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tory of the Administration of John de Witt, a trouvé au South-Kensington-Museum, l'exemplaire d'Horace où de Witt lisait quelques instants avant sa mort.

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ITALIE. On a remarqué dans le Giornale Napoletano un grand article de M. FIORENTINO sur Giordano Bruno; cet article est la préface d'une nouvelle édition des cuvres latines de Giordano Bruno, dont le ministère de l'instruction publique a confié la direction à M. Fiorentino.

- Un ami de Charles de Gebler, le baron Jean PRATO, de Trente, vient de traduire dans la Tipografia Sociale de Vicenze un intéressant article de Gebler, publié dans la Deutsche Rundschau et dont nous avons rendu compte autrefois. (Sulle orme di Galileo Galilei, memoria del cavaliere Carlo di Gebler.) M. Prato est sur le point de terminer la traduction de l'important ouvrage de Gebler, Galileo Galilei und die ræmische Curie.

- Un romaniste, M. N. Caix, dont nous avons récemment annoncé les Etudes d'étymologie, travaille à un grand dictionnaire étymologique de la langue italienne. M. LANZONE, de Turin, prépare un ouvrage sur la mythologie égyptienne. — M. Ignazio Guidi a sous presse un essai sur le berceau de la race sémitique. — Il va paraître à Naples sous le nom de Bibliotheea pompeiana un catalogue raisonné des ouvrages en toutes langues, relatifs à Pompei et au Vésuve.- L'éditeur G. Barbera, de Florence, publiera dans quelques jours une autobiographie du sénateur comte Giovanni ARRIVABENE, intitulée Memorie della mia vita (1795-1859).

Le capitaine CHIALA, dont l'on connaît les relations très-intimes avec le général La Marmora, a publié un livre de plus de 200 pages, intitulé « L'Alleanza di Crimea (Rome, imprim. Voghera), qui est une réponse à l'Histoire de la guerre de Crimée de M. C. Rousset et à l'ouvrage du baron Jomini : Etude diplomatique sur la guerre de Crimée (1852-56). Le général La Marmora désirait répondre lui-même à des inexactitudes qu'il avait trouvées dans ces deux ouvrages, relativement à l'attitude du Piémont dans les négociations des années 1854-1855. Le livre de M. Chiala renferme, entre autres documents, quelques lettres du comte de Cavour, le Journal du général Dabormida, alors ministre des affaires étrangères du Piémont, et sa correspondance avec l'ambassadeur de Victor-Emmanuel à Paris et à Londres, avec le duc de Gramont et d'autres personnages politiques.

L'ouvrage de M. Al. HERZEN, Analisi fisiologica del libero arbitrio umano (Florence), est arrivé à sa troisième édition. Cette édition contient un chapitre nouveau sur la vie d'Owen, citée comme exemple (p. 177-217), une lettre à M. Ferri, sous le titre « polémique contre le spiritualisme » (p. 218-251), et une étude sur « quelques modifications de la conscience individuelle. »

- L'Académie de la Crusca a publié un recueil d'Actes Atti) qui renferme les mémoires et discours lus dans la séance publique du 16 septembre 1878; on y trouvera le rapport de M. Guasti qui annonce que la lettre C du dictionnaire est complètement achevée, une étude de M. Berti sur les Piémontais qui ont été académiciens de la Crusca et des lettres écrites à Giuseppe Grassi (quatre de Botta, trois de Nicolini et une de Leopardi).

L'Académie royale des Lincei a entendu, le 20 avril, la lecture d'un mémoire de M. LOMBROSO (Culto ed elogio alessandrino dell' imperatore Augusto) et d'un chapitre inédit du III. volume de la Storia della diplomazia della corte di Savoia, de M. CARUTTI. Le 18 mai, M. GREGOROVIUs a lu un mémoire, intitulé : Urbano VIII e sua opposizione alla Spagna e all'imperatore, et M. FIORELLI a parlé de l'inscription bilingue trouvée dans un tombeau étrusque à Chiusi et des fouilles exécutées dans la nécropole de l'ancienne Vulci à Canino. Le 15 juin, M. LOMBROSO a présenté son mémoire sur les Descrittori italiani dell'Egitto e di Alessandria; M. BONGHI a lu un travail sur la légende de Coriolan, et M. FIORELLI, communiqué une note de M. Comparetti sur une inscription de Sybaris. La commission, chargée de publier le supplément du Corpus inscriptionum latinarum, commencera bientôt l'impression des nombreuses inscriptions qui concernent la Xe région.

Nos lecteurs se rappellent la lettre de M. di Giovanni, publiée par le Giornale de Sicilia et résumée dans notre dernière Chronique (n° 27, p. 22); le poète latio Bagolino, mort au commencement du xvi1e siècle, aurait possédé l'Hortensius de Ccéron. Mais M. Schenkl a montré (Philologus, XXXI, p. 563-564), que l'Hortensius n'est autre que le Lucullus, c'est-à-dire le II° livre des Premières académiques ; plusieurs manuscrits du Lucullus, dit M. Schenkl, portaient la subscriptio suivante : Ad Hortensium liber. M. P. Thomas, (Revue de philologie, no du 31 juillet 1879, p. 112, et Athenæum belge, no 16) apporte une nouvelle preuve à l'appui de la remarque de M. Schenkl. En feuilletant la vaste compilation, connue sous le titre de Vaticanus (ms. 1169 de la Bibliothèque de Bourgogne, xv° siècle), il a rencontré les citations suivantes: S. V. Investigare: Tullius.... Idem ortensio: circa fin. Indagatio rerum cum maximarum tum etiam occultissimarum habet oblectationem sive electionem. - S.V. Philosophia : Tullius in hortensio : Philosophia rationibus progredi debet. Duo haec sunt maxima in philosophia judicium veri et finis bonorum. Or, ces citations sont tirées des Premières académiques , II, c. XLI, & 127, et c. ix, 3 27 et 29.

Nous trouvons dans la Rassegna Settimanale, du 13 juillet (p. 37), une lettre de M. V. CESATI, où il s'agit de l'Excelsior de Longfellow. M. Cesati avait demandé au poète pourquoi il avait écrit Excelsior et non Excelsius; M. Longfellow répage dit : « In reply I would say be way of explanation that the device on the banner is not to be interpreted « ascende superius », but « scopus meus excelsior est ». This will make evidert why I say « Excelsior » and not « Excelsius » (daté de Cambridge, 5 février 1874).

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PORTUGAL. Nous avons reçu d'un professeur d'histoire de Porto, M. Z. Consiglieri Pedroso, une brochure, extraite du journal le Positivisme, sur le récent ouvrage de M. Angelo de Gubernatis, la Mythologie des plantes ou les légendes du règne végétal (Essaios criticos, I. A « mythologia das plantas y de A. de Gubernatis. Porto, Imprensa Commercial. 14 pages). Les conclusions de l'auteur sont conformes aux nôtres, et il cite, à diverses reprises, des articles de notre cueil.

Le vicomte de Juromenha prépare une étude sur Lucrèce Borgia ; il essaie. dit-on, de réhabiliter la mémoire de la fille d'Alexandre VI.

– M. G. de Vasconcellos Abreu, professeur de sanscrit à l'Université de Lisbonne, a publié la première partie d'une grammaire sanscrite en portugais, « Principios Elementares da Grammatica da Lingua Sãoskrita, parte 1. Phonologia », il prépare une traduction des Hibbert Lectures de M. Max Müller.

Le congrès littéraire international qui a siégé à Londres, du 9 au 14 juin dernier, a décidé, en se séparant, que sa prochaine session se tiendrait à Lisbonne au mois de mai de l'année prochaine, pendant les fêtes du centenaire de Camoëns.

SLAVES (méridionaux). - M. Bogisic, professeur à l'Université d'Odessa, a publié à Belgrade un recueil de chants populaires tirés de manuscrits ragusains et recueil lis dans les environs de Cattaro; un grand nombre de ces poëmes sont écrits dans un rythme jusqu'ici peu connu (en vers de seize syllabes), qui a dû exercer une influence sur la poésie savante de l'école ragusaine. Cet intéressant volume publié par la Société des sciences de Belgrade, est accompagné d'une introduction critique et d'un glossaire.

- L'Académie d'Agram a distribué à ses membres le go volume des Monumenta spectantia historiam Slavorum meridionalium; ce volume renferme 252 documents latins puisés aux archives de Venise et concernant la Dalmatie.

SUISSE. En tête de la liste des sujets de prix proposés par l'Université de Zurich pour les années 1879 et 1880, M. Arnold Hug a placé sous le nom de Miscellanea philologica une demi-douzaine d'observations critiques, avec quelques notes intéressantes relatives à l'histoire littéraire. Dans les Grenouilles (vers 130), il revient à la leçon d'Apollodore de Tarse, òi' ayopās, que les plus récents éditeurs avaient rejetée par un respect exagéré de l'autorité d'Aristarque. Le même Apollodore aurait donné la meilleure explication d'un passage (v. 168) de la Médée d'Euripide, et il est regrettable que nos scolies ne contiennent qu'un si petit nombre de notes émanées de lui : ce doit être le même que le poète tragique dont fait mention Suidas. A côté de plusieurs conjectures sur le únèo tūv _p%:notãy qu'a publié der. nièrement M. Richard Foerster, comme spécimen de l'édition critique des cuvres complètes de Libanius qu'il prépare, on remarque (sous le n° II) une jolie restitution d'un passage du discours de Choricius sur les Mimes (8 III, 11, võ çoce lu à la place de la leçon ős cact des mss. : voy. Revue de philologie, nouv. sér., t, Ier, p. 216).

ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES

Séance du 25 juillet 1879.

A propos de la lecture du procès-verbal de la dernière séance, M. Desjardins déclare retirer une objection qu'il avait faite à M. Mowat, au sujet d'une inscription relative à un Martinianus, gouverneur du Noricum mediterraneum. M. Mowat ayant présenté une hypothèse d'après laquelle cette inscription aurait été du règne de Constantin, M. Desjardins avait objecté qu'à cette époque le Norique ne formait encore qu'une province, au lieu d'être divisé en Norique maritime et « Noricum mediterraneum ». Depuis, M. Desjardins a reconnu qu'au contraire la division du Norique existait dès avant Constantin. Il n'y a donc rien à objecter, à ce point de vue, à l'hypothèse de M. Mowat.

M. Miller fait une communication sur quelques inscriptions grecques recueillies en Égypte par M. Mariette. L'une de ces inscriptions fait allusion à l'art d'interpréter les songes. Elle provient du Serapeum, qui était du nombre des temples où l'on allait dormir pour obtenir en songe des révélations divines. En voici le texte et la traduction: Ένύπνια κρίνω του θεού πρόσταγμα έχων. Τυχα [α]γατά. Κρής εστίν ο κρίνων τάδε. « J'interprète les songes, d'après l'ordre du dieu. A la Bonne Fortune. Cet interprète est Crétois. » Le mot ATAOAI est écrit avec un ascrit, ce qui indique que dans les autres inscriptions où se rencontre la formule ATAOA TYXA, et où le cas auquel sont employés ces mots n'est pas indiqué positivement, il faut en géneral admettre qu'ils sont au datif. – Une autre inscription présente de grandes difficultés, et M. Miller n'a pas cru pouvoir en donner une traduction. Le texte est ainsi conçu :

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REVUE CRITIQUE D'HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE Ευψυχίε]ι, Τάησι. Μητρώον μόρον έκτανύσασα σωφροσύνη και φιλανδρία εβίωσεν έτη κε', και κατά γης δώκε ψυχρoν 'Οσιρις ύδωρ. On voit qu'il s'agit d'une femme qui a vécu 25 ans : mais que signifie μητρώον μόρον έκτανύσασα ? - Une troisième inscription est une épitaphe en dix vers hexamètres :

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M. Miller donne de ces vers l'essai de traduction suivant : « Cet homme semblable aux dieux, ayant laissé son corps à la terre sa mère sous une tombe artistement faite dans les admirables montagnes de sa patrie, ayant dans un âge moyen évité la vieillesse perdue (voisine de la mort), a émigré avec la foule des bienheureux de la demeure céleste. Ayant honoré sa patrie, il lui a envoyé des récompenses, couronnes qu'après les avoir tressées il a le premier laissées à ses enfants. Mais quel est cet homme? dira quelqu'un des voyageurs qui passent; quel est le bienheureux qui l'est (heureux) à ce point et que tu caches ? Moi, je te l'apprendrai, bien que la terre ne parle point. C'est le doux rameau d'Origène, Cassius marchand de parfums. »

M. le baron de Witte commence la lecture d'un mémoire intitulé : Mélampus et Prætidès.

M. Léopold Delisle annonce une découverte historique d'une certaine importance, qui vient d'être faite par les PP. De Backer et De Smedt, bollandistes. C'est une chronique de Cambrai, inconnue jusqu'ici : on en avait soupçonné l'existence, car on avait reconnu qu'une chronique de Cambrai de 1092 à 1180, faite par un moine de Saint Géry, et divers autres textes, tous publiés il y a déjà assez longtemps dans la collection des Monumenta Germaniæ, devaient avoir eu commune qu'on ne retrouvait pas. Cette source est le texte dont un ms, a été découvert par les PP. de Backer et de Smedt. C'est un ouvrage en latin, dont certaines parties sont écrites en vers rythmiques de 8 syllabes rimant 4 par 4. M. Delisle ajoute que le ms, a été acquis par la Bibliothèque nationale, avec des fonds mis à la disposition de la Bibliothèque par M. le duc de La Trémoille.

une source

Ouvrages présentés : par M. Maury : Henri EsTIENNE, Apologie pour Hérodote, réimpression faite par les soins de M. RISTELHUBER; par M. de Rozière : TAMIZEY DE LARROQUE, les correspondants de Peiresc : no 1, Dubernard, une lettre inédite écrite d'Agen à Peiresc.

Julien HAVET.

Le Propriétaire-Gérant : ERNEST LEROUX.

Le Puy, typ. et lith, Marchessou fils, boulevard Saint-Laurent, 23.

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article très bienveillant, souhaite que l'oeuvre soit une oeuvre nationale, dans tous le sens du mot, et contribue à l'éducation politique du peuple allemand. Cp. le compte-rendu de l'Athenaeum anglais que nous avons résumé dans le dernier numéro. Cp. Revue critique, no 27, et chroni. que, n° 15, p. 285.) - BEER, Zehn Jahre österreichischer Politik. 18011810. Leipzig, Brockhaus. 1877. (Dittrich : bon. Cp. Revue critique, 1878, n° 3o, art. 134.) — DUNCKER, Beiträge zur Erforschung und Ge

30 schichte des Pfahlgrabens (Limes imperii romani transrhenanus) im unteren Maingebiet und der Wetterau. Kassel, Freyschmidt. (Schneider : doute des conclusions de l'auteur.) – Epigrammata græca ex lapidibus conlecta, edidit G. KAIBEL. Berlin, Reimer. 1878. (Dittenberger; excellente publication. Cp. Revue critique, 1879, no 2, art. 5, p. 25.) Sylloge inscriptionum atticarum in usum scholarum Academicarum composuit Droysen. Berlin, Weidmann, 1878. (Dittenberger : remplira son but.)

Zeitschrift für deutsches Alterthum und deutsche Litteratur, pp. E. STEINMEYER, Tome XI (XXIII), 3e Livraison : E. HENRICI, Der lateinische Text in Notkers Psalmencommentar. E. KÖLBING, Geistliche Auslegung von Schiff und Regenbogen. Isländisch. – E. DÜMMLER, Rythmen

· aus der Karolingischen Zeit : De puero interfecto a colobre; Versus de

a Iudit et Holofernem; Incipit ritmus de diuite et paupere (tirés de divers mss. du ixe siècle de Paris, Vérone, Bruxelles, Clermont-Ferrand, Oxford, etc.) - E. DÜMMLER, Der Dichter Theodofridus (auteur d'une poésie latine sur les Six âges du monde). - E. Voigt, Zum erweiterten Romulus. - E. Voigt, Odo de Ceringtonia und seine Quellen (prouve que la plupart des fables et paraboles d'Odo sont des imitations libres du livre de Romulus, dont il est question dans l'article précédent) . E. Voigt, Thierfabeln und Thierbilder des beginnenden XI. Jahrhunderts. — J. W. SCHULTE, Gothica Minora (2° article). – E. Von OTSchulte

VON TENTHAL, Ein Fragment aus Dietrichs Flucht. (D'un mss. du 130/14° siè. cle des archives du château de Kasten dans le Vinschgau [Tyrol]).

Deutsche Rundschau, juillet 1879 : Die neuere russische Memoiren-Literatur. (La littérature des Mémoires en Russie devient de plus en plus abondante; les journaux et les revues publient sans cesse des Mémoires; c'est par ces publications qu'on connaîtra mieux la génération qui gouverne actuellement la Russie; la plus grande partie de l'art. est consacrée à Herzen.) - Benno ERDMANN, Zur Charakteristik der Philosophie der Gegenwart in Deutschland. (Suite.) — Pletsch, die Berliner-Nationalgalerie. – HÜBNER, Römisches in Deutschland. (Fait suite à l'étude parue en mai sur « une annexion romaine », celle de la Grande-Bretagne; travail sur les frontières romaines de la Germanie, depuis Ratisbonne jusqu'aux bouches du Rhin.) Boehr, Die Hawaiischen Inseln, Blätter aus einem Reisetagebuch. - Literarische Rundschau : Zur Technik der modernen Erzählung. (W. Scherer.)

Rassegna Settimanale (la), n° 78, 29 juin 1879 : Le facoltà philosofiche in Austria. - La giostra dei tori nel mausoleo di Augusto sul finire del secolo xvill. (A. Bertolotti.) - Scoperte archeologiche in Roma, la Roma quadrata. (E. de Ruggiero.) La controversia fra Haeckel e Virchow. - I papi e il Nepotismo, lettera ad direttori (M. F.). - Bibliografia ;

DE MATTIO, Parini, le Odi, con commenti e un discorso preliminare storico-letterario. Innsbruck, Wagner; FRIGERI, L'Io, Principii della nuova Epopea Italiana, Mantova, Guastalla.

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