ai fait acheter, 26 ont été expédiés pour Boulogne. Ils relâcheront sans doute à Ostende. Donnez ordre dans ce port qu'on les fasse filer sans retard. J'ai ordonné à cet amiral de nous acheter une centaine de chaloupes baleinières. Ce sont des chaloupes de 30 pieds de long sur 7 de large, très-pointues et extrêmement légères. Elles arment 24 avirons et vont très-vite. L'amiral Ver Huell pense que les chaloupes canonnières pourraient même les tirer à bord dans un gros temps, tant elles sont légères. Il en a, je crois, déjà acheté une vingtaine qu'il va expédier. Je vous prie de me faire connaître ce que vous pensez de ces bateaux. Si l'on pouvait en affecter un à chaque chaloupe canonnière, les péniches seraient alors disponibles, et on s'en servirait comme bâtiments de guerre. Je vois qu'il ne vous est pas encore arrivé de bateaux de TerreNeuve; il y en a cependant, je crois, plus de 200 en route. BoNAPARTE.

Je désire que vous fassiez remplir les états ci-joints, et que vous m'en envoyiez tous les samedis. Mettez-y les noms des commandants de chaque division et section jusqu'au grade d'enseigne de vaisseau. 7373. — AU CONTRE-AMIRAL VER HUELL. Paris, 19 frimaire an XII (11 décembre 1803). Citoyen Amiral Ver Huell, je reçois votre lettre du 15 frimaire. D'après la description que vous me faites de ces chaloupes baleinières, je pense qu'elles nous seront fort utiles. Faites-moi connaître la quantité que vous pourriez vous procurer d'ici au 10 nivôse, et le prix dont elles sont, l'une portant l'autre. Je vous prie aussi de m'envoyer un plan de ces bateaux. Mais vous pouvez toujours procéder à l'achat d'une centaine. Pressez votre armement et la nouvelle installation de vos bateaux, afin qu'au l" nivôse je trouve la division de 27 chaloupes canonnières, les quatre divisions de bateaux canonniers, formant 108, la division d'écuries, la division de transports, dans le meilleur état, ainsi que je l'ai demandé. Le citoyen Forfait, inspecteur général de la flottille, que je viens de voir, m'a parlé des chaloupes baleinières. Il pense qu'elles nous seront fort utiles, et que nous ne saurions en avoir trop, surtout si le prix est raisonnable. Dans tous les cas, je ne vois pas d'inconvénient à en faire acheter sur-le-champ une centaine.

Archives de l'Empire.

1 Le général Combis.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7374. — AU ClTOYEN CHAPTAL , MINIsTRE DE L'INTÉRIEUR. Paris, 20 frimaire an XII (12 décembre 1803).

Je désire, Citoyen Ministre, que vous regardiez comme une des fonctions les plus importantes de votre ministère de recueillir, sur les candidats présentés pour le Sénat et le Corps législatif, des renseignements sur leur probité, leur fortune , talents et opinion politique, et que vous me remettiez ces notes en même temps que la liste des présentations, afin que je puisse intervenir toutes les fois qu'il serait présenté des personnes ayant de mauvais principes et peu

considérées. BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7375. — AU CITOYEN TALLEYRAND, MINISTRE DEs RELATIoNs ExTÉRIEUREs. Paris, 20 frimaire an XII (12 décembre 1803). Je désire, Citoyen Ministre, que vous écriviez à M. de Bunau et au citoyen La Rochefoucauld de demander que M. d'Entraigues soit

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