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The Academy, n° 372, 21 juin 1879 : TROLLOPE, Thackeray. Macmillan. (Ward : bon ouvrage, fait partie de la collection « English Men of Letters. - Early Christian History. KEIM, aus dem Urchristenthum.

) Zurich, Orell et Fussli; WIESELER, die Christen-Verfolgungen der Cäsaren bis zum dritten Jahrhundert, historisch und chronologisch dargestellt. Gütersloh, Bertelsmann; HARNACK, die Zeit des Ignatius und die Chronologie der antiochenischen Bischöfe bis Tyrannus. Leipzig, Hinrichs. (Sanday : bons ouvrages, cp. sur le premier, Revue critique, 1879, n° 24, art. 106, p. 438; sur le troisième, Revue critique, 1878, n° 38, art. 168, p. 184.) - COTTERILL, Travels and Researches among the Lakes and Mountains of Eastern and Central Afrika, from the Journals of the late Frederic Elton. Murray. Ravenstein.) -- The Satsuma Re

() bellion, an Episode of modern Japanese History, by MOUNSEY. Murray. (Douglas.) - Ribot, La psychologie allemande contemporaine. (Ecole expérimentale.) Paris, Germer-Baillière. (Grant Allen : très clair et très net; l'auteur expose avec beaucoup de lucidité et de concision les systèmes psychologiques.) - Pezzi, Aryan philology according to the most recent Researches, translated by E. S. Roberts. Trübner. (Sayce : très bon livre, mais mal traduit.)- Sancti Aristidis philosophi Atheniensis Sermones Duo. Venetiis, libraria P. Mechitaristarum im Monasterio S. Lazari. (Dowden : publication en arménien de la première traduction de deux écrits de l'apologiste chrétien Aristide, avec une version en latin.)

The Athenaeum, no 2695, 21 juin 1879 : SHEPHERD, Waltoniana, inedited Remains in Verse and Prose of Izaak Walton. Pickering. MalLOCK, Is Life Worth Living? Chatto a. Windus. Joyce, School Irish Grammar. Dublin, Gill a. Son. (Nouvel ouvrage de l'auteur du livre intitulé « Origin and History of Irish Names of Places » ; ouvrage recommandable où il y a très peu de détails à modifier.) JOHNSTON a. Browne, Life of Alexander H. Stephens. Lippincott. (Vie d'un des hommes qui ont joué un grand rôle dans l'histoire des Etats-Unis ; Stephens a été vice-président de la Confédération du Sud et représente au Congrès la Géorgie, son état natal.)

— Notes of the Debates in the House of Lords, officially taken by Henry Elsing, Clerk of the Parliaments. A. D. 1624 and 1626, edited from the original M. S. in the Possession of Carew, by S. R. GARDINER. Camden Society. (Très curieux.) - HUTCHINSON, In Tents in the Transvaal. Bentley a. Son.

Literarisches Centralblatt, n° 24, 14 juin 1879 : DELISLE, Notice sur un manuscrit de Lyon renfermant une ancienne version inédite des trois livres du Pentateuque. Paris, Champion. – Urkundenbuch des Klosters Berge bei Magdeburg, hrsg. v. Holstein. Halle, Hendel. (Beaucoup de documents inédits) — PERLBACH, Daniel Manin u. Venedig. 1848-49.

. (Solide conférence.) BÖHRINGER, Gregoire, ein Lebensbild aus der französischen Revolution. Greifswald, Bamberg. (Un peu sec.) - De SAUSSURE, Mémoire sur le système primitif des voyelles dans les langues indo-européennes. Leipzig, Teubner. (Beaucoup de choses contestables, mais beaucoup d'ingénieuses, « don de combination » peu ordinaire.) LINDNER, Altindische Nominalbildung nach den Samhitâs dargestellt. Jena, Costenoble. 1878. (Très-utile.) - Birt, De Halieuticis Ovidio poetae falso adscriptis. Berlin, Weidmann. 1878. (Résultats peu évidents.) – SEDLMEYER, Prolegomena critica ad Heroides ovidianas. Wien, Gerold. (Très soigné et très louable. ) - Horatii Flacci opera, recens. Koller u. Holder. Editio minor. Leipzig. Teubner. 1858. Edition critique très commode et qu'il faut répandre.) - GUSTAFFSON, De Cicero

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D'HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE

N° 27

5 Juillet

1879

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Sommaire : A nos lecteurs. 123. DE VALROGER, Les Celtes, la Gaule celtique,

étude critique. — 124. V. Duruy, Mémoires sur les « tribuni militum a populo » et sur la formation historique des deux classes de citoyens romains désignés sous le nom d'honestiores et d'humiliores. Rectification. Chronique (France, Allemagne, Angleterre, Belgique, Danemark, Italie). Académie des Inscriptions.

A NOS LECTEURS

La nécessité où s'est trouvé M. Bréal d'abandonner la direction de la Revue critique a paru à nos lecteurs aussi pénible qu'à nous. Plusieurs d'entre eux ne se sont pas bornés à s'affliger de ce départ; ils s'en sont alarmés. Les études orientales, disaient-ils, ne seront plus représentées dans le comité de rédaction, où déjà les études classiques ont cessé de l'être depuis la mort de C. de la Berge; restreinte de plus en plus à l'histoire et à la philologie moderne, la Revue critique n'aura plus de raison d'être à côté de la Revue historique et de la Romania. Ces craintes seraient fondées si nous n'avions cherché à combler au plus vite les vides sensibles qui se sont faits dans notre petit groupe. Mais on doit reconnaître que, loin de s'acheminer vers une mort prochaine, la Revue reçoit un surcroît de vitalité en s'adjoignant des forces jeunes et dévouées comme celles dont nous avons obtenu le concours. MM. Stanislas Guyard et Charles Graux sont connus de tous nos lecteurs; nous ne pouvons faire ici leur éloge. M. Guyard, comme secrétaire, a relevé notre recueil autrefois sérieusement menacé; M. Graux lui a donné depuis trois ans des articles qui, entre autres mérites, avaient celui d'être parfaitement conformes à l'esprit que nous avons cherché à faire prévaloir dans la critique. Sous sa direction, la Revue fera enfin à l'antiquité classique la place considérable que nous avons toujours voulu lui accorder, sans y être parvenus jusqu'ici. Les études orientales, par le concours de M. Guyard, verront se maintenir et s'accroître l'importance qu'elles ont prise ici; les travaux consacrés à l'histoire des antiques civilisations de l'Orient seront notamment l'objet d'une attention soutenue. Voilà donc reconstitué le quadrige primitif avec lequel nous sommes, il y a plus de treize ans, entrés en campagne. Les chevaux, sauf un, ont plusieurs fois changé; quatre, pour diverses causes, se sont arrêtés ou éloignés; un a Nouvelle série, VIII

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succombé. Ceux qui tirent aujourd'hui sont en train et prêts à bien faire; ils vont d'ensemble et ne demandent pas mieux que d'entreprendre une longue traite côte à côte. Espérons que rien ne les séparera prématurément et que, pendant bien des années, ils feront allègrement marcher le char auquel ils se sont attelés.

S

123. — Les Celtes, la Gaule celtique, étude critique par L. DE VALROGER.

Paris, Didier, 1879, in-8° vii et 360 pages. Prix : 7 fr. 50.

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Il n'existe pas d'histoire du droit français écrite en notre langue, puisque celle de Laferrière, d'ailleurs si faiblement composée, n'a pas été achevéu 1. Si on veut lire une histoire du droit français, il faut se conten. ter des livres de Guillaume Schæffner 2 et de Warnkoenig 3, tous deux écrits en allemand. Ce n'est pas que l'histoire du droit ne soit cultivée en France par des savants éminents, mais tous, jusqu'à présent, se sont contentés de publier des monographies. MM. Laboulaye, Giraud, de Rozière, malgré l'autorité légitime qu'ils doivent aux travaux par lesquels ils ont chacun mis en lumière tant de points obscurs de notre vieux droit, n'ont pas eu la hardiesse de nous en offrir un tableau d'ensemble.

Quelques anciens élèves de l'école des Chartes, juristes en même temps qu'érudits, se rappellent encore l'émotion avec laquelle ils ont assisté, en 1850, au concours alors ouvert pour la chaire d'histoire du droit à la Faculté de Paris. Le talent que M. de Valroger déploya dans les épreuves orales et qui lui assura le succès, donnait des espérances que jusqu'ici sa plume n'a pas réalisées 4. Le volume dont j'ai à rendre compte, doit-il être le premier de l'ouvrage que les débuts si brillants du savant professeur nous avaient fait attendre de lui? Est-ce ainsi que nous devons entendre les derniers mots, d'ailleurs si justes, de ce livre : « l'époque cel

tique n'est pas le vrai commencement du droit français, elle n'en est « que la préface ? »

Si M. de V. a l'intention de continuer ce travail et de laisser après lui une trace écrite de trente années d'enseignement, le volume dont il est question a des qualités qui peuvent nous faire désirer l'exécution de ce projet. L'auteur a un vrai talent d'exposition; c'est un esprit sage, sans enthousiasme, et, sans être un érudit au sens le plus élevé du mot, il a

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1. Histoire du droit civil de Rome et du droit français par M. F. Laferrière. Paris, 1846-1858, six volumes in-89.

2. Geschichte der Rechtsverfassung Frankreichs von Wilhelin Schaeffner. Francfort-sur-le-Mein, 1845-1850, 4 volumes in-8°.

3. Franzoesische Staats und Rechtsgeschichte. Bâle, 1846, 3 volumes in-8°.

4. Voy. dans la Rev. crit. 2° année, 2e semestre (1867) p. 311, le compte-rendu d'un précédent ouvrage du même auteur.

a

une supériorité considérable sur tous ceux qui, avant lui, ont traité le même sujet. On peut donc recommander la lecture de son livre, mais je crois être plus utile en signalant ses défauts qu'en insistant sur ses mérites.

Je commence par le plan. M. de V. a divisé son livre en quatre parties : 1° les temps primitifs de la Gaule; 2° les Gaulois dans les temps historiques, d'après les anciens; 3o vues nouvelles de la science contemporaine, les peuples de langue celtique, leur histoire, leurš vieilles littératures; 4° les problèmes. La première partie est une sorte d'introduction à la seconde, et la troisième est une introduction à la quatrième : la seconde et la quatrième traitent exactement les mêmes sujets. Veut-on, par exemple, savoir ce que M. de V. pense de la religion celtique ? Il faut lire le chap. ix de la deuxième partie et le chap. 11 de la quatrième. Dans l'un on trouvera la religion celtique étudiée d'après les monuments de la littérature antique, dans l'autre on la verra étudiée d'après ceux de la littérature néo-celtique. Le résultat manque de clarté. M. de V. aurait dû suivre le plan de J. Grimm qui, dans ses Deutsche Rechtsalterthümer, adopte l'ordre des matières et réunit, dans chacun de ses chapitres, les textes de l'antiquité à ceux c'u moyen âge en les expliquant les uns par les autres,

Prenons comme exemple le chapitre por du livre fer de Grimm, der Herrschende, « le prince »".

Le savant allemand débute par le passage de Tacite, Germanie, 7, où l'auteur latin nous apprend ce qu'il sait du principe monarchique chez les ancêtres des Allemands modernes, puis J. Grimm place à la suite et commente les textes que nous fournissent sur le même sujet d'abord les historiens de l'époque romaine postérieurs à Tacite, ensuite les documents du moyen âge. De la comparaison de ces monuments d'âges différents, l'idée germanique ressort clairement; tandis que l'idée celtiqué reste quelque peu obscure après la lecture du livre de M. de V. On voit que les Allemands savent parfois « faire un livre » mieux que les Français qui prétendent avoir le monopole de cet art.

De cette critique générale, je passe à des points de détail : 1° M. de V. ne me paraît pas avoir toujours su tirer bon parti des auteurs de l'antiquité qui parlent des Celtes; 2° il ne connaît pas assez les langues ni les littératures néo-celtiques.

Je dis d'abord que, suivant moi, il n'a pas toujours su tirer bon parti des auteurs de l'antiquité qui parlent des Celtes. Voici un exemple. P. 154, M. de V. soutient que les Druides enseignaient la doctrine pythagoricienne de la métempsycose. C'est une erreur évidente. Sans doute Diodore de Sicile, copié depuis par divers auteurs, a cru que la doctrine des Gaulois sur l'immortalité de l'âme était identique à celle de Pythagore ? : mais il a fait en cela une confu

:

1. Seconde édition, p. 229. 2. Diodore, I. V, 4. XXVIII, & 6; édition Didot, t. I, p. 271.

sion certaine. Suivant Pythagore, les âmes des justes étaient, après la mort, conduites par Hermès dans les régions les plus élevées de l'air où elles se passaient de corps ; les âmes impures étaient, à titre d'expiation, condamnées à vivre un certain temps dans des corps d'animaux et d'hommes, et c'était seulement après avoir subi cette pénitence qu'elles atteignaient le séjour des âmes des justes et pouvaient vivre de la même vie incorporelle ". La métempsycose est donc une peine infligée aux méchants, c'est sur la terre qu'elle est subie : les corps dans lesquels l'âme impure est reléguée sont ceux que nous touchons et que nous voyons.

La doctrine druidique est toute différente. Tous les morts reçoivent un corps nouveau : il ne s'agit donc pas ici d'une peine. Ce corps nouveau ne se trouve pas sur la terre que nous habitons : les âmes des morts en prennent possession dans un autre monde, orbe alio ?, dans le pays des morts, ad manes 3. Avec ce corps nouveau, l'âme du défunt retrouve, dans cette seconde patrie, tous les objets placés dans la tombe autour de son corps terrestre, ou brûlés dans la cérémonie des funérailles : armes, vétements, esclaves, jusqu'à des lettres missives, ou des titres de créance. Tel était l'enseignement des Druides, si nous nous en rapportons aux textes classiques.

Si M. de V. avait connu un peu la langue et la littérature de l'Irlande, il aurait pu, en regard des textes que César, Lucain, Pomponius Méla, etc., nous offrent sur la doctrine celtique de l'immortalité de l'âme, mettre les textes irlandais que nous fournissent les cycles épiques de Cûchulain et d'Oisin.

Ainsi la légende de la mort de Condla nous donne un nom irlandais du corps des défunts dans l'autre monde, c'est delb 4. Delb, dans le Priscien de Saint-Gall, virio siècle, dans le Saint Paul de Wurzbourg, Ixsiècle, traduit le latin imago, forma et species 5. Cormac nous donne delb pour le terme qui servait à désigner les images des dieux des Irlandais payens, c'est-à-dire pour l'équivalent du grec siêw.ov 6. Or eiòwkov est chez Homère le nom du corps qui accompagne l'âme des défunts dans l'Hadès 7. L'Hadès, le pays des morts, s'appelle sid dans la littérarature irlandaise, c'est le pays des dieux. La légende de Midir et de la reine Etain nous apprend que là hommes et femmes, avec des couronnes d'or sur la tête, passent la vie à s'enivrer avec de la bière et à manger du porc frais 8. Or, c'est la doctrine qui, au cinquième siècle avant J.-C.,

1. Voir les textes réunis par M. Mullach, Fragmenta philosophorum graecorum de la collection Didot, t. II, p. X.

2. Lucain, Pharsale, I, 457. 3. Pomponius Mela, III, 2.

4. Windisch, Kurzgefasste irische Grammatik, p. 119. Cp. Revue critique, 1879, n° 16, art. 64, p. 293.

5. Zeuss, Grammatica celtica, 2e édition, p. 242-245.
6. Sanas Chormaic chez Whitley Stokes, Three irish glossaries, p. 25.
7. Iliade, xxIII, 72, 105; Odyssée, xi, 213, 476.
8. Voir le texte original, chez O'Curry, On the manners, t. III, p. 191-192.

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