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obtenu des indemnités, recevront un acte passé par-devant notaire, par lequel le ministre des finances leur cédera et transportera, au nom de la République, la propriété d'une quantité de biens représentant le capital de l'indemnité qui aura été accordée à chacun d'eux.

ART. 6. — Le ministre de la guerre et le ministre des finances

sont chargés de l'exécution du présent arrêté. BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7148. — DÉCISION. Paris, 8 vendémiaire an XII (1er octobre 1803). Rapport sur des emprunts de guerre Le ministre de la guerre leur faits en Egypte, et dont le payement fera donner à chacun 3,000 fr. est réclamé par des capitaines grecs. l faisant it 'il en leur laisant connaitre qu ils n'ont aucun droit à une liquidation, et qu'ils aient à quitter sur-le-champ Paris. Archives de l'Empire. BoNAPARTE.

7149. — DÉCISION. Paris, 8 vendémiaire an XII (ler octobre 1803). Le ministre directeur de l'adminis- Cela est l'inverse de ce que tration de la guerre soumet au Premier j'avais désiré; car le grand défaut Consul un projet d'arrêté portant or- de notre organisation est de ne ganisation des hôpitaux militaires et du ". service de santé. voir l'armée qu'en temps de paix, tandis que c'est toujours en temps de guerre qu'il la faut voir. ll me paraît donc convenable d'attacher les officiers de santé aux corps, en décidant que, partout où seraient les corps, les officiers de santé les soigneraient à l'hôpital. Archives de l'Empire. BoNAPARTE.

7150. — A L'AMIRAL BRUIX, COMMANDANT LA FLOTTILLE DE BOULOGNE. Paris, 8 vendémiaire an XII (1er octobre 1803). Citoyen Amiral Bruix, je vous fais mon compliment sur le bon résultat de votre voyage. Ces deux petits engagements et leur issue sont un véritable succès. Votre lettre de Dunkerque, du 5 messidor, m'a prouvé que vous aviez tout prévu, que tout était le résultat de vos combinaisons, et vous voyez que tout a réussi. Il doit y avoir à Dunkerque encore deux divisions prêtes à partir ; faites-nous-les arriver de même. Dans ce moment, on ne pourrait point vous donner de canons de 24 pour la prame qui est à Calais. Faites-la armer de canons de 18, car je préfère conserver les pièces de 24 pour les bateaux canonniers. La division qui est en relâche à Fécamp, celles du Havre, de Granville, de Saint-Malo et de Brest, qui sont en mouvement, ne devront pas tarder à vous arriver. On a établi à Ostende un payeur, comme vous le désiriez. J'ai été fort surpris d'apprendre que la solde de la flottille était arriérée. J'ai donné des ordres pour qu'elle fût acquittée sans délai.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

715 l. — AU CITOYEN REGNIER,
GRAND JUGE , MINISTRE D E LA JUSTICE.
Paris, 10 vendémiaire an XII (3 octobre 1803).

Je désire que vous fassiez arrêter, Citoyen Ministre, les nommés Lapommeraye et Montfort, anciens militaires, demeurant près de l'Odéon. Lapommeraye est un chouan amnistié qui a servi dans l'armée de Condé. Faites saisir en même temps leurs papiers. Faites-les interroger séparément, au secret, sur ce qu'ils vont faire et sur les personnes qu'ils voient chez une dame Grolier, demeurant rue Saint-Honoré, vis-à-vis la caserne de la Garde, et chez une dame Marcorelle.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7152. AU CITOYEN REGNIER.
Paris, 10 vendémiaire an XII (3 octobre 1803).

Je suis instruit, Citoyen Ministre, que madame de Staël est arrivée à Maffliers, près Beaumont-sur-Oise. Faites-lui connaître, par le moyen d'un de ses habitués et sans causer d'éclat, que si, le 15 vendémiaire, elle se trouve là, elle sera reconduite à la frontière par la gendarmerie. L'arrivée de cette femme, comme celle d'un oiseau de mauvais augure, a toujours été le signal de quelque trouble. Mon intention n'est pas qu'elle reste en France.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7153. — AU CITOYEN CRETET,
CoNsEILLER D'ÉTAT, CHARGÉ DEs PoNTs ET CHAUssÉEs.
Paris, 10 vendémiaire an XII (3 octobre 1803).

Je vous envoie une lettre confidentielle du citoyen Forfait, et dont vous prendrez seul connaissance. Son objet me paraît d'une telle importance que je désire que vous en confériez avec le citoyen Cachin, sans lui laisser soupçonner d'où viennent ces observations. S'il reste des doutes, vous vous rendrez vous-même sur les lieux, afin d'être bien sûr que la direction qu'on donne aux travaux de Cherbourg est celle qu'ils doivent avoir.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7154. — AU GÉNÉRAL BERTHIER, MINISTRE DE LA GUERRE. Paris, 10 vendémiaire an XII (3 octobre 1803).

Je vous prie, Citoyen Ministre, de faire connaître au général , Chasseloup que je n'ai pas approuvé l'idée de transférer à Casal le lycée d'Alexandrie. Des raisons de politique, faciles à saisir, me font désirer de voir ce lycée dans une place de guerre. Il faut d'ailleurs s'attacher les habitants d'Alexandrie et en franciser le plus possible la population. Du reste, je conçois facilement qu'il est bon d'avoir à Casal et à Valence des casernes pour y loger les troupes, et même y tenir en cantonnement une espèce d'armée; mais je me refuse au système des petites places sur le Pô.

J'approuve donc qu'on dispose des casernes à Casal et à Valence pour le logement des troupes; mais c'est à Alexandrie qu'il faut tout faire, tout à Alexandrie. On n'y travaille pas assez; les travaux n'avanceront pas cet hiver; cependant l'hiver est la saison la plus favorable dans le climat du Piémont.

BONAPARTE.
Archives de l'Empire.

7155. — AU CONTRE-AMIRAL DECRÈS,
MINISTRE DE LA MARlNE ET DES C0L0NIES.
Saint-Cloud, 10 vendémiaire an XII (3 octobre 1803).

Je désire, Citoyen Ministre,

1° Que vous fassiez mâter à Paris une chaloupe canonnière, comme le sont les corvettes de pêche d'Ostende;

2° Que vous fassiez installer un bateau canonnier pour servir d'écurie, et de manière à pouvoir porter seize à vingt chevaux ;

3° Que vous fassiez finir une caïque en dix jours ; 4° Que vous fassiez mâter quatre péniches de quatre manières différentes, en se servant des différentes mâtures et voilures en usage sur les différents points des côtes de l'Océan ; 5° Que vous fassiez faire, dans le plus court délai, un modèle d'affût à coulisse et châssis pour pièces de 4 de campagne en bronze ; 6° Que vous en fassiez faire pour des obusiers de 6 pouces, pour des obusiers de 8 pouces et pour des pièces de 8 de campagne; des affûts à châssis et coulisse ; 7° Que l'on installe les deux péniches qui sont à Paris, une avec deux pièces de 4 et une avec un obusier de 6 pouces et un petit obusier de 4 pouces 6 lignes (que vous appelez de 12) ; 8° Que l'on installe une chaloupe canonnière avec deux obusiers de 8 pouces sur le travers; une avec deux pièces de 8, et une troisième avec deux caronades anglaises de 36. Il faudrait que toutes ces installations fussent faites dans le plus court délai, afin de savoir à quoi nous en tenir, et pouvoir mettre sur-le-champ en construction un grand nombre d'affûts à coulisse de pièces de 4, de pièces de 8 et d'obusiers de 8 pouces, et d'être sûrs enfin de pouvoir armer toutes nos péniches. La flottille doit avoir 700 péniches, ce qui suppose l,400 pièces ou obusiers; nous devons avoir plus de 300 chaloupes canonnières, ce qui suppose plus de 600 caronades ou pièces : ce qui fait 2,000 caronades ou pièces. Il nous sera facile d'y pourvoir, si nous nous servons indistinctement de pièces de 4, de pièces de 8, de caronades de 4 pouces 6 lignes (que vous connaissez sous le nom de caronades de 12), et d'obusiers de 6 pouces et de 8 pouces, que nous avons en grande quantité; mais il devient urgent d'arrêter les modèles, pour mettre en construction cette grande quantité d'affûts. Nous devons avoir dans la flottille 3 à 400 demi-péniches. On pourrait placer sur chacune, ou un obusier de 4 pouces 6 lignes, ou une pièce de 3. La terre pourra aisément vous procurer 300 de ces pièces de 3 en bronze, de montagne ou autrichiennes, qui ne pèseront que 2 ou 300 livres, c'est-à-dire moitié du poids des pièces de 4, et très-courtes.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7156. — AU CITOYEN REGNIER ,
GRAND JUGE, MINISTRE DE LA JUSTICE.
Saint-Cloud, 11 vendémiaire an XII (4 octobre 1803).

Je vous envoie, Citoyen Ministre, une lettre qui donne des renseignements conformes à d'autres que j'ai déjà reçus sur Lyon, où il paraît qu'il y a un grand nombre de fous tenant encore à la secte des convulsionnaires et des flagellants. Je désire que, sans nommer l'individu qui m'écrit cette lettre, vous ordonniez au commissaire de police de faire suivre les individus dont il est question, et de se concerter avec le commandant de la gendarmerie pour faire arrêter ces prêtres et sectaires un jour qu'ils seront rassemblés, et leur faire subir un interrogatoire séparément, afin de parvenir à découvrir et à déraciner ce brigandage.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7157. — AU GÉNÉRAL BERTHIER, MINIsTRE DE LA GUERRE. Saint-Cloud, 11 vendémiaire an XII (4 octobre 1803).

Vous donnerez l'ordre, Citoyen Ministre, au général de brigade Sebastiani de se rendre dans le département du Morbihan, pour y prendre le commandement des côtes depuis Brest jusqu'à l'embouchure de la Vilaine. Il sera sans cesse sur les côtes, faisant faire l'exercice chaque jour à deux ou trois batteries, et exerçant les canonniers garde-côtes. Il aura tout le l" régiment de hussards, savoir : trois escadrons à 200 hommes à cheval, qu'il répartira sur les points les plus importants de cette côte. Le 4° escadron et le dépôt de ce régiment resteront à Pontivy. Il aura de plus trois compagnies du 7° régiment de chasseurs, avec lesquelles il garnira la partie des côtes du Finistère qui est sous son inspection. Sa mission aura là un double but : le premier, de surveiller les côtes et de tendre des piéges aux Anglais qui voudraient les piller; de surveiller tous les hommes suspects qui rôdent sur ces côtes et correspondent avec les Anglais; le second, de protéger le passage de la flottille, de se rendre en personne et de réunir sur-le-champ une grande force de cavalerie sur tous les points où des bâtiments de la flottille relâcheraient. Il aura à sa disposition deux pièces de 4, deux pièces de 8, deux pièces de 12 et deux obusiers, attelés, avec approvisionnement, et servis par une compagnie du régiment d'artillerie qui est à Rennes.

Ce général correspondra avec le général qui est à Rennes, les préfets maritimes de Brest, de Lorient, de Rochefort, pour être instruit

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