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Le ministre enverra en même temps à chaque sous-préfet l'état de ces hommes, et leur fera connaître qu'ils seront personnellement · responsables. Il l'enverra également au premier inspecteur, qui l'adressera aux capitaines pour faire arrêter ces hommes; il annoncera qu'il y aura 12 francs de gratification pour chaque déserteur ou conscrit livré au corps.

BoNAPARTE. Archives de l'Empire.

7304. — ARRÊTÉ. Paris, 1er frimaire an XII (23 novembre 1803). ARTICLE 1". — Les Anglais prisonniers de guerre seront renfermés dans la ville de Verdun, dans le château de Bitche et dans les citadelles de Charlemont et de Valenciennes. ART. 2. — Un général de brigade de gendarmerie sera chargé du commandement de la ville de Verdun, et de la police et de la surveillance spéciales des prisonniers anglais. Un chef d'escadron de gendarmerie sera chargé de la surveillance des dépôts des prisonniers anglais au château de Bitche et dans les citadelles de Charlemont et de Valenciennes. ART. 3. — Il sera pris, dans les réserves des légions de gendarmerie, des brigades, à raison d'une brigade pour cinquante prisonniers, lesquelles seront placées dans la ville de Verdun, le château de Bitche et les citadelles de Charlemont et de Valenciennes, et aux environs de ces places, qui seront néanmoins pourvues des garnisons nécessaires. ART. 4. — Seront réunis : Dans la ville de Verdun, les prisonniers anglais d'un âge avancé ou ayant avec eux des femmes et des enfants, et ceux qui sont revêtus de grades ; Dans le château de Bitche, ceux qui ont donné lieu à des plaintes sur leur conduite relative à leur détention , Dans les citadelles de Charlemont et de Valenciennes, tous ceux qui sont matelots ou soldats. ART. 5. — Aucun Anglais ne pourra résider à Paris ou à une distance moindre de trente lieues de cette ville. Ceux qui, sous quelque prétexte que ce soit, se trouveront à une distance moindre de dix lieues des côtes, seront arrêtés et traités comme prévenus d'espionnage. Ceux qui seront trouvés à une distance moindre de dix lieues des frontières de terre seront considérés comme ayant voulu s'échapper, et traités en conséquence.

ART. 6. — Le ministre de la guerre est seul chargé de l'exécution

du présent arrêté.
BONAPARTE.
Archives de l'Empire.
7305. — AU GÉNÉRAL DEJEAN,
MINIsTRE DIRECTEUR DE L'ADMINISTRATIoN DE LA GUERRE.
Paris. 1er frimaire an XII (23 novembre 1803).

Je désire, Citoyen Ministre, que vous fassiez donner une paire de sabots, en forme de gratification, à chaque soldat des camps de SaintOmer, Compiègne et Montreuil. Faites toucher aux corps la somme nécessaire pour cela, ou bien chargez-en l'ordonnateur de l'armée.

BoNAPARTE.
Dépôt de la guerre.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7306. — AU GÉNÉRAL DAVOUT, coMMANDANT LE CAMP DE BRUGEs. Paris, 1er frimaire an XII (23 novembre 1803).

Citoyen Général Davout, je reçois votre lettre du 27 brumaire, par laquelle vous me rendez compte de l'arrestation du nommé Bulow. Au lieu de le retenir dans une maison particulière, il faut le mettre au secret, en prison; nommer une commission de cinq officiers pour le juger dans les vingt-quatre heures comme espion, et le faire fusiller. Cet exemple est nécessaire; nos côtes sont inondées de ces misérables.

Je donne l'ordre au ministre de la guerre de tenir 50,000 francs à votre disposition.

Faites-moi connaître si les cinquante boots achetés en Hollande sont arrivés à Flessingue.

BoNAPARTE.
Comm. par M"° la maréchale princesse d'Eckmühl.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7307. — AU GÉNÉRAL SOULT, C O MMAND ANT L E C AMP D E S A IN T - O M E R. Paris, 1er frimaire an XII (23 novembre 1803). Citoyen Général Soult, j'ai reçu vos dernières lettres. J'ordonne au ministre Dejean de vous autoriser à vous procurer une paire de sabots pour chaque soldat. L'ordonnateur de votre division est chargé de s'en procurer.

BONAPARTE , Archives de l'Empire.

7308. — AU GÉNÉRAL RAPP, AIDE DE CAMP DU PREMIER coNsUL. Paris, 1er frimaire an XII (23 novembre 1803). Vous voudrez bien vous rendre à Toulon. Vous remettrez la lettre ci-jointe au général Ganteaume; vous y prendrez connaissance de la situation de la marine, de l'organisation des équipages et du nombre des vaisseaux en rade ou qui seraient prêts à s'y rendre. Vous resterez jusqu'à nouvel ordre à Toulon. Quarante-huit heures après votre arrivée, vous m'enverrez un courrier extraordinaire avec la réponse du général Ganteaume à ma lettre. Ce courrier extraordinaire parti, vous m'écrirez chaque jour ce que vous aurez fait et vu. Vous entrerez dans le plus grand détail sur toutes les parties de l'administration. Vous irez tous les jours une ou deux heures à l'arsenal. Vous vous informerez du jour où passera le 3° bataillon de la 8° légère, qui part d'Antibes, et qui a ordre de se rendre à Saint-Omer pour l'expédition; vous vous rendrez au lieu le plus près de Toulon où il passera, pour l'inspecter, et vous me ferez connaître sa situation. Vous irez visiter les îles d'Hyères pour voir de quelle manière elles sont gardées et armées. Vous me ferez un rapport détaillé sur tous les objets que vous verrez.

BONAPARTE. Archives de l'Empire.

7309. — AU GÉNÉRAL GANTEAUME, PRÉFET MARITIME A ToULON. Paris, 1°r frimaire an XII (23 novembre 1803). Citoyen Général, j'expédie auprès de vous le général Rapp, un de mes aides de camp; il séjournera quelques jours dans votre port et s'instruira en détail de tout ce qui concerne votre département. Je vous ai mandé, il y a deux mois, que je désirais avoir dans le courant de frimaire 10 vaisseaux, 4 frégates et 4 corvettes, prêts à mettre à la voile à Toulon; que cette escadre fût approvisionnée de quatre mois de vivres pour 2,500 hommes de bonnes troupes d'infanterie qui s'embarqueraient à son bord. Je désire que, quarantehuit heures après la réception de cette lettre, vous me fassiez connaître, par le courrier extraordinaire que m'enverra le général Rapp, le jour précis où cette escadre pourra mettre à la voile de Toulon, ce que vous avez en rade et prêt à partir au moment de la réception de ma lettre, ce que vous aurez au 15 frimaire, ce que vous aurez au 1" nivôse. Mon vœu serait que cette expédition pût mettre à la voile au plus tard dans les premiers jours de nivôse. Je viens de Boulogne, où il règne aujourd'hui une grande activité

et où j'espère avoir, vers le milieu de nivôse, 300 chaloupes canonnières, 500 bateaux canonniers et 500 péniches réunis; chaque péniche portant un obusier de 36, chaque bateau canonnier un canon de 24, et chaque chaloupe canonnière trois pièces de 24. Faites-moi connaître vos idées sur cette flottille. Croyez-vous qu'elle nous mènera sur les bords d'Albion? Elle peut porter 100,000 hommes. Huit heures de nuit qui nous seraient favorables décideraient du sort de l'univers. , • • Le ministre de la marine a continué sa tournée vers Flessingue ; il visitera la flottille batave, qui est composée de 100 chaloupes canonnières et de 300 bateaux canonniers, capables de porter 30,000 hommes, et la flotte du Texel, qui doit porter aussi 30,000 hommes. Je n'ai pas besoin d'exciter votre zèle; je sais que vous ferez tout ce qui sera possible; comptez sur mon estime. BoNAPARTE.

Comm. par M" la comtesse Ganteaume.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7310. — AU CITOYEN PERREGAUX.
Paris, 2 frimaire an XII (24 novembre 1803).

Citoyen Perregaux, Président des régents de la Banque de France, j'ai compris, par la note que vous m'avez fait remettre, 1° Que la Banque avait en suspens des affaires avec le trésor public : j'ai ordonné qu'elles fussent terminées, mon intention n'étant pas, dans aucun cas, d'emprunter de l'argent de la Banque ; · 2° Que la Banque ne jouissait pas du capital dont elle devrait jouir : j'ai chargé le consul Lebrun de vous proposer divers moyens pour aider la Banque et la mettre à même de marcher avec plus de hardiesse et d'assurance, mon intention étant, telle que je vous l'ai communiquée il y a un an, d'aider la Banque dans toutes les circOnstanceS. Mais je ne saurais penser que les régents méconnussent le principe qu'ils doivent escompter les obligations lorsqu'elles sont à moins de deux mois d'échéance, et ne fussent pas pénétrés de l'obligation où ils sont de donner à leur privilége toute l'extension dont il est susceptible; l'intérêt de l'État, du commerce, des actionnaires, tout en fait une loi. . Je fonde un grand espoir dans la Banque; je l'aiderai dans toutes les circonstances; mais il faut qu'elle se pénètre de sa puissance et de son utilité.

- BoNAPARTE. Comm. par M. Lefebvre, libraire.

73 I l. — NOTE POUR LE MINISTRE * o * - - o DES RELATIoNs ExTÉRIEURES. 4

Paris, 2 frimaire an XII (24 novembre 1803).

' " Il paraît que le dernier courrier d'Espagne à Azara ne dit rien et n'a pour but que de gagner du temps. Cependant je suis pressé pour avoir de l'argent; 16 millions sont échus au 1" vendémiaire. Je voudrais que le ministre du trésor public tirât pour 16 millions de · lettres de change sur la trésorerie espagnole; on les confierait à un banquier qui se rendrait en poste à Madrid, où ces lettres seraient acceptées ou ne le seraient pas : si elles ne l'étaient pas, ce serait un sujet naturel de querelle avec l'Espagne; le banquier aurait soin de dire que, si les lettres de change ne sont pas acceptées dans vingtquatre heures, il s'en va. Si, au contraire, elles le sont, elles seraient soldées dans huit jours, c'est-à-dire avant le 10 frimaire, et dès ce moment on aurait de l'argent arrivé à Paris avant la fin de frimaire. On pourrait, pour les payements réguliers de mois en mois, convenir d'un arrangement.

BoNAPARTE.
Archives des affaires étrangères.
(En minute aux Arch. de l'Emp.)

7312. — AU CITOYEN TALLEVRAND,
MINISTRE DES RELATIoNS ExTÉRIEURES.

Paris, 2 frimaire an XII (24 novembre 1803).

Je vous prie, Citoyen Ministre, d'envoyer copie de cette dépêche au général Brune, pour qu'il porte des plaintes sur la manière dont on se comporte avec notre agent à Latakieh.

Écrivez en chiffre au citoyen Lesseps qu'il doit se rendre au Caire ; qu'il a eu tort de montrer la lettre des Mameluks au pacha du Caire ; qu'il doit envoyer en France, par la voie la plus sûre, tout ce qu'il aura des beys, sans en rien communiquer aux Turcs, Il doit faire dire principalement à Osman-Bey que j'ai reçu sa lettre; que j'en ai compris le contenu; que j'aime les Mameluks, parce qu'ils sont braves, et surtout les Mameluks de Mourad-Bey, parce qu'ils ont été avec nous et ont fait partie de l'armée française ;

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