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anak marad Philosophy: Bublin

. University Press.

The Academy, --

1879 : Cliffe LESLIE, Essays in political

Lyrics from south America, Señor Guido y Spano's Hoyas al Viento. Buenos Aires. (Marzials.) — A spanish Account of the Discovery of the Canary Islands. De Reumont.) – Hinton, Chapters on the Art of Thinking, and other

. Essays. Kegan Paul. (J. Sully) - Corpus inscriptionum indicarum. Vol. 1. Inscriptions of Asoka, prepared by CUNNINGHAM. Calcutta, Office of the Superintendent of Government Printing. (Rhys Davids : ouvrage très précieux.)

The Athenaeum, no 2693, 7 juin 1879 : George Eliot, Impressions of Theophrastus Such. Blackwood a. Sons. – FARRER, Primitive Manners and Customs. Chatto a. Windus. (L'auteur veut nous donner une meilleure opinion de ces bannis du monde que nous désignons comme sayvages et montrer que l'humanité a progressé constamment; que l'âge de fer appartient au passé et l'âge d'or à l'avenir.) - Aristotelis Ethica Nicomachea, edidit et commentario continuo instruxit RAMSAUER. Leipzig, Teubner. (Des critiques à faire; quoi que l'on puisse penser de l'édition de A. Grant, elle est sûrement plus utile et plus instructive que celle-ci.) - The fifth Book of the Nicomachean Ethics of Aristotle, edited by H. Jackson. Cambridge, University Press. (Grand éloge de ce livre; il faut souhaiter que l'auteur entreprenne une édition complète de l'Ethique à Nicomaque; il est un des rares philologues qui puissent parler avec autorité sur le texte d'Aristote.) – Indian Theism. (Monier Williams.) – The eleventh year of Cambyses. (Sharpe.) – The barons of Rayleigh. (Waters.)

Literarisches Centralblatt, no 23, 7 juin 1879 : Du Mont, das Weib. Leipzig, Brockhaus. — STRICKER, Studien über das Bewusstsein. Wien, Braumüller. — FRAUSTADT, Geschichte des Geschlechtes von Schönberg meissnischen Stammes. Leipzig, Giesecke u. Devrient. 1878. – THürHEIM, Feldmarschall Graf von Khevenhüller-Frankenburg. Wien, Braumüller. 1878. (Diffus.) - Am Ende, besonders sein Feldzug in Sachsen 1809. Wien, Braumüller. 1878. (Notice sur un général autrichien.) KLEINSCHMIDT, Die Säcularisation, von 1803. Berlin, Habel. 1878. (Résumé de faits connus.) – Vischer, Kleine Schriften. Leipzig, Hirzel

. 1878. (2° et dernier volume : renferme les écrits consacrés à l'archéologie et à l'épigraphie.) -- LENORMANT, la monnaie dans l'antiquité. A. Lévy. (Tomes I et II : excellent ouvrage, critique de détail

. Cp. Revue critique, 1878, n° 39, art. 170, p. 193.) -- Benndorf, antike Gesichtshelme und Sepulcralmasken. Wien, Gerold, 1878. (Intéressant et nouveau.) — Müntz, les arts à la cour des papes. I vol. Paris, Thorin. 1878. (Tres bon livre ; fondements indispensables pour une histoire de l'art sous la renaissance italienne.) – Köstlin, Die Tonkunst. Stuttgart, Engelborn. – Liszt, Chopin. Leipzig, Breitkopf und Härtel. – Organisation, Leitung und Aufsicht der Volksschule. Wittenberg, Herrosé. 1878. – Dragic, Reflexionen über unsere jetzigen Mittelschulen. Laibach, Kleinmayr u. Bamberg: 1878. — KEKULÉ, die Principien des höheren Unterrichts und die Reform der Gymnasien. Bonn, Strauss. 1878. - SCHMID, die moderne Gymnasialreform. Stuttgart, Krable. 1878. - KÖHLER, Lehrstoff

, Unterrichtsziele und Erziehungsmittel. Cöthen, Schettler. 1878.

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D'HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE

N° 25

21 Juin

1879

Sommaire : 115. SCHNEIDERMANN, La controverse de Louis Cappelle et des Bux

torf. 116. BONNEAU-AVENANT, La duchesse d’Aiguillon, nièce du cardinal de Richelieu. - 117. Les pensées de Pascal, p. p. MOLINIER. VARIÉTÉS : Les ancêtres de Colbert. Académie des Inscriptions.

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115.- D' Ph. Georges SCHNEIDERMANN, Die Controverse des Ludovicus Cappellus mit den Buxtorfen, über das Alter der hebr. Punctation, Leipzig, Hinrichs. 1879, 78 p. in-8°.

M. le Di Schneidermann expose dans ce travail les éléments d'une discussion qui a vivement agité les théologiens du xvii° siècle. Il s'agissait de l'ancienneté des points-voyelles qu'on voit dans le texte hébreu de nos Bibles. Les deux Buxtorf, père et fils, professaient l'opinion traditionnelle qui faisait remonter ces signes pour le moins à l'époque d'Ezra et de la Grande synagogue; Louis Cappelle (Ludovicus Cappellus), au contraire, soutenait que, ni les pères de l'Eglise, ni les docteurs du Talmud ne parlant nulle part de ces signes, il fallait en conclure que les points-voyelles n'avaient été introduits dans le texte qu'après le ve siècle.

Il y avait la plus qu'une question de philologie. En effet, si la fixation de la lecture du texte descendait aussi bas, l'exégèse biblique perdait une de ses bases les plus solides. Un mot sémitique qui ne présente que des consonnes rend possibles des interprétations très-différentes, soit pour le sens de la racine, soit pour celui des lettres serviles qui doivent en déterminer la modalité. Les orthodoxes professeurs de Bâle se demandaient avec terreur quelle serait dorénavant l'autorité d'une exégèse qui non-seulement reposait sur un travail aussi récent, mais qui était, dans ce cas, l'oeuvre collective d'auteurs qu'on ne connaissait pas. On avait bien, il est vrai, les anciennes versions; mais ces versions ellesmêmes, faites sur des textes non ponctués, quelle certitude offraient-elles pour l'authenticité de leurs explications? Sans doute, parmi ces versions il y avait la Vulgate qui, pour les catholiques du moins, avait une valeur

у canonique. Aussi les catholiques accueillaient-ils sans crainte l'opinion de la jeunesse relative des points-voyelles, et, qui plus est, ils y voyaient un moyen facile de rehausser la valeur de la version latine, puisque cette circonstance leur servait à expliquer le désaccord qui se rencontre si sou. vent entre la Vulgate et l'original hébreu; la canonicité de la Vulgate admise, cette dernière avait même une supériorité incontestable sur le texte hébreu dont les lectures ne présentaient plus aucune garantie. Mais Nouvelle série, VII.

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les Buxtorf, ardents protestants, n'avaient même pas cette suprême consolation.

Le professeur de Saumur, Cappellus, aussi bon protestant que ses adversaires, ne reculait cependant pas devant les conséquences de ce qu'il considérait comme une vérité certaine, et, bien que moins érudit que les Buxtorf, il procédait avec une force de logique et un raisonnement empreint d'un bon sens admirable, qui devaient lui assurer une victoire définitive. Avant de publier son travail, il le soumet modestement au jugement des professeurs de Bâle : il l'envoie ensuite à Leyde au célèbre Erpenius, qui, partageant l'opinion de Cappellus, s'empresse de le faire imprimer à l'insu de l'auteur et sans le nommer, mais en faisant précéder l'ouvrage d'une préface où il le recommande de tout le poids de sa grande autorité.

Les opinions des Buxtorf et de Cappellus sont déposées dans de gros volumes écrits en latin, que peu de philologues ont aujourd'hui le cæur de lire', et M. S. leur a rendu un vrai service, en résumant l'histoire de cette lutte årdente, et en donnant avec précision et netteté les arguments qu'on a fait valoir des deux côtés dans une question dont la solution scientifique n'a pas eu pour l'exégèse les conséquences désastreuses que redoutaient les Buxtorf, mais qui l'a affranchie d'une trop grande servilité sous le joug de la lecture traditionnelle. M. S. a fait précéder, en outre, son étude d'une excellente biographie de Louis Cappeile, où il rectifie un certain nombre de faits, mal ou insuffisamment racontés par ses prédécesseurs.

Les hébraïsants savent que le premier qui a soulevé des difficultés contre l'ancienneté des points-voyelles était un juif allemand, le célèbre Elias Levita, qui, né à Neustadt, près de Nuremberg, en 1472, a passé la plus grande partie de sa vie en Italie, à Rome, à Padoue et à Venise, où il mourut en 1549 2. A une époque où ses coreligionnaires, en Allemagne surtout, étaient plongés dans les discussions de casuistique rabbinique ou dans les mystères des ténèbres cabalistiques, Elias Levita s'adonna aux études de la Bible et de la grammaire hébraïque. Le goût pour la langué sacrée s'éveillait alors parmi les chrétiens, et Elias devint un de leurs maîtres les plus aimés et les plus estimés. Dans la troisième introduction de son ouvrage, intitulé « Massôrèt ham-massôret », et imprimé pour la première fois à Venise en 1538, il prouve d'une manière péremptoire que la ponctuation avait été complétement ignorée par les auteurs des Talmuds. « On ne trouve nulle part, dit Levita, une différence entré ce qui est lu et ce qui est écrit (kerî-ketîb), relative à la ponc

1. On peut voir la littérature sur cette matière chez de Wette, Lerkbuck d. historisch. kritischen Einleitung, etc. éd. Schrader (1869), & 123, p. 214.

2. Voy. sur Elias Levita, Grætz, Geschichte d. Juden, IX, p. 224 et suiv. Ludwig Geiger, Das Studium d. Hebr. Sprache in Deutschland. etc. (1870), p. 56 et suiv.

tuation ou à l'accentuation ;..... les variantes ou discussions entre les Orientaux et les Occidentaux ne s'y rapportent pas davantage,... mais elles regardent les mots et les lettres exclusivement..... On les a donc notées avant l'introduction des points et des accents dans le texte. Au contraire, les variantes rapportées à Ben Ascher et Ben Naphtali ne concernent que les points et les accents ; elles sont donc postérieures à l'époque où ces signes ont été créés ?. »

La thèse d'Elias Levita formait donc le fonds du débat, ouvert un siècle plus tard entre les théologiens chrétiens que nous avons mentionnés plus haut. Il y a des questions qui, une fois soulevées, ne peuvent plus être éludées. Aujourd'hui personne ne prétend plus attribuer à Ezra l'invention des points-voyelles. Mais on n'a pas fait un pas au-delà du résultat obtenu par le savant juif allemand. Après avoir démontré que vers l'an 500 de notre ère, c'est-à-dire, au moment de la rédaction dernière du Talmud de Babylone, la ponctuation n'existait pas encore, il aurait fallu rious indiquer par qui, où et à quel moment cette cuvre importante a été entreprise. Le problème devient encore bien plus difficile, quand on voit que, deux siècles plus tard, vers l'an 700, la ponctuation ne paraît pas avoir été connue davantage dans le monde savant juif. Vers cette époque a été composé dans la forme sous laquelle nous le possédons aujourd'hui le fameux livre cabalistique, intitulé Séfér Yesîráh?. Or ce livre est une allégorie continue sur les lettres de l'alphabet hébraïque, et sur les combinaisons de nombres auxquelles elles se prêtent. Il connaît les cinq organes avec lesquels se fait l'articulation des lettres, il donne les sept lettres susceptibles des deux prononciations différentes, car il ajoute aux six mutæ le résch", et cependant il ne mentionne pas les sept voyelles qu'il n'aurait certes pas manqué d'utiliser si ces signes avaient alors existé. Les cabalistes, venus plus tard, ont bien su y rattacher toute sorte de sens mystiques et cachés. Il y a encore un autre ouvrage, la Masséchét Sóferîm", ou le Traité des scribes, dont la rédaction ne peut remonter au-delà du vino siècle. Ce traité s'occupe, dans un grand nombre de ses chapitres, de tout ce qui est relatif aux copies des livres sacrés. Les notes massorétiques y abondent. Eh bien, on y chercherait en vain la moindre trace des signes graphiques, destinés à indiquer les voyelles ou les accents. Il doit être bien permis de conclure de ce silence que, vers 700, la ponctuation n'était pas plus connue par les docteurs, qu'elle ne l'avait été vers 500.

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1. Ces variantes sont imprimées à la fin des différentes éditions de la Biblia rabbinica.

2. Steinschneider, Catal. bibl. Bodleianae, col. 552--553.

3. Voir mon Manuel du lecteur, p. 151, note 1, et surtout, p. 187, note 1. (Extrait du Journal asiatique, 1870, II.)

4. Ce traité, qui se trouve dans toutes les éditions du Talmud de Babylone, vient d'être publié à part, avec des notes critiques et explicatives, par le Dr Joel Müller, Leipzig, 1878. - Cf. Geiger, Zeitschrift f. Wissenschaft u. Leben, III, 94. Sóferim, III, ?, il s'agit de la défense de marquer dans un rouleau du pentateuque le commencement du verset par un blanc ou un point. Ibid., XIII, 1, la leçon donnée par Norzi ad II Sam., XXII, 1, ne nous paraît pas devoir être négligée. Il faut peutêtre traduire : Pour le chant de David au livre de Samuel, pour les psaumes, etc... un scribe habile dispose (les versets ou les stiches) artistiquement avec des blancs qu'il laisse au commencement et à la tin. En tout cas, il n'y est pas question d'accents,

Si l'introduction des points-voyelles est postérieure à l'an 700, l'ignorance où nous sommes au sujet des auteurs, de l'époque et de la patrie de cette ouvre capitale devient d'autant plus inexplicable. Après la clôture du Talmud, il se passe près d'un siècle et demi, qui sont enveloppés d'une grande obscurité. Sans doute, on étudie, corrige, augmente, annote la grande compilation que les derniers rabbins talmudiques venaient de léguer à leurs successeurs, mais on ne connaît que peu de travaux originaux appartenant au vie siècle; puis le vile, pendant lequel le jeune islam bouleverse la Syrie et l'Irak, pouvait bien cacher au monde une réunion de savants solitaires qui se consolaient des malheurs du temps dans une retraite discrète où ils se livraient à l'étude de la Bible et à l'invention du système de vocalisation, destiné à en faciliter la lecture et l'intelligence. Mais, au vio siècle, en pleine activité du gaonat, lorsque l'histoire de la littérature juive est toute grande ouverte devant nos yeux, comprend-t-on un travail aussi important paraissant tout à coup au grand jour sans qu'on connaisse l'officine où il a été élaboré et sans qu'on nous montre l'homme ou les hommes qui l'ont entrepris?

La difficulté du problème même, ce semble, doit nous indiquer l'endroit où nous avons à en chercher la solution. Il nous paraît évident que les premières tentatives pour rendre nos textes lisibles devaient avoir été faites dans les modestes écoles où des maîtres obscurs enseignaient aux jeunes enfants à lire ces textes. Le magister, ou le makrê dardeké, « le maitre de lecture des jeunes enfants », n'était guère estimé par les fiers docteurs qui siégeaient dans le Bêt ham-midrasch et y discutaient gravement les hautes questions d'une casuistique subtile. On leur livrait des fragments de rouleaux qui étaient impropres au service public, sur lesquels ils donnaient l'enseignement à la jeunesse accroupie autour d'eux. On commençait par apprendre les noms des lettres, ce qui causait quelquefois des difficultés aux enfants, et nous possédons un passage talmudique curieux, qui nous montre le procédé ingénieux dont se servaient certains maîtres ?. Ainsi, pour faire retenir aux petits les noms de Gimmel

, Dalet, ils leur prononçaient les mots gômêl dallim, ce qui veut dire : « il fait du bien aux pauvres, » et ainsi de suite; le maître prononçait ensuite un mot et ses élèves le reproduisaient et le gravaient dans leurs têtes. Mais si ceux-ci n'étaient pas bien doués, il fallait avoir recours à un moyen extérieur, propre à leur en rappeler la lecture. Je m'imagine que ce travail latent pouvait se continuer longtemps dans les écoles, se constituer même d'une manière par convention uniforme entre les divers maîtres, sans que

1. Talmud de Babylone, Sabbat, 1044.

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