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LA

STÈLE DE MÉSA

ROI DE MOAB

ÉDITION COMPLÈTE AVEC LES FAC-SIMILE DE L'INSCRIPTION

DES ESTAMPAGES

LA PHOTOGRAPHIE DU MONUMENT ET DE NOMBREUSES GRAVURES

PAR

CH. CLERMONT-GANNEAU

Un beau volume in-folio

Prix. .

20 francs.

Le Puy, imprimerie de Marchessou fils, boulevard Saint-Laurent, 23.

REVUE CRITIQUE

D'HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE

RECUEIL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION
DE MM. M. BRÉAL, G. MONOD, G. PARIS

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PARIS
ERNEST LEROUX, ÉDITEUR

LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ ASIATIQUE
DE L'ÉCOLE DES LANGUES ORIENTALES VIVANTES, ETC.

28, RUE BONAPARTE, 28

Adresser les communications concernant la rédaction à M. A. CHUQUET

(Au bureau de la Revue : 28, rue Bonaparte, 28).

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR, RUE BONAPARTE, 28.

(Suite du Catalogue)

I 25

2 50

Heckel. Etude sur le gorille du musée de Brest. 1876, in-8, pl.
Hecquard (Ch.). Eléments de grammaire franco-serbe. Belgrade, 1875, in-8.
Henry Le P.). Vocabulaire français arabe, nouvelle édition donnant la traduction

de plus de 20,000 mots français, Beyrouth, 1867. gr. in-8, d. veau, 914 pages. Hervey de Saint-Denys (le Mis d’, de l'Institut). Recueil de textes faciles et gra

dues en chinois moderne avec un vocabulaire de tous les mois compris dans les 2009 is publié à l'usage des élèves de l'école spéciale des langues orientales

. 180g, in-8.

15

6 » - Le Li-Sao, počme du lile siècle avant notre ère, texte chinois, traduction et com

I 2

mentaire. Paris, 1870, in-8.

et sur

50

quelques documents inédits pouvant servir à l'identifier. Paris, 1876, in-8. semble de documents inédits, tirés des anciens écrivains chinois. 1873, in-8.

2 Hoffmann (1. J.). A Japanese grammar. Second edition, Leyde. 1876, gr. in-8.

25 Elovelacque (Abel). Langues, races, nationalités; 2e édition, 1875, in-8.

» 40 - Banlou ou Abantou? 4 pages in-8.

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2

- Le même, 1" édition, 1873, in-12,

- Le crine savoyard. 1877, in-8.

» 50 I 25 a

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The Academy, no 350, 18 janvier 1879 : DE CROZALS, Lanfranc, archevêque de Cantorbéry. Paris, Fischbacher. (Mullinger : l'auteur ne connaît ni Palgrave, ni Stubbs, ni Freeman, ni Savigny; il en reste à Augustin Thierry; il est parfois vague et emphatique ; pourtant, il a fait la meilleure biographie de Lanfranc; cp; Revue critique, 1878, n° 42, art. 187, p. 243.) — DENIS, Huss et la guerre des Hussites. Paris, Leroux. 1878. (Mullinger : excellent ouvrage, bien meilleur que celui de Gillett, moins brillant que le chapitre consacré à ce sujet par Milman dans sa Latin Christianity ; livre plein d'intérêt; une seconde édition est à souhaiter.) – BULLER, Forty Years in New Zealand. Hodder a. Stough.

ton. – LATHAM, Russian and Turk, from a geographical, ethnological and historical point of view. Allen. (Elie Reclus.) - Notes and News. (Parmi les nouvelles, quelques-unes empruntées à notre Chronique.) The vice-regal library in Cairo. (W. Spitta.) - Milton's « Rivers Arise », « The Heroinae) and Lady Dorothy Sidney. (Dowden.) – Irving's Hamlet. (Moy Thomas.) – The Gospel of St. John in Anglo-Saxon and Nor

. thumbrian Versions, edited by SKEAT. Cambridge. (Sweet : très-bon.) Discoveries of Antiquities in Italy in 1878. (Lettre intéressante de Barna. bei sur les découvertes archéologiques faites en Italie durant l'année 1878.)

The Athenæum, no 2673, 18 janvier 1879 : Seeley, The Life and Times of Stein or Germany and Prussia in the Napoleonic Age. Cambridge. (Excellent livre sur Stein et la Prusse au temps de Napoléon.) — Hamil

HAMILTON, The Poets Laureate in England, Beeing a History of the Office of Poet Laureate. Stock. (Volume amusant.) - ZIEGLER, die lateinischen Bibelübersetzungen von Hieronymus und die Itala des Augustinus. Munich, Riedel. (Livre soigné et judicieux, d'une grande valeur dans la question.) - BOULGER, The Life of Yakoob Beg, Athalik Ghazi, and Badaulet, Ameer of Kashgar. Allen, - Mr. Symonds' Shelley. (Forman.) – Lettres de Eugène DELACROIX recueillies et publiées par M. Philippe Burty. Paris, Quantin.

Literarisches Centralblatt, no 3, 18 janvier 1879: Patrum apostolicorum opera, Barnabæ epistula, etc.' Leipzig, Hinrichs. —-_Beyer, der limes Saxoniæ Karls des Grossen. Parchim, Wehdemann. (Très bonne étude.

RAMBAUD, Histoire de la Russie. Paris, Hachette. « Calme objectif, bon goût et connaissance du sujet », cp. Revue critique, 1878, n° 20, art. 98, p. 321.) - SCHLÖZER, General Graf Chasot. Berlin, Hertz. (Bonne monographie sur un Français qui fut l'ami et le compagnon de Frédéric II, cp. Revue critique, 1878, n° 43, art. 197, p. 270.) — Pindar's olympische Siegesgesänge in geläutertem Texte v. SCHWICKERT. Trèves, Lintz. (Mauvais.) - KVICALA, Vergil Studien, nebst einer Collation der Prager Handschrift. Prague, Tempsky. (Renferme de nombreuses explications, d'ailleurs fort soignées, de passages difficiles de la première partie de l'Enéide et sera, à cet égard, très-utile pour quiconque veut étudier la langue des poètes latins; la seconde partie est consacrée à un manuscrit de Prague du ixe siècle, où manquent les vers 329 du chant VI et 595 du chant III de l'Enéide; nombreuses variantes, dignes d'attention; la critique de Virgile devra désormais compter avec ce manuscrit; en somme, livre remarquable.) – MÜELLER Luc.) Orthogra

( phiæ et prosodiæ latinæ summarium. Petersburg, Leipzig, Teubner. Excellent résumé.) — Le Mystère de la Passion d'Arnoul Greban, p. p. G. Paris et RAYNAUD. Paris, 'Vieweg. (Excellente publication, très-utile pour l'histoire de la littérature et l'étude de la langue française. – Kur

KURSCHAT, Grammatik der litauischen Sprache. Halle, Buchh. des Waisenhauses, 1876. (Très-bon livre, aussi indispensable que la grammaire de Schleicher; l'auteur est un Lithuanien.)

D'HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE

N 5

14 Février

1879

sommaire : 19. La Médée d'Euripide, p. p. Prinz. 20. Longson, Géographie de la Gaule au vie siècle (second article). 21. Duc de BROGLIE, Le Secret du Roi. Académie des Inscriptions.

19. Euripidis Fabulæ ed. Rudolfus Prinz. Vol. I. Pars I. Medea. Leipzig. Teubner, 1878, x et 63 p. in-8o. – Prix : 2 mark (2 fr. jo).

.

M. Prinz nous promet une édition critique d'Euripide, dont la Médée forme le premier fascicule. On se demande tout d'abord ce qui distinguera cette édition de celle que Kirchhoff a donnée en 1855. Quelque grand que soit le mérite de ce dernier ouvrage, qui sert de base à celui de M. P., tous les manuscrits importants n'ont pu être collationnés alors avec le même soin ; ce sont surtout ceux de la deuxième famille, le Lau

; rentianus 322 et le Palatinus, aujourd'hui au Vatican, 287, particulièrement le premier, qui n'étaient pas suffisamment connus. La collation plus exacte de ces deux manuscrits aura une plus grande importance pour la constitution du texte, quand M. P, sera arrivé aux tragédies qui ne se trouvent que là. Pour les neuf premières pièces, l'autorité de la première famille prime celle de la seconde, et cependant cette dernière, qui ne dérive pas de la première, a plus de valeur que la plupart des éditeurs ne semblent aujourd'hui disposés à lui en accorder.

Au vers 1130 : oirlav, qui se lit dans les mss. de la première famille, est la glose de : écriav, leçon de L et P., tout le monde est d'accord làdessus. Aucun éditeur n'a hésité non plus à écrire au v. 1054, avec les mss. de la seconde famille : Ilapsival tois èpois! Oup.co!v, et non : Ôúp.asiv, leçon de la première famille. Ces deux exemples, auxquels on pourrait en ajouter d'autres, prouvent avec évidence que la seconde famille ne saurait être négligée. M. P. a donc bien fait de rétablir en plusieurs endroits les leçons de ces manuscrits; toutefois, il est peut-être allé un peu trop loin dans cette voie.

M. P. a aussi examiné avec grand soin le n° 2713 de notre bibliothèque nationale, il en a distingué les différentes mains et il a trouvé que ce manuscrit, justement estimé pour les scholies qu'il renferme, offre souvent aussi de bonnes leçons voisines de celles du Marcianus qui est notre meilleur manuscrit. Au v. 826 la division des mots : zúpols & TopOntou 'iro, çapképzvou (pour drocephópsvol), que j'avais tirée de l'interprétation d'une scholie, se trouve en toutes lettres dans ce manuscrit: M. P. nous l'apprend. Au v. 1188 sq., on croyait jusqu'ici que tous les mss. por Nouvelle série, VII.

5

taient : Πέπλοι δε λεπτοί..... λεπτήν έδαπτον σάρκα της δυσδαίμονος. Quoque la répétition du même adjectif soit ici inadmissible, on n'osait pas trop écrire avec l'Aldine : sukrin ždantov cáo.o., leçon qu'on regardait comme une conjecture de Musurus. M. P. lève tous les scrupules en nous apprenant que leurry se trouve dans le ms. 2713 de Paris, ainsi que dans celui de Copenhague.

Outre les manuscrits, M. P. a examiné les éditions, les dissertations, les programmes, les ouvrages de tout genre dans lesquels se trouve une observation, une conjecture sur le texte d'Euripide et il a mis, dans ces recherches minutieuses, une conscience vraiment admirable. Je crois que rien ne lui a échappé et que, s'il passe des conjectures sous silence, c'est qu'il ne les jugeait pas dignes d'être citées. On sait que beaucoup de corrections ont été faites plusieurs fois. M. P. rapporte chacune à son prenm

auteur, ce qui n'était pas toujours chose facile. Arrivons à la constitution du texte. Médée est la pièce d'Euripide qui renferme le plus de vers interpolés. Plusieurs se retrouvent à un autre endroit de la tragédie, où ils sont à leur place; d'autres ont été fabriqués par des acteurs ou par des lecteurs. La critique en avait déjà éliminé un grand nombre, quelques-uns le sonc pour la première fois dans la présente édition ; je citerai les v. 234, 246, 466, 714-715, 1225-1227. Quant au v. 246, il a été certainement composé par un lecteur qui interprétait malle vers précédent. Wilamowitz-Moellendorf l'a suffisamment démontré. L'interpolation des autres vers n'est pas aussi évidente. Je proteste contre l'exclusion du v. 466. Voici le passage :

*Ο παγκάκιστε· τούτο γάρ σ' ειπείν έχω
γλώσση μέγιστον είς άνανδρίαν κακόν:

ήλθες προς ημάς, ήλθες έχθιστος γεγώς; En supprimant le second de ces trois vers, on rend l'apostrophe de Médée faible, la phrase manque d'ampleur, d'abondance. Il est vrai que ce vers ne se comprend pas, mais ce n'est pas une raison pour le condamner, je voudrais, au contraire, poser en principe que nous n'avons pas le droit de retrancher d'un texte des mots, des vers ou des morceaux que nous ne comprenons pas. Il faut d'abord tâcher de les interpréter ou de les corriger ; ensuite seulement on peut les éliminer s'il y a lieu; j'avais péché moi-même contre ce principe en excluant les v. 1014 sq. de l'Hippolyle, mais j'ai fait voir dans cette Revue, 1876, 1, 207, qu'il suffit d'un léger changement pour rendre ces vers clairs et dignes d'Euripide. Autre exemple : on lit dans l'Hippolyte, 493 sq. :

Εν μέν γάρ ήν σοι μή 'πί συμφοραίς βίος 194

To!arcos, cómprov o' o53' Štýmyavaş yuvie
co% ãy to:' cuvřs cüvey foryst: 005

προήγον αν σε δεύρο : Comme les mots cómpoy o'cuc'étúryavaş quri, résistent à toute explication raisonnable, Nauck supprime le v. 494 et cette première suppression l'entraîne à sacrifier aussi le vers suivant, quelque innocent qu'il soit, et

466

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