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puscula vesperascentem coloribus quam vividis depinxit! Vesperi quotiens, dum foco assidemus, hoc jubente resurgit Italia! Vesperi nuper, dum hujus Idyllia forte meditabar, Cami inter arundines mihi videbar vocem magnam audire clamantis : lày ó μέγας ου τέθνηκεν. Vivit adhuc Pan ipse cum Marathonis memoria et Pheidippidis velocitate immortali consociatus. »

BELGIQUE. — Le 9 juin est décédé à Cobegge (Andenne) M. De Coster, un des directeurs de la Revue belge de numismatique ; on lui doit un classement des monnaies de Charlemagne et de ses successeurs (voir la Revue de 1852 à 1860), et il avait formé deux importantes collections, devenues la propriété de la Bibliothèque royale de Bruxelles, la collection des monnaies carolingiennes d'Australie et celle des monnaies du duché de Brabant depuis les Godefroid 'jusqu'à Philippe II.

· Nous avons annoncé que le 3° congrès des américanistes aurait lieu à Bruxelles. Le secrétaire-général du comité d'organisation, M. Anatole BAMPS, a publié un exposé relatif au but et aux tendances de l'ouvre ; il y a joint le programme de la session et les statuts défininifs du Congrès. Pour être membre du Congrès, il suffit de demander une carte à l'un des délégués. La cotisation est fixée à 12 francs. Tous les membres ont droit aux publications du Congrès et au compte-rendu de ses travaux qui formera deux volumes, de 600 pages chacun, avec cartes, planches et gravures (s'adresser pour plus amples renseignements, au secrétariat-général, à Bruxelles, rue du Marteau, 31).

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DANEMARK. – A l'exemple de l'Allemagne qui possède aujourd'hui, dar quatorze universités, des chaires spéciales de géographie, le Danemark a fondé à l'université de Copenhague une chaire de géographie. Cette chaire a été confiée à M. E. LEFFLER, dont l'on connaît les travaux sur le Belt et le Kattegat, parus dans les Mittheilungen de Petermann (1872 et 1874), et le Manuel de géographie (Handbog i Geographien) qui a déjà eu deux éditions (Copenhague, Gyldendal) et qui paraîtra sous peu en suédois (Stockholm, Norstedt). M. Loeffler vient de publier en français une petite brochure (Copenhague, Gyldendal; Paris, Klincksiek), qui a pour titre : Quelques réflexions sur les études géographiques, leur but et leur situation actuelle. Il insiste surtout sur ce point : c'est que ceux qui font de la géographie une profession doivent suivre un cours complet d'études préparatoires, et connaître non-seulement l'histoire et la statistique, mais les sciences naturelles et l'ethnographie. Toutes les universités devraient posséder une chaire spéciale de géographie. C'est aux universités, dit M. L., que revient la direction du travail scientifique, ce sont elles qui recueilleront les matériaux amassés par les voyageurs, pour les soumettre à une critique et les fondre en un tout. Les sociétés de géographie organisent des expéditions et publient des relations, mais ce qui importe le plus, c'est la « rédaction scientifique »; il faut, dit M. Loeffler, rassembler les détails dans un a tableau complet », dans un « ensemble bien coordonné ».

- M. MestoRF a traduit en allemand l'ouvrage de M. WORSAAE, directeur du musée des antiquités scandinaves de Copenhague, sur l'histoire primitive du Nord d'après les monuments contemporains (Nordens Forhistorie efter samtidige Mindesmaerker). Cet important ouvrage comprend trois parties : l'âge de la pierre, l'âge de bronze, l'âge de fer (Die Vorgeschichte des Nordens nach gleichzeitigen Denkmaelern von J.J. A. Worsaae, ins Deutsche übertragen von J. Mestorf. Hamburg, Meissner, in-8°, 127 pages).

- M. BARTHOLD a traduit du danois une des oeuvres les plus considérables de

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Særen Kierkegaard, « l'Exercice au christianisme » (Einübung im Christenthum. In-8°, 360 pages. Halle, Fricke). – La librairie Barth, de Leipzig, publie en même temps une traduction de l'étude littéraire de George BRANDES sur Kierkegaard (Særen Kierkegaard, ein literarisches Charakterbild, in-8°, 240 p. « On ne comprend Kierkegaard, dit M. Brandes, que si l'on cherche à s'expliquer l'histoire de son génie par les premiers germes de son caractère et de son talent, que si l'on poursuit, autant que possible, depuis ses premières facultés jusqu'aux derniers résultats, les lignes de son développement, qui s'entrelacent et se croisent, sans vouloir être plus conséquent ou plus rectiligne que la nature ». Nous recommandons cette étude, où l'on retrouve l'originalité et la vigueur du critique danois.

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ITALIE. M. Vito La Mantia a fait tirer à part l'article qu'il avait publié dans la Rivista Europea (1“ avril 1879), sur les origines et les vicissitudes des anciens statuts de la ville de Rome (Origini e vicende degli statuti Roma; Florence, tipographia della Gazzetta d'Italia).

– En Angleterre, en Allemagne, en France, la récente occupation de l'île de Chypre par une garnison anglaise a fait naître des brochures et des livres en grand nombre; l'Italie est entrée à son tour dans la lice; dans un ouvrage, qui vient de paraitre, un sénateur du royaume, M. Lauria, raconte l'histoire de l'ile et décrit sa situation actuelle. (Cipro, Studi per Giuseppe Aurelio Lauria.)

Un des vice-présidents de la New Shakspere Society, M. Carcano de Milan, a terminé le huitième volume de sa traduction des cuvres de Shakspeare; ce volume contient Henry V (Re Arrigo V) et les deux premières parties d'Henri VI, avec des introductions historiques et des gravures sur bois.

L'Unione tipografico-editrice vient de publier le dernier fascicule d'un grand dictionnaire de la langue italienne, commencé il y a dix-sept ans par l'abbé TomMASEO et les professeurs Meini et BELLINI; à la mort de Tommaseo (1874), M. Meini a seul poursuivi le travail; il est l'auteur des trente derniers fascicules, et de la préface.

Le comte Luigi Pennazzi vient de publier un livre, où il raconte ses voyages en Grèce et ses impressions (La Grecia moderna. Milan, Trèves); il décrit particulièrement l'Epire, où il était l'année dernière à la tête des insurgés.

– Le chanoine comte Giuliari, bibliothécaire de Vérone, a l'intention de publier prochainement le recueil de tous les Inedita de la bibliothèque de Vérone, auquel il travaille depuis très longtemps.

Le xvilo volume (troisième de la seconde série des Miscellanea di storia italiana (Turin, Bocca, 678 pages) renferme : 1° une notice sur le comte Sclopis, par M. Ricotti; 2° le testament de Mercurino Arborio di Gattinara, grand chancelier de Charles-Quint, édité par M. Promis; 3° des lettres inédites de Muratori, copiées au Musée de Crémone par M. CERUTI; 4o un document inédit du xio siècle sur la trève de Dieu publié par M. BOLLATI; 5° des mémoires de Carlo Francesco Manfredi di Luserna (1551-1631) édités par M. Promis; 6° une série d'anciens documents, tirés des archives de l'archevêché de Turin par M. CHIUSO; 7° une notice, accompagnée de documents inédits, sur la vie de Giovanni Francesco Bonomi, évêque de Verceil, et nonce du pape en Suisse et en Allemagne (1536-1595), publiée par M. G. COLOMBO; 8, sous le titre d'Annali e Scritti di Giovanni Spano, une notice de M. A. Manno sur l'archéologue sarde Spano, suivie d'un résumé des dates importantes de la vie de Spano et d'une liste méthodique de ses ouvrages.

- A la suite d'un article de la Revue politique et littéraire (5 mai) où M. Félix

HÉMON cherche à prouver que Mme de La Fayette est vraiment l'auteur de la Princesse de Clèves, M. PERRERO écrit aux directeurs de la Rassegna Settimanale qu'il a trouvé un autographe authentique de Moe de La Fayette, une lettre écrite tout entière et signée de la main de la comtesse. « Cette lettre, dit-il, dont je fais exécucuter un fac-similé, confirme par l'orthographe et l'écriture l'authenticité de la lettre en question. »

- Le Giornale di Sicilia du 5 mai publie une lettre adressée par M. Vincenzo di Giovanni, de Palerme, à M. le professeur Ugo Antonio Amico; nous résumons cette lettre importante d'après l’Athenaeum belge. La bibliothèque communale de Palerme possède deux manuscrits de Tommaso Schifaldo, l'un 12 Qq D. 70), contenant le commentaire de cet écrivain sur l'Art poétique d'Horace ; l'autre (2 Qq D. 69) des notes du même auteur sur les Satires de Perse; dans ce dernier manuscrit qui fut, au xvi° siècle, la propriété du poète latin Sebastiano Bagolino, se trouve un memorandum, écrit de la main même de Bagolino : c'est le catalogue de ses livres, et on y voit figurer, entre les deux manuscrits ci-dessus mentionnés, le fameux Hortensius de Cicéron, dont toute trace était perdue depuis le commencement du xil siècle. Ce livre, (De philosophia liber sive Hortensius), est souvent cité par S. Augustin; il est mentionné au xie siècle (1054) par un moine de Reichenau, Herrmann; on le trouve dans l'inventaire des livres donnés à l'abbaye du Bec par Philippe, évêque de Bayeux (XIIe siècle), sous le titre ad Hortensium liber I. Aujourd'hui nous ne possédons de l'Hortensius que des fragments, extraits pour la plupart des æuvres de S. Augustin et recueillis par Nobbe et par Schneider en 1841 et 1844. Mais il est désormais établi qu'au commencement du XVIIe siècle, en 1604, date de la mort de Bagolino, l'Hortensius existait encore. Voilà, ajoute M. Vincenzo di Giovanni, une agréable surprise pour toutes les personnes vouées au culte des lettres classiques; quelle surprise plus grande exciterait sa découverte!

Les travaux de construction d'une route ont fait découvrir, près de Poggio-Mirtelo, un tombeau étrusque renfermant plusieurs amphores et des vases de dimensions variées. On pense que ce tombeau n'était pas isolé et qu'une nécropole s'élevait autrefois sur cet emplacement. Le ministre de l'instruction publique a donné ordre de poursuivre les fouilles.

On a découvert à Rome, dans une propriété longeant la « via di Firenze », un hermaphrodite qu’on suppose être une copie de la fameuse statue de Polyclète; cet hermaphrodite, d'un travail romain remarquable, est couché et un peu plus petit que nature. On prend, en ce moment, des mesures pour préserver de la destruction les Graffiti Ju Paedagogium, au bas du Palatin.

Les peintures découvertes près de la Farnésine ont été détachées de leurs murailles; deux artistes, venus de Pompei, ont exécuté cette délicate operation. Ces fresques, au nombre de trente-deux, représentent des scènes mythologiques ou historiques; on en fait le plus grand éloge, et une revue anglaise les compare, pour la couleur et l'effet, aux toiles hollandaises; quoique vieilles au moins de vingt siècles, elles ont une certaine fraîcheur. Chaque peinture, que l'on détache, avec la couche de platre adhérente, est soigneusement placée dans une caisse. Les caisses se trouvent en ce moment au rez de chaussée d'un édifice annexe de l'église de Saints-Cosme-et-Damien.

- L'Académie royale des Lincei, à Rome, a accepté la somme de 5,000 franes mise à sa disposition par la municipalité de Sassoferraio, pour être donnée à l'auteur du meilleur mémoire sur le jurisconsulte Barthole (né au xive siècle à Sassoferrato), son temps et ses doctrines. Les mémoires devront être écrits en italien ou en latin. MM. Mancini, Messedaglia et Mariotti, chargés de préparer le programme du concours, indiquent dans leur rapport les points principaux qu'il faut traiter et les documents inédits que les concurrents pourront consulter dans certains dépôts publics d'Italie,

ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES

Séance du 27 juin 1879.

M. Gaston Paris, au nom de la commission du concours annuel des antiquités de la France, annonce qu'aucun des ouvrages envoyés cette année au concours n'a paru mériter une médaille : la Commission a décerné seulement six mentions honorables aux auteurs des ouvrages suivants :

1. DELPECH, La bataille de Muret et la tactique de la cavalerie au xın° siècle (avec supplément);

2. De Lens, Facultés, collèges et professeurs de l'université d'Angers du xvøs. å la Révolution, t. 1;

3. Hucher, Monuments de la famille de Bueil ; L'émail de Geoffroi Plantagenet; 4. De Fleury, Notes additionnelles et rectificatives au Gallia Christiana (ms.); 5. GUILLOUARD, Recherches sur les colliberis; 6. ARBELLOT, La vérité sur la mort de Richard Coeur-de-Lion. L'Académie procède à l'élection d'un membre libre en remplacement de M. de Lasteyrie, décédé. M. Frédéric Baudry est élu par vingt-deux voix contre dix-huit données à M. le comte Paul Riant et une à M. Charles Tissot (qui avait retiré sa candidature).

M. Geffroy, directeur de l'Ecole française de Rome, adresse par lettre de nouveaux détails sur la maison antique découverte près de la Farnésine. On a trouvé une quatrième chambre, avec une paroi peinte. A côté de médaillons avec des scènes de genre, une frise peu étendue présente des paysages avec temples et édicules comme ceux qu'on voit au Palatin dans l'une des chambres de la maison de Livie. Sur le mur extérieur M. Geffroy a aperçu un graffito à peine tiré de terre. M. Geffroy Tend compte ensuite d'une excursion archéologique qu'il a faite, avec un membre de l'Ecole, à l'antique nécropole de Volci, à Canino et à Musignano. Il rectifie ce qu'il avait annoncé, d'après un simple oui-dire, au sujet d'un cadavre entouré de pétrifications par l'effet de l'infiltration des eaux de la Fiora. Il n'y a rien là d'analogue aux cadavres moulés dans la cendre à Pompéi. Le cadavre de Volci, étendu sur la pierre funéraire, avec des armes, des vases, etc., a reçu pendant des siècles des gouttes d'eau chargée de calcaire : ce calcaire s'est étendu en une couche solide et mate qui a tout confondu, ossements. vases, etc. La matière pétrifiée semble être partout de même nature : seuls le crâne, les os des jambes et des pieds, la bouche d'un vase et quelques autres saillies analogues émergent de la masse. C'est une singularité, mais sans intérêt pour l'archéologie. Le prince Torlonia, propriétaire d'une partie de la nécropole de Volci, y fait faire des fouilles sous la direction de M. Marcelliani. Ces fouilles ont amené la découverte de plusieurs objets importants. Le plus remarquable est un grand sarcophage étrusque, orné sur trois faces de basreliefs, et sur le couvercle, forme de toit, d'une statue grandiose en demi-relief qui représente un génie de la mort ou du sommeil, en vêtement flottant, aux vastes ailes déployées, la tête rejetée en arrière : c'est un morceau de sculpture très intéressant. -'M. Torlonia se propose aussi de faire fouiller, s'il se peut, l'intérieur du célèbre tumulus de la Cucumella, qui est resté jusqu'ici inaccessible à tous les explo

M. Ernest Desjardins communique une note de M. Pélagaud, docteur ès lettres, annonçant une découverte importante pour la métrologie romaine, qui vient d'être faite en Italie. En réparant, pour le mettre en état de servir encore, un ancien aqueduc romain voisin de Bologne, l'ingénieur chargé des travaux, M. Zannoni, a trouvé, dans une partie qui avait déjà subi des réparations à une époque ancienne, des entailles tracées à la pointe sur les parois, à des intervalles réguliers. Sur l'une des

rateurs.

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REVUE CRITIQUE D'HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE parois du canal, ces entailles sont espacées de o“,295; sur l'autre paroi, de 0,413; les unes et les autres sont numérotées de dix en dix, en chiffres romains. La plus grande division répondait probablement à quelque unité de mesure locale (il y a encore aujourd’ui un pied bolonais de 0",38) : 10 de ces grandes divisions équivalent à 14 des plus petites. Ces dernières sont sans doute des pieds romains; en effet, la paroi où on les trouve porte en un endroit une inscription ainsi conçue : I.C.X.M.P., que M. Pélagaud interprète : Incipit caput decem millium pedum . Le pied romain serait donc, d'après cela, de 0",295. C'est moins que ce que l'on admet généralement; mais il faut remarquer, ajoute M. Pélagaud, qu'on a déjà constaté que le pied romain avait subi une légère diminution vers l'époque de Septime Sévère. Or les marques tracées sur les parois de l’aqueduc de Bologne peuvent bien être postérieures à cette époque.

M. Desjardins dit qu'il est établi que le pied romain était de o 2963, et qu'il faut s'en tenir à cette mesure. Elle donne pour le mille romain, de cinq mille pieds, 1481" 50. et pour la lieue gallo-romaine d'un mille et demi, 2222" 25, soit exactemeni la moitié de l'ancienne lieue de France, qui était de 4444" 50; aussi admeton généralement que l'ancienne lieue de France était la double lieue gallo-romaine

, dont la mesure s'était exactement conservée à travers le moyen-âge. La même évaluation donne juste 75 milles romains au degré. Ces coincidences remarquables disparaîtraient si l'on devait admettre que le pied romain eût été de o 295. M. Desjardins est disposé à croire que l'on se sera trompé en mesurant les pieds romains marqués sur l'aqueduc de Bologne. Il émet le voeu qu'on en prenne la mesure encore une fois, en mesurant, non un seul pied à la fois, ce qui prêterait facilement à des erreurs, mais un nombre considérable de pieds, pour en déduire ensuite la longueur du pied par le moyen d'une division arithmétique : il pense qu'en procédant ainsi on trouvera, là aussi, o" 2963 et non om 295.

M. Paul Pierret commence la lecture d'un travail intitulé : Essai sur la mythologie égyptienne. Selon M. Pierret, cette mythologie n'est pas aussi obscure qu'on l'a dit souvent, et il est possible d'en débrouiller le chaos : c'est ce qu'a commencé de faire un répétiteur de l'Ecole pratique des hautes études, M. Grébaut, et ce que M. Pierret espère faire plus complètement encore. Pour cela il ne faut pas s'attacher aux noms des dieux et aux custes locaux, car le même dieu ou le même symbole divin était adoré en divers lieux sous des noms différents. Il faut considérer la fonction de chaque figure divine, son rôle dans la symbolique mythologique. Sil fallait en croire M. Pierret, le principe fondamental de la religion des Egyptiens aurait été le monothéisme. Leur polythéisme serait purement symbolique : les divers dieux ne seraient que des figures sous lesquelles les initiés à la doctrine, les prêtres représentaient les diverses manifestations du dieu suprême, primordial, unique. Au peuple seulement, au vulgaire, ces prêtres faisaient croire que ces symboles étaient des dieux véritables : et ils les entretenaient dans cette illusion, parce qu'en les tenant dans la superstition ils avaient mille prétextes de tirer d'eux de l'argent. Telle est la thèse soutenue par l'auteur du mémoire. Dans un premier chapitre, M. Pierret réunit les passages qui lui paraissent prouver le monothéisme fondamental de la doctrine des préires égyptiens. Il traite ensuite de la principale manifestation de la divinité et de la première figure divine du panthéon égyptien, le Soleil.

Ouvrage déposé : The sacred books of the East translated by various oriental scholars and edited by F. Max Müller. (Oxford, Clarendon Press, vol. I-III, in-8.)

Présenté de la part de l'auteur, par M. de Longpérier : La langue et le peuple des Mèdes, par Jules OPPERT (1 vol. in-8).

Julien HAVET.

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1. M. Desjardins fait des réserves sur les deux premiers mots de cette lecture, qui lui paraissent contenir un pleonasme.

Le Propriétaire-Gérant : ERNEST LEROUX.

Le Puy, typ. et lith, Marchessou fils, boulevard Saint-Laurent, 33.

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