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présentent dans la famille x et n'existent pas dans l'autre, ainsi qu'une autre lacune de quatorze mots (V, 111, 18), qui se remarque, au contraire, dans la famille y à l'exclusion de la famille x. Voilà qui paraît concluant. Mais, aux pages 17-25 de la thèse, l'auteur, représentant par x" le groupe a. L. D. V. (I ?), établit nettement par l'examen des variantes du ser livre tout entier et d'une variante importante du III• livre, que, cette fois, B, conserve souvent seul la bonne leçon, tandis que le groupe x" présente la même altération que la famille y. Si le rapport de la bonne à la mauvaise leçon était tel que l'on pût admettre que la bonne leçon de B n'est qu'une conjecture faite par un copiste ayant sous les yeux la même mauvaise leçon que x'et y, rien ne s'opposerait à ce que le résultat du classement fût considéré comme bon. Malheureusement, il n'en est pas ainsi. Par exemple, III, III, 5, B seul comble une lacune de trois lignes. Puisque cette lacune s'observe à la fois dans x" et dans y, elle existait déjà dans leur premier - ancêtre commun. On aboutit forcément ici au stemma suivant :

.

(Archétype)

B

У

Comment ce stemma peut-il coexister avec celui qu'on a reproduit plus haut? Il s'est passé quelque chose dont M. R. ne s'est pas, et, par suite, ne nous a pas rendu compte. A première vue, et sans avoir la prétention de trancher une question que nous n'avons pas étudiée de près, il nous semble que deux suppositions principales sont à faire : Ou bien B représente dans les trois premiers livres au moins(et peut-même dans les quatre premiers livres) un exemplaire à la marge duquel avaient été notées de bonnes leçons empruntées à un ms. aujourd'hui inconnu ; Ou bien la parenté de B et du groupe x'' entre eux, en face de la famille y, est vraie seulement pour le livre V et sans doute aussi les deux suivants (peutêtre aussi le livre IV), tandis que dans les trois (sinon dans les quatre) premiers livres la parenté est tout autre, et que B s'y trouve alors occuper une place à part en regard du groupe x" et de la famille y entre lesquels, au contraire, il y a maintenant rapprochement. Bref, de toute façon, B paraît être un manuscrit mixte. Tant que cette question ne sera pas élucidée, le classement des mss. des Helléniques n'est pas fait.

M. R., entre autres services importants, rendus au texte des Helléniques, 1° a établi par de bonnes preuves que le manuscrit V (Marcianus 368), dont Cobet a introduit dans son édition quelques leçons spécieuses qui s'écartent considérablement de la tradition de tous les autres mss., n'est qu'un codex interpolatus et par conséquent méprisable; et 2° a montré que deux mss. méconnus, celui de Milan et le Paris. 317, étaient, après le ms. B, ceux qui devaient aider le plus à la meilleure constitution possible du texte 1. Ii ne nous reste plus qu'à souhaiter qu'il paraisse en France beaucoup de livres de ce genre et de cette valeur.

1. Premier, en remontant.

Ch, G.

235. Inventaire sommaire des manuscrits des bibliothèques de

France dont les catalogues n'ont pas été imprimés, publié par Ulysse Robert. Paris, Picard et Champion. 1879 (16" fascicule). I vol. in-8° de xxxvi et 128 pages. Indicateur des armoiries des villes, bourgs, villages, monastères, communauté-, corporations, etc., contenues dans l'armorial géné. ral de d’Hozier, par Ulysse Robert. Paris, Picard. 1879. I vol. in-8. de ii et 192 pages.

L'Inventaire sommaire des manuscrits des bibliothèques de France, dont M. Ulysse Robert vient de publier le premier fascicule, est appelé à rendre les plus grands services aux érudits qui savent combien sont difficiles et souvent impossibles les recherches dans les bibliothèques de province, et, faut-il le dire, dans certaines bibliothèques de Paris. Cette question du catalogue de nos manuscrits, qui semblerait depuis longtemps avoir dû être résolue, est cependant encore loin de l'être. De très louables efforts ont, sans doute, été déjà faits dans ce sens; M. Villemain, dès 1841, avait compris toute l'importance d'un Catalogue général des manuscrits des départements et en avait prescrit la rédaction. Malheureusement les résultats sont loin d'avoir répondu aux efforts qu'a faits l'administration pour amener les bibliothécaires à rédiger le catalogue de leurs manuscrits; il n'a, en effet, été publié jusqu'à ce jour que six volumes de ce Catalogue général, renfermant l'inventaire des manuscrits de dix-huit bibliothèques des départements, et encore sur ce nombre plusieurs des premiers catalogues qui se sont succédé à de longs intervalles sont-ils insuffisants ou même inexacts. Il n'y a plus à revenir cependant sur l'utilité parfaitement reconnue d'un Catalogue général, qui, tout en nous faisant connaître les richesses manuscrites de certains de nos dépôts de province dont nous ignorons trop l'importance, aura, d'un autre côté, l'avantage d'assurer leur conservation ; un bon inventaire, en effet, on ne saurait trop le répéter, est, à tous les points de vue, la plus sûre sauvegarde contre les détournements.

1. M. R. a publié la collation du Mediolanensis entier (moins les chapitres iv et v du livre VI) et celle des quatres premiers livres du Paris. 517 dans le Bulletin de correspondance hellénique, t. II (1878), p. 133-150 et p. 317 sqq.

A côté de ce catalogue général, qu'il est à craindre de ne point voir terminer de si tôt, on n'avait jusqu'ici pour diriger les recherches dans les bibliothèques des départements que le catalogue bien incomplet et souvent inexact de Haenel, reimprimé par Migne avec quelques additions '. M. U. R. vient de reprendre pour la France le catalogue de Haenel et nous n'hésitons pas à dire tout de suite que son Inventaire sommaire des manuscrits a réalisé un très grand progrès et par le soin et l'érudition bien connus de l'auteur, et par le nombre des catalogues qui y seront publiés.

Ce premier fascicule contient l'inventaire des manuscrits conservés dans les bibliothèques d'Agen, Aire, Aix, Ajaccio, Alençon, Alger, Arbois, Argentan, Arles et Arsenal (Paris). Quelques-unes de ces bibliothèques sont peu considérables, mais d'autres, telles que celles d'Aix, Ajaccio, Alençon, Alger, contiennent des manuscrits importants, qui, jusqu'ici, n'ont figure dans aucun inventaire. Enfin, pour l'inventaire des manuscrits de la bibliothèque de l'Arsenal, qui forme la partie la plus importante de ce premier fascicule, M. R. a reproduit l'inventaire de Dom Poirier complété et rectifié par les conservateurs actuels de la bibliothèque de l'Arsenal 2.

Le plan suivi dans la rédaction de ces inventaires n'a pu toujours être identique ; tels que nous les avons néanmoins, ils sont suffisants pour les recherches qu'un bon index, nous l'espérons, viendra encore faciliter. Peut-être y avait-il quelque chose de plus à faire. Sans parler des notices sur les bibliothèques, mises par Haenel en tête de chacun de ses catalogues, et qui ne sont point reproduites ici, certains titres n'ont pas été donnés avec tout le détail désirable; enfin, plusieurs manuscrits, dans différents inventaires, ne portent point d'indication de dates, quelquefois, nous le savons, délicates à déterminer. L'auteur, du reste, a été le premier à reconnaître, dans son introduction, les quelques imperfections qu'il était impossible d'éviter dans son æuvre.

Ces différents inventaires sont précédés d'un Etat des catalogues des manuscrits des bibliothèques de France, disposé suivant l'ordre alphabétique des villes. Cet état, bien plus complet que celui publié déjà par M. R. dans le Cabinet historique (18.17), est précédé d'une bibliographie générale qui manquait aussi au premier 3. C'est un travail des

1. Catalogi librorum manuscriptorum qui in bibliothecis Galliæ, etc., asservantur nunc primum editi a D. G. G. Haenel. Lipsiæ, 1829, in-4. Dictionnaire des manuscrits, t. XL et XLI de la Nouvelle encyclopédie tnéologique de l'abbé Migne. Paris, 1853, in-4.

2. L'inventaire publié par Haenel et qu'on avait cru jusqu'ici une cuvre originale, n'est que la copie de l'inventaire de Dom Poirier. Le premier fascicule contient cet inventaire jusqu'au milieu de l'Histoire. Nous remarquons, en passant, le manque d'un certain nombre de manuscrits de la bibliothèque de l'Arsenal; une note des rédacteurs annonce la publication de la liste de ces manuscrits en déficit, c'est une précaution qu'on ne saurait négliger.

3. Signalons une petite inexactitude de traduction qui s'est glissée à la fin de cette H.O.

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plus utiles, qui donne la bibliographie de nombreux catalogues ou dissertations dont beaucoup sont peu communs, ou si difficiles à rencontrer, que les quelques suivants (encore n'y en a-t-il qu'un d'important), ont échappé aux patientes recherches de M. R. : AVIGNON. Catalogue de la bibliothèque de la ville d'Avignon. in-folio (par Fortia d'Urban, Avignon, 1804), in-8°, de 138 pp. (tout ce qui a paru), quatre manuscrits mêlés aux imprimés. GRENOBLE. Notice des accroissements de la bibliothèque de la ville de Grenoble pendant l'année 1808, par J. J. Champollion-Figeac. Grenoble, 1809, in-8° de iv-58 pp. deux manuscrits p. (p. 40). – Nancy. Rapport à M. le Maire de la ville de Nancy sur la situation de la bibliothèque publique au per janvier 1815, etc. (Nancy, 1845), in-8° de 53 pp. Une notice des principaux mss. avec extraits (d'après les notes de M. Thomassy, élève de l'Ecole des chartes), se trouve aux pages 23-34. — Enfin, sur la bibliothèque de Valenciennes, on peut aussi consulter deux comptes-rendus du Catalogue Mangeart, par M. Léopold Delisle, dans le Journal des savants, 1860, pp. 370-382 et 573-581.

C'est faire l'éloge du livre de M. R. que de dire que nous n'avons eu à y ajouter que les quelques indications qui précèdent, car, dans un travail bibliographique, on ne peut espérer être absolument complet. Aussi adresserons-nous, en terminant, toutes nos félicitations à M. R. pour l'heureuse initiative qu'il a prise de ce travail éminemment utile et espérons-nous que de nouveaux collaborateurs viendront, dans les fascicules prochains, lui permettre d'achever cet inventaire que nul mieux que lui n'était préparé à entreprendre et à conduire à bien.

H. OMONT. - Ce premier fascicule de son Inventaire des manuscrits était à peine paru que M. Robert, dont l'activité est infatigable, vient de publier un nouveau volume l'Indicateur des armoiries des villes, bourgs, villages, monastères, communautés, corporations, etc., contenues dans l'armorial général de d’Hozier. Cet Indicateur forme uneexcellente table alphabétique par noms de lieu des différentes armoiries des villes, etc., des provinces d'Alsace, Auvergne, Bearn, Bourbonnais, Bourges, Bourgogne, Bretagne, Champagne, Dauphiné, Flandre, Guyenne, Languedoc, Limousin, Lorraine, Lyonnais, Normandie, Orléanais, Paris, Picardie, Poitou, Provence, Rochelle (La), Soissons, Tours et Versailles. C'est un répertoire destiné à abréger beaucoup les recherches, à éviter celles qui seraient inutiles et qui est appelé à rendre un véritable service aux érudits'

introduction à propos de l'Iter Gallicum de Schulte indiqué comme se trouvant dans les Mémoires de l'Académie des sciences de Vienne; il est imprimé dans les Comptes. rendus des séances (Sitzungsberichte) in-8°, et non dans les Mémoires (Denkschriften) in-4°

1. La statistique des anciennes corporations notamment est tout entière dans ce livre,

236. — Friedrich August von Klinkowstrøm und seine Nachkom.

men. Eine biographische Skizze von dessen Sohn Alphons von KLINKOWSTRÖM, mit einem Selbstportræt des F. A. v. Klinkowström. Wien, Braumüller, 1877, in-8°, viii et 439 p. — Prix : 10 mark (12 fr. 50).

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L'auteur de cet ouvrage nous raconte, à l'aide de ses souvenirs et de lettres inédites, la vie de son père, Frédéric-Auguste de Klinkowström. Ce gentilhomme poméranien, après avoir servi quelque temps dans l'armée, s'était consacré à la peinture; il visita les musées de Dresde, de Rome, de Paris et fut, durant plusieurs mois, élève de David et de Girodet. De retour à Dresde, en 1813, il s'engagea dans le corps des volontaires saxons, mais il ne prit aucune part à la campagne; nommé « chef de bureau », il présidait aux enrôlements et à la fourniture des vivres. Il vante, dans ses lettres, le courage de l'armée prussienne, et n'a qu'une médiocre sympathie pour les volontaires de 1813. « Beaucoup d'étudiants, écrit-il, s'inscrivent sur la liste, afin d'échapper à la landwehr; mais ils font rayer leur nom quelques jours après ou ne se présentent pas. Sur 3,000 volontaires inscrits, 800 manquent à l'appel... En général, l'esprit n'est pas bon; dès qu'il n'y a plus d'émotion comme la bataille de Leipzig, on retombe dans le béotisme. » Après la guerre, il habita Vienne et, sous l'influence du P. Hofbauer, le « Jonas de la nouvelle Ninive », se convertit au catholicisme. En 1818, il fondait une école catholique ; l'aristocratie de Vienne y envoya ses enfants et c'est là que firent leurs études George Esterhazy, Louis Bathiany, Brenner, Hübner, Anastasius Grün. On trouvera dans ce livre des renseignements, parfois curieux, sur l'Allemagne de 18.3, sur l'école romanti. que, sur la société et la cour de Vienne au temps de la SainteAlliance,

A.C.

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ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES

Séance du 5 décembre 1879.

L'académie se forme en comité secret.

A la reprise de la séance publique, il est procédé à l'examen annuel de la liste des correspondants de l'Académie. Il résulte de cet examen qu'il ne s'est produit depuis un an aucune vacance parmi les correspondants de l'Académie, soit français, soit étrangers.

M. de Witte termine la lecture de la lettre de M. François Lenormant sur son dernier voyage en Italie; voir le compte rendu de la séance précédente Dans cette dernière partie de sa lettre, M. Lenormant donne quelques détails sur les peintures antiques trouvées récemment à Rome, auprès de la Farnésine. Il insiste sur la beauté de ces peintures, et surtout sur la pureté de dessin de certaines figures tracées au simple trait, qui ressemblent à des cuvres grecques.

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