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The Academy, n° 381, 23 août 1879: E. DIDIER, The Life and Letters of Madame Bonaparte. Sampson Low. (Minto : livre sur Me Patterson, femme de Jérôme Bonaparte ; il désappointera les lecteurs ; d'après ses lettres, Mad. Jérôme Bonaparte n'est plus une femme qui lutte héroiquement contre le malheur, c'est une femme qui calcule et intrigue froidement.) – J. IRVING, The Book of Dumbartonshire, a History of the County, Burghs, Parishes and Lands. Johnston. (Chester : bon, puisse cet exemple trouver des imitateurs dans les autres comtés de l'Ecosse).

COURRIÈRE, Histoire de la littérature contemporaine chez les Slaves. Charpentier. Morfill : c'est dommage que le livre ne soit pas plus complet et plus soigné, cp. Revue critique, no 22, art. 98, p.405) — SARASA, Reseña Historica de la Real Casa de Nuestra Señora de Roncevalles. Pamplona. (Webster : livre qui sera le bienvenu). – Dare to « give » and to « put » (Postgate). -Father Parsons, Falstaff and Shakspere (Browne). - CALDERWOOD, The Relations of Mind and Brain. Macmillan ; MAUDSLEY, The Pathology of Mind. Macmillan. (Wallace.) – TAYLOR, Greeks and Goths, a Study on the Runes. Macmillan. (Rhys : Contribution importante à l'histoire des runes et des oghams, critiques de détail.)

The Academy, n° 382, 30 août 1879 : Seventh Report of the Royal Commission on Historical Manuscripts. Eyre a. Spottiswoode. (First notice) (Maunde Thompson). - LIEBRECHT, Zur Volkskunde, alte und neue Aufsätze. Heilbronn, Henninger. (Ralston : très bon recueil, de la plus grande utilité pour quiconque étudie la mythologie comparée et la littérature populaire.) RENDALL, The Emperor Julian, Paganism and Christianity, with genealogical, chronological and biographical appendices. Bell a. Sons. (Cheetham : travail très soigné, grande clarté d'exposition.) – L. POTTER, Lancashire Memories, Macmillan - Poésies complètes d'Albert Glatigny. Lemerre (Ingram.) – The Didot Papyrus. (Notice sur le fragment d'Euripide lu par M. Weil le 13 août à l'Académie des Inscriptions, cp. Revue critique, no 34, p.160) – The Origin of the Runes. (Taylor.) — LUBBOCK, Scientific Lectures. Macmillan. Bennett : recueil de six conférences.) — Couat, La querelle de Callimaque et d'Apollonius de Rhodes. Chamerot. (Ellis : ne partage pas sur tous les points les opinions de l'auteur.) — Archaeological Notes from Italy. (Barnabei.)

The Athenaeum, n° 2705, 30 août 1879 : PHILLIMORE, The Life Admiral of the Fleet William Parker. Harrison. (L'histoire de ce marin (1793-1857) est presque l'histoire de la marine anglaise de son temps.) — HERBERT SPENCER, The Data of Ethics. Williams a. Norgate. (En faisant quelques réserves, la critique exprime son admiration pour l'oeuvre, et ajoute qu'elle donnera probablement une nouvelle direction aux études philosophiques.) — Calendar of Letters, Despatches and State Papers relating to the Negotiations between England and Spain; IV, I. Henry VIII, 1529-1530, edited by Pascual de GAYANGOS. Longmans. (Ouvrage intéressant où l'éditeur a laissé malheureusement des fautes sérieuses presque à chaque page.) — Apologie pour Hérodote, par Henri Estienne avec introd. et des notes par RISTELHUBER. Liseux. (Réimpression utile; sur l'introd. voir Chronique, no 27, p. 12.) – VINE, English Municipal Institutions, their Growth and Development from 1835 to 1879, statistically illustrated. Waterlowa. Sons. Ouvrage utile, manque d'index.) - Guyau, La morale d'Epicure et ses rapports avec les doctrines contemporaines, et La Morale anglaise. Germer Baillière. (Grande originalité de vues, ouvrages qu'on ne peut lire sans profit.) Severn

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D'HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE

N 37

13 Septembre

1879

Sommaire : 174. DelaTTRE, Les inscriptions historiques de Ninive et de Babylone. – 175. TEICHMÜLLER, Chronologie des dialogues de Platon. 176. CHÉRUEL, Histoire de France pendant la minorité de Louis XIV. – 177. LECKY, Histoire de l'Angleterre au xviii' siècle. Académie des Inscriptions.

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174. - Les Inscriptions historiques de Ninive et de Babylone. Aspect général de ces documents. Examen raisonné des versions françaises et anglaises, par A. DELATTRE, S. J. Paris, Ernest Leroux, 1873. In-8, 90 p. -. Prix: 3 fr.

En écrivant cette brochure, le P. Delattre s'est proposé de dresser le bilan des études assyriologiques. Il commence par donner un aperçu général, clair et exact, des monuments; puis, s'attachant en particulier aux inscriptions historiques, il en indique l'étendue, le contenu et les divisions : préambule, récit des expéditions militaires, récit des chasses, histoire des constructions, formules déprécatoires contre ceux qui détruiraient les stèles et les cylindres gravés. A titre de spécimen, l'auteur reproduit et met en parallèle un certain nombre de passages bien choisis qu'il emprunte aux versions des principaux assyriologues français et étrangers. De cette comparaison il résulte que si, à la vérité, le sens général des textes historiques a toujours été compris de même par les interprètes, dans le détail, au contraire, on observe des divergences trèsmarquées. Ces divergences, comme le donne à entendre le P. D., tiennent à plusieurs causes : d'une part, la lexicographie assyrienne est encore peu avancée; de l'autre, les assyriologues, dans leur désir impatient de tout traduire, adoptent trop facilement et sans autre examen le sens que leur paraît exiger le contexte. Toutefois, remarque très-judicieusement l'auteur, « le degré de fidélité des versions..... ne donne pas la mesure des progrès réalisés par l'assyriologie. Les inscriptions historiques ont moins occupé les savants, durant les dernières années, que les textes grammaticaux, astrologiques, zoologiques et autres rédigés d'ordinaire en deux langues, dont l'une est l'accadien (le sumérien de M. Oppert), et l'autre l'assyrien ou l'idiome des annalistes royaux. Ces textes présentent les mots dans des relations spéciales qui achèvent d'en préciser le sens. Un terme mieux compris par leur secours explique des phrases entières de documents historiques : c'est la maille rongée qui emporte tout l'ouvrage. Les Etudes assyriennes, de M. Fréd. Delitzsch, et les Etudes sur quelques parties des syllabaires cuneiformes, de M. François Lenormant, en fournissent de nombreux exemples..... Ainsi l'élucidation des inscriptions historiques marche de pair avec l'étude des autres textes. Nouvelle série, VIII

37.

Bientôt les traductions actuelles seront reprises et considérablement amé. liorées. Les créateurs de l'assyriologie auront le double mérite d'avoir doté cette science d'une méthode sûre, et de laisser la traduction définitive d'une grande quantité de textes..... De quelque côté qu'on la considère, l'assyriologie ne cesse de progresser. Le système grammatical de la langue d'Assur se formule avec netteté. Créée par Hincks et M. Oppert, exposée dans des manuels pratiques par MM. Ménant et Sayce, la grammaire assyrienne, telle qu'elle existe aujourd'hui, permet aux nouveaux adeptes des études cuneiformes de s'approprier, en peu de jours, le fruit de longues et patientes recherches..... Moins avancé, le travail de la lexicographie se fait cependant peu à peu. Si le dictionnaire de Norris, æuvre consciencieuse et méritoire, est déjà en retard sur les progrès de la science, les glossaires partiels que l'on trouve dans les ouvrages de MM. Schrader, Lenormant et Delitzsch, lui servent de supplément et de correctifs. Bien que nous n'ayons pas encore l'équivalent d'un lexique complet, ces vocabulaires sont d'une grande utilité pratique. D'autre part, les assyriologues se créent sans doute des ressources privées : l'idée de fixer sur le papier les connaissances lexicographiques acquises journellement, afin de s'en servir dans des recherches ultérieures, doit se présenter d'elle-même à leur esprit. Il serait à souhaiter qu'ils missent en commun leurs ressources particulières, et qu'ils créassent de la sorte un dictionnaire assyrien, complet pour le temps. »

J'ai reproduit in extenso la conclusion du P. D. parce qu'elle donne, selon moi, une idée fort juste de l'état actuel de l'assyriologie. L'auteur aurait pu ajouter que la méthode comparative, qui a rendu de si grands services, au début du déchiffrement, est aujourd'hui le principal obstacle à l'avancement de ces études. Si tel mot assyrien paraît comporter les acceptions les plus diverses et les plus contradictoires, n'en accusez que les dictionnaires sémitiques. Tant que l'on s'obstinera à traduire l'assyrien par l'hébreu, le syriaque ou l'arabe, on s'exposera volontairement aux plus graves méprises. C'est par l'assyrien même qu'il faut expliquer l'assyrien : les rapprochements avec les langues congénères viendront ensuite 1.

Bien que le P. D. se soit systématiquement abstenu de choisir entre les interprétations diverses des fragments d'inscriptions cités par lui, parfois, il indique en note sa préférence et propose même, à l'occasion, son interprétation personnelle. L'auteur n'a pas toujours rencontré la vérité. Par exemple, p. 12, note, il adopte la lecture de M. Schrader musarripa. La seule lecture admissible est musarrihat, ?, car ce participe, se rapportant à la déesse Astarté, doit nécessairement se mettre au

1. C'est dans cet esprit que nous nous proposons de soumettre à une révision ttentive le vocabulaire assyrien. Voyez nos Notes de lexicographie assyrienne (Journal asiatique d’octobre-décembre 1878 et de mai-juin 1879).

2. Le caractère assyrien pa se lit aussi bat. Sur le sens de musarrihat, voy. mes noies de lexicographie, & 17.

»

P. 27,

féminin. - P. 15, la remarque sur riseti semble fondée. P. 16, on ne saurait souscrire à l'opinion de l'auteur quand il voit dans ásib parakki une épithète des dieux. Ici même, j'ai établi que les âsib parakki sont les rois. Ibid., note 1, dadme ne signifie pas les hommes, mais les demeures; cf. R. I, pl. 35, no 3, 1. 15: murabis dadme zabi' « qui agrandit les demeures des hommes ». – P. 20, il ne suffit pas de citer l'hébreu gulgolet pour établir que gullat a le sens de crâne. En lisant kullat et en traduisant tous, M. Rodwell a pour lui l'usage même de la langue. Dans le passage dont il s'agit, le sens que propose le P. D. conviendrait assurément très bien ; mais il faudrait démontrer l'existence en assyrien d'un mot gullat, dont on ne connaît pas d'autre exemple. P. 25, ina milisa est bien dans sa crue, comme le fait observer l'auteur, ou simplement « là où il n'y a pas de gué. la supposition du P. D. est très ingénieuse; signalons pourtant un autre texte de Salmanasar qui, au lieu de âl ana Asur utir asbat, porte ana âl Asur utir asbat « je me dirigeai vers la ville d'Asur-utir ». P. 36, la traduction proposée par le P. D. est excellente; son observation sur kiduru(p. 38-39) est juste; mais il ne faut pas se dissimuler que si, dans le passage en question, kiduru est, à n'en point douter, synonyme de bilat, dans maint autre passage, ce mot paraît revêtir de tout autres acceptions. - P. 44, note, l'auteur assimile à tort sa'al salimi avec l'hébreu sahal le-salóm : le sens de salimu « alliance » est fixé par

de nombreux exemples. Bel salimi est un allié (cf. Senn., éd. Sayce, p. 76) et l'expression sakan adê u salimi (Assurb., éd. Smith, p. 24) ne peut vouloir dire que « faire pacte et alliance ». Le mot pasur a bien le sens de plateau, table; mais pasur takni est douteux. – P. 47, l'observation relative à satir est juste ; mais kigal n'a pas le sens que lui attribue le P. Delattre. On nommait kigal le massif de briques sur lequel étaient édifiés les palais (cf. R. I, pl. 64, col. vııı, 1.60) et aussi le piédestal d'une statue (cf. Norris, Dict., p. 1060). – P. 50-51, le Père Delattre a reconnu le véritable sens de la phrase citée d'Asurbânipal.

Stanislas GUYARD.

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175. Ueber die Reihenfolge der Platonischen Dialoge, von Gustav

TEICHMÜLLER, ordentl. Professor der Philosophie in der Universität Dorpat. Leipzig, Commissionsverlag von K. F. Köhler, 1879. 23 pages in-8°.

L'opuscule est bien court; mais les questions traitées méritent qu'on s'y arrête. N'espérant pas déterminer en détail dans quel ordre de temps Platon a rédigé ses dialogues, M. Teichmüller prétend du moins avoir trouvé un indice décisif, qui lui permet de partager ces dialogues en deux classes chronologiquement distinctes, suivant qu'ils sont antérieurs ou postérieurs au Théétète. Dans un petit Avertissement (p. 3) relatif à un article de cette Revue où j'ai prononcé son nom (Revue critique, 10 mai 1879, no 19, art. 80), et à la fin de son Epilogue (p. 22-23), où il cite en français quelques mots de cet article, M. T. déclare qu'il espère que l'évidence, incontestable suivant lui, de son critérium chronologique pour le partage des dialogues de Platon forcera mon assentiment; mais, de plus, il espère, dit-il, que cette même évidence me disposera, et avec moi les partisans de son adversaire M. Ed. Zeller, à accepter le critérium philosophique, non moins sûr suivant lui, en vertu duquel il a prétendu distinguer, dans les enseignements écrits de Platon, d'une part une doctrine sérieuse, qui comprendrait l'impersonnalité et l'éternité de l'âme universelle, d'autre part une doctrine mythique, dans laquelle, pour ne pas effaroucher les esprits faibles, Platon feindrait poétiquement de conserver la croyance socratique à la Providence divine et à la personnalité immortelle des âmes individuelles séparées des corps mortels. Après avoir lu attentivement l'opuscule de M. T., je crois rendre service aux lecteurs en démentant l'une et l'autre de ces espérances exprimées sur mon compte par l'auteur.

1. Revue critique, 1879, no 4, art. 12.

D'abord, en ce qui concerne la dernière, je persiste à penser que chez Platon la part du mythe est beaucoup moindre que ne l'a faite le disciple d'Hegel. En vain il me répond (p. 6) qu’Hegel lui-même déclare avoir tiré de Platon sa doctrine de l'impersonnalité de l'âme éternelle

. Je n'en suis pas surpris; car, à la fin d'une phrase prise pour épigraphe par Ferdinand Lassalle en tête de chacun de ses deux volumes sur Heraclite (Berlin, 1858, 2 vol. gr. in-8), Hegel lui-même dit bien aussi : « Il n'y a pas une proposition d'Héraclite que je n'aie admise dans ma logique. » La prétention d'Hegel était d'englober dans son système toutes les philosophies antérieures; mais, dans cette transformation, il leur ôtait trop souvent ce qu'elles avaient de meilleur. Lors niême que Lassalle nous ferait croire que dans Hegel on retrouve tout Héraclite, nous persisterions à dire que tout Platon n'est pas dans Hegel, et nous en féliciterions Platon. Ainsi nous continuerons de penser que Platon ne mentait pas en affirmant sa foi à ces doctrines, prétendues mythiques, que toute l'antiquité a crues sincères de sa part, mais que de nos jours on s'est avisé de lui contester à cause de quelques hésitations de sa pensée ou de quelque obscurité de ses expressions.

Je n'accepte pas plus docilement le premier point, objet principal de l'opuscule de M. T. : la division chronologique des ouvres de Platon en deux parts séparées par le Théétète ne me paraît pas fondée, et une petite phrase du Théétète, phrase que M. T. allègue sans en faire con

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1. Dans la Note supplémentaire A d'un Mémoire que je publie sur l'hypothese astronomique de Platon (Acad. des inscr., t. XXX) et dans le passage du Mémoire auquel cette note se rapporte, je résumerai ma pensée sur le rôle des mythes dans

la doctrine de Platon.

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