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P. 25, 1. 8 et passim : nintaksu est à lire nin sumsu ', Ibidem : sasu et saga ne sont pas des mots, mais des idéogrammes ? dont la lecture est inconnue.

P. 30, 1. 19 et passim : kalumma est un idéogramme qui se lit en assyrien suluppi. Ibid. et passim : dariu « à jamais »; lisez darisam,

P. 34, 1. 9 et passim : edin « un » ; c'est istin qu'il faut lire,

P.45, 1. 77: didallis uselu « to ruins I brought »; le sens est : « je les fis monter en flammes = je les livrai aux fammes » 3.

P. 60, 1.4: epis anni u qillati « doing this and the revilers » ; traduisez « qui ont commis des fautes et des crimes ». Ibid.. 1. 6: aransunu « of their section », Aran est l'état construit de annu = arnu a faute », dont on a vu le génitif anni.

P. 95, 1. 79: zuab est un idéogramme, qu'il faut lire apsu. .

P. 121, 1. 58 : handis « joyfully »; lisez hantis (pour hamtis) < rapidement ».

P. 122, 1. 72 et ailleurs : gir « poignard, épée ». GIR est un idéogramme = patru.

P. 157. 1. 6 : M. Sayce traduit uzakkir harsanis « I completed carefully »; en revanche, p. 162, la même expression est rendue par « I completed artistically », et, p. 164, par «I completed skilfully ». Le sens réel est : « j'ai élevé comme une montagne » 4. P. 161, 1. 5 : riʻuta la sanan « un gouvernement sans pareil

» est lu par M. Sayce ria Lasanan et traduit « Shepherd Lasanan ».

Ces exemples suffisent à montrer que les critiques formulées plus haut ne sont nullement exagérées. A coup sûr, aucun assyriologue ne peut se flatter d'être impeccable : dans des études aussi nouvelles, chacun doit se résigner à acquérir la plus petite vérité au prix de mainte erreur. Encore faut-il veiller à ne point dissiper un trésor amassé si péniblement.

Stanislas GUYARD.

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13. Stephanus GRAMLEWICZ, Quaestiones Claudianeae. Vratislaviae, 1877.

Dans cet opuscule, qui est une dissertation pour le doctorat, M. Gramlewicz recueille tous les passages de Claudien imités de Virgile, d'Horace, d'Ovide et de Lucain, ceux qui contiennent des réminiscences de ces poètes ou qui trahissent leur influence sur la diction de Claudien. Chemin faisant, il donne quelques exemples intéressants de l'usage qu'on peut faire de ces parallèles pour fixer l'ordre chronologique des æuvres du poète et pour exercer la critique du texte. Sur ce dernier point, il montre peut-être une confiance excessive dans son procédé, oubliant que les interpolateurs, eux aussi, savaient par cour leur Virgile, leur Ovide et leur Lucain, et que, d'ailleurs, qui dit imitation et surtout réminiscence, ne dit pas copie. Enfin, M. Gramlewicz défend contre M. Jeep l'opinion qui fait naître Claudien à Alexandrie et il combat les jugements de ce savant sur la valeur relative des mss. de Claudien, toujours en s'appuyant sur la comparaison des autres poètes.

1. Voy. Lenormant, Etude sur quelques parties des syllabaires cunéiformes, p. 185 et suiv.

2. En effet, ils figurent dans un texte écrit tout en idéogrammes; Cf. Lenormant, J. A., août-sept. 1877, p. 145 et 146.

3. Sur titallu et titallis (c'est ainsi qu'on doit lire) et sur le sens de ce mot, cf, Delitzsch, AL, remarque sur le signe n° 117.

4. Dans sa thèse de l'Ecole des Hautes Etudes en cours d'impression, M. Henri Pagnon établit que harsan signifie montagnes et non forêts comme on l'a cru usqu'ici. M. Grivel, dans son examen de l'inscription de Borsippa, avait déjà émis ette opinion et il a aussi prouvé que le pael de Zakar doit se rendre par élever . Cf. d'ailleurs Oppert, Dour-Sarkayan, p. 6 ct 25.

14. LONGNON, Géographie de la Gaule au VI° siècle. Paris, Hachette, 1878. Grand in-8°, X-653 pages et 6 planches.

(PREMIER ARTICLE) C'est en 1858 qu'Alfred Jacobs a fait paraître chez Furne son Mémoire intitulé : Géographie de Grégoire de Tours, le pagus et l'administration en Gaule. C'était sa thèse française pour le doctorat. Sa thèse latine était un commentaire de la partie du géographe de Ravenne qui concerne la Gaule. Ces deux brochures obtinrent une mention trèshonorable au concours des antiquités nationales. Elles furent suivies de deux mémoires dont voici les titres : Le pagus aux différentes époques de notre histoire; Géographie de Frédégaire, de ses continuateurs et des Gesta regum Francorum. Ils ont été imprimés dans la Revue des sociétés savantes et tirés à part chez Durand, 1859. Ces deux mémoires et le premier dont nous avons parlé furent refondus dans le travail intitulé : Géographie de Grégoire de Tours, de Frédégaire et de ses continuateurs, in-8, de 237 pages qui, compris dans une édition du Grégoire de Tours de M. Guizot, parut, tiré à part, chez Didier en 1861. L'année suivante, Alfred Jacobs publia sa Géographie des diplomes mérovingiens, qui, insérée dans la Revue des sociétés savantes fut aussi tirée à part et eut Durand pour éditeur 1. Alfred Jacobs à un esprit cultivé joignait l'amour ardent et désintéressé de la science, et il devait à d'honorables traditions de famille une vocation innée pour la géographie. On ne peut trop admirer la noble énergie du combat qu'il a livré aux plus redoutables difficultés de la vie. Ses forces intellectuelles d'abord, ses forces physiques ensuite y ont prématurément succombé. Il a l'honneur de nous avoir laissé les premiers travaux importants dont la géographie mérovingienne ait été l'objet dans notre siècle. Guérard ne s'était guère occupé que de la géographie carlovingienne. Mais quelque valeur qu'aient les travaux géographiques d'Alfred Jacobs, quelque légitime qu'ait été leur succès dans le monde savant à l'époque de leur apparition, ils étaient défectueux à deux points de vue : isoler Grégoire de Tours et Frédégaire des autres documents historiques du même temps, des conciles et des vies de saints notamment, était se priver d'un moyen d'information absolument nécessaire : ce qui était plus grave encore était chez Jacobs l'absence complète de notions de linguistique. Il n'avait aucune idée des règles suivant lesquelles les mots de la langue latine se sont métamorphosés en mots français. Cette lacune dans son instruction littéraire si vaste et si soignée se trouvait aussi chez la plupart de ses contemporains. La seconde édition de la Géographie de Grégoire de Tours date de 1861. La Géographie des diplomes mérovingiens date de 1862. Or, c'est le 27 janvier 1862 que M. G. Paris a soutenu sa thèse sur le rôle de l'accent latin dans la langue française. Il a publié l'année suivante seulement sa traduction de l'introduction à la Grammaire des langues romanes de Diez. C'est aussi en 1863 que les articles si remarquables, écrits sur la grammaire française par M. Littré en 1855 et les années suivantes dans le Journal des savants, ont été répandus dans le public par leur insertion dans le recueil intitulé : Histoire de la langue française. Jusque-là ces articles si nets et qui marquent si vigoureusement en France les débuts de la nouvelle école, n'avaient été lus que par quelques sceptiques érudits. Le cours de M. Gaston Paris à l'Ecole pratique des hautes études ne date que de 1868. Alfred Jacobs est donc, suivant nous, fort excusable de n'avoir pas utilisé les découvertes de Diez. Quoiqu'il en soit, il ne connaissait pas les règles qui doivent nous guider quand il s'agit de trouver la forme moderne des noms de lieu contenus dans les écrits de l'époque mérovingienne; de là des erreurs inévitables auxquelles il faut joindre celles qui résultent de ce qu'il a négligé de compléter à l'aide des vies de saints et des conciles, quand faire se peut, les renseignements si souvent insuffisants que fournit Grégoire de Tours.

1. Nous ne citerons que pour mémoire les fleuves et rivières de la Gaule, 1859, et Les trois itinéraires des Aquæ Apollinares, même date.

Les travaux d'Alfred Jacobs étaient donc à recommencer. Telle est la raison d'être du livre de M. Longnon. Ce livre, en effet, pourrait être consi. déré comme une nouvelle édition de la Géographie de Grégoire de Tours s'il ne s'en distinguait non seulement par son étendue qui est plus que triple, mais aussi et surtout par la méthode rigoureuse que de sérieuses études de linguistique ont fait acquérir au jeune auteur et par l'emploi des documents historiques négligés par son prédécesseur. La Géographie de la Gaule au vie siècle est à mes yeux le premier ouvrage important où les procédés de la linguistique moderne prennent la place à laquelle ils ont droit, soient acceptés comme un des fondements de la géographie historique de la France au moyen âge. Certainement on ne peut trop admirer les résultats auxquels est arrivé M. J. Quicherat dans son excellent traité De la formation française des anciens noms de lieu. On trouve dans ce volume si court et si substantiel, ce cachet de supériorité

qui distingue à un si haut degré toutes les cuvres de cet éminent esprit. Il est merveilleux que, sans connaître les principes aujourd'hui consacrés des études de linguistique, marchant sans guide dans des chemins où, sauf lui, personne n'est passé, le savant auteur soit, par une sorte de divination, arrivé presque toujours au but. Mais c'est un exemple que l'on ne peut conseiller à personne de suivre. M. L. applique à l'étude des noms de lieu de la Gaule au vio siècle les principes exposés avec tant de science par Diez dans sa deuxième et sa troisième édition de la Grammaire des langues romanes. Voilà la bonne méthode.

Je ne veux pas dire que M. L. échappe en tout point à la critique. Ainsi j'aurais désiré trouver chez lui une étude un peu plus approfondie des formes latines de l'époque mérovingienne. Pour Grégoire de Tours, il s'est contenté de l'édition de Ruinart. Tout le monde connaît le passage du Gloria confessorum où Grégoire, s'adressant la parole à luimême, s'accuse d'employer le féminin pour le masculin, le neutre pour le féminin, le masculin pour le neutre, de ne pas savoir se servir régulièrement des prépositions, de mettre l'accusatif au lieu de l'ablatif et l'ablatif au lieu de l'accusatif. Une grande partie de ces fautes a disparu du texte de Ruinart; avec ces fautes, ont disparu en même temps un certain nombre d'autres fautes tout aussi intéressantes, que Grégoire commettait sans le savoir quand il écrivait e pour i, i pour e, o pour u, u pour o, b pour v, v pour bi.

Quand M. L. entreprendra une seconde édition de son ouvrage, il devra, suivant moi, étudier les manuscrits les plus anciens des textes qu'il cite. On ne peut parler en connaissance de cause de la langue de Grégoire de Tours, sans avoir consulté au moins les trois manuscrits connus sous le nom de Codex Cameracensis, Codex Bellovacensis et Codex Corbeiensis 2. On sait que le Codex Cameracensis appartient à la bibliothèque de la ville de Cambrai et qu'il porte, dans le catalogue d'Haenel, le n° 624. Il a été étudié, au siècle dernier, par D. Bouquet, Recueil des historiens de France, t. II, p. VI-IX, et par les auteurs du Nou

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1. Une des conséquences les plus curieuses de ces deux derniers phénomènes phonétiques est : 1° la confusion du fuiur actif en bo avec le parfait actif en vi, liberabit = liberavit ; 2• la confusion du futur passif avec le futur passé actif : humiliaveris humiliaberis. Quant à l'emploi de l'e et de l'i l'un pour l'autre, il entraîne la confusion de l'infinitif actif avec l'infinitif passif : auferre auferri, celle du futur actif de la 3e conjugaison avec le présent : credemus = credimus, celle du présent avec le parfait præcepit, = præcipit etc. On peut se demander si les historiens qui discutent le sens de certains passages de Grégoire de Tours ont fait une attention suffisante aux difficultés que les copistes du ixo et du xo siècle, et après eux Ruinart, ont tranchées sans autre autorité que celle des correcteurs anonymes dont la science suspecte a maculé de ratures et de surcharges les onciales des mss. les plus anciens de Grégoire !

2. On peut voir la liste des manuscrits de Grégoire de Tours dans le savant mémoire de M. G. Monod intitulé : Etudes critiques sur les sources écrites de l'histoire mérovingienne, p. 50 et suivantes.

veau traité de diplomatique, t. III, p. 181 et s., et depuis par beaucoup d'autres savants. Le Codex Bellovacensis et le Codex Corbeiensis se trouvent tous deux à la Bibliothèque nationale : le premier sous le no 17654 du fonds latin, le second sous le n° 17655; et, sur l'histoire de ces manuscrits, on peut voir Delisle, Le cabinet des manuscrits, t. I, p. 431, et tome II, p. 104 et 136. La partie du Codex Cameracensis, qui contient les six premiers livres, date de la première moitié du vile siècle, suivant les auteurs du Nouveau traité de diplomatique. Le Codex Bellovacensis et le Codex Corbeiensis paraissent appartenir au même siècle.

Il existe un fac-simile de la partie la plus ancienne du Codex Cameracensis dans le tome II de D. Bouquet, en face de la page vi. Il y en a un autre au tome III du Nouveau traité de diplomatique, pl. xliv. J'ai dû à l'obligeance de M. W. Arndt la communication du relevé fait par lui des variantes de ce manuscrit pour les Monumenta Germaniæ. Les termes géographiques n'étaient pas l'objet de mes recherches. Je puis cependant citer des exemples où le Codex Cameracensis me semble donDer une leçon préférable à celle que M. L. a acceptée sur la foi de Rui. nart. Suivant M. L., p. 452, Grégoire de Tours, l. IV, c. XLIII, aurait appelé le territoire de Riez territorium regense. Le ms. porte infra territorium regensim, ce qui suppose le nominatif territorius regensis avec emploi du masculin pour le neutre, comme le dit lui-même Grégoire dans le prologue cité plus haut du Gloria confessorum. Suivant M. L., le nom de Tours, chez le saint évêque, ne revêtirait que deux formes : Turonis et Turonorum, p. 242. Or, au livre IV, c. XLVI, dans les membres de phrase écrits par Ruinart : Cum Chilpericus Turonis ac Pictavis pervasisset...., Turonis veniens, le Codex Cameracensis nous offre les variantes Toronus et Turonus qui sont en bas latin des formes régulières de l'accusatif pluriel de la seconde déclinaison, en sorte qu'ici Grégoire paraît n'avoir pas commis la faute que Ruinart lui attribue. Disons toutefois que, par compensation, le ms. de Cambrai lui fait écrire un peu plus haut a Turonus pour a Turonis, que porte l'imprimé. Encore dans le chapitre xlvi, au lieu de Pictavos accessit, on lit Pectavum accessit, et les habitants de la ville sont appelés Pectavi civis et non Pictavi cives, comme dit l'imprimé, formes dont M. L. ne dit rien dans sa nomenclature de la page 560. Ajoutons que la substitution de Pectavum à Pictavos donnerait un sens différent de celui qu'offre le texte de Ruinart : il s'agirait du Poitou et non de la ville de Poitiers.

Du ms. de Corbie, tout le monde peut consulter le fac-simile donné par Mabillon, De re diplomatica, p. 349. Ce fac-simile nous fournit l'accusatif Treverus au lieu de Treveris dans le membre de phrase : Quod ubi Treveris perlatum est, de l'imprimé, 1. II, c. ix (D. Bouquet, t. II, p. 164) et cette forme, Treverus, n'a pas été citée par M. L., p. 367. Il n'a pas parlé davantage, à la page 382, de l'adjectif agripenensis pour agrippinensis et du substantif Agripina pour Agrip

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