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slovène Bohoricz. Ce n'est pas une simple distraction ou une faute d'impression, c'est tout simplement que, dans le livre russe dont M. C. s'est servi, la même lettre sert pour traduire également le son h et le son g. Quelques lignes plus loin, il traduit un titre de journal Kraïnska Zbelica par la Ruche Kraïnienne. Ces deux mots veulent dire l'Abeille de la Carniole. Ailleurs (p. 177), se trouve signalée l'association de SaintMohor. Saint-Mohor est le nom slovène de Saint-Hermagoras. Il n'eût pas été inutile de le dire.

La littérature tchèque a été en allemand, en français, en anglais, l'objet de quelques travaux qui auraient rendu plus facile la tâche de M. C. Il ne les connaît guère. Il affirme que Huss traduisit la Bible (p. 207). Ce qui est faux. Il dit que Tabor (p. 209) en tchèque signifie camp. Or c'est tout simplement un nom biblique que les Taborites appliquèrent à leur première forteresse. Jean de Jessenic est appelé Essenic, Mathias de Janov est écrit Janof d'après l'orthographe russe. Nous apprenons que le jésuite Balbin (p. 219) ne parvint à publier son livre Dissertatio apologetica pro lingua bohemica qu'après la dissolution de son ordre. Or, Balbin, né en 1621, mourut en 1688! Son livre fut imprimé pour la première fois en 1775. – P. 239. Dans la traduction d'un fragment de Kollar, il est question « des Féaques, dont le peuple Bohême ne doit pas écouter les cris ». Qu'est-ce que les Féaques ? C'est, nous dit M. C. en note une épithète donnée par Schiller aux Autrichiens. Il s'agit tout simplement des Phéaciens d'Homère.- Mme Niemcova, présentée comme écrivant encore aujourd'hui, est morte en 1862. Nous avons relevé plus haut les erreurs concernant les noms propres. Nous n'y reviendrons plus. En voici pourtant une qui est impardonnable. M. C. appelle le savant prieur du monastère de Raïhrad, l'abbé Beda Dudik (P. 274), M. Durdik. Cette erreur, répétée à la table des matières, n'est pas due à une simple faute d'impression. L'abbé Dudik est ainsi confondu avec un autre écrivain tchèque M. Durdik.— Il paraît que l'Université d'Olomouc (Olmütz) mène une existence étiolée (p. 275); très étiolée en effet. Voici tantôt quinze ans qu'elle n'existe plus.

L'histoire de la littérature serbe de Lusace offre moins d'erreurs. Pourquoi appeler la ville de Bautzen Budissine? Où M. C. a-t-il pris que M. Schmaler soit allé publier à Vienne le Centralblatt für Slavische Literatur? Ce recueil que nous avons sous les yeux a paru à Bautzen (Budiszin) en septembre 1865, librairie Schmaler et Pech, imprimerie Donnerhak.

Nous arrêtons ici ces observations. Ainsi que nous le disions en commençant, la notice consacrée à la littérature polonaise est la seule partie de l'ouvrage où M. C. ait montré quelque compétence. Par ci par là, sa plume le trahit pourtant et ses jugements demandent à être réformés. Quand M. C. nous apprend que M. Maciejowski, l'historien des législations slaves, a tout passé au creuset de la critique, nous sommes obligés de faire toutes nos réserves. La critique de M. Maciejowski n'est pas à la hauteur de son érudition. - P. 458 L'historien Szaïnocha prouve que les Lechs sont venus de la Scandinavie. P. 464. M. Maciejowski prouve que les ancêtres des Polonais viennent de la Saxe. Entre ces deux démonstrations toutes deux concluantes, paraît-il, nous voilà fort embarrassés. - Qu'est-ce que la ville de Ciesczyne? (P. 478) L'orthographe polonaise est Cieszyn et il ne serait pas inutile d'ajouter entre parenthèses qu'il s'agit de Teschen.

Les conclusions de l'ouvrage nous paraissent fort sensées ; on y retrouve, bien entendu, les mêmes fautes que dans le texte du livre. Les fragments de Frisinsky, pour Freysingen (p. 489), le patriarche de Karlovac, lisez Karlovci.) Mais, ces réserves faites, il faut reconnaître que M. Courrière a bien étudié l'ensemble de la question slave. Il a un tempérament de publiciste, non d'érudit; qu'il nous écrive de bons articles sur la Russie, même sur la Pologne; mais qu'il évite avec soin les travaux qui demandent des connaissances approfondies en linguistique ou en littérature.

Louis LEGER.

99 storia d'Italia dopo il 1789 per Augusto FRANCHETTI. Milan, Vallandi,

gr. in-8°, 420 p.

en

Ce volume fait partie d'une collection générale de l'histoire d'Italie qui se publie sous la direction de M. Pasquale Villari. M. Franchetti, qui avait été chargé de l'histoire d'Italie depuis 1789, n'a pu continuer son travail que jusqu'en 1799. C'est cette partie de l'ouvrage qui a récemment paru. L'auteur a consulté des documents inédits des archives ; de plus il a mis en oeuvre les travaux publiés en Italie, en France, Angleterre et en Allemagne. Des notes très-nombreuses et remplies de citations soutiennent le texte. Les sources, très-abondantes, sont partout indiquées avec soin. Le tout forme un manuel utile à consulter et d'un maniement facile. L'auteur expose : ch. I, l'état de l'Italie avant la Révolution française; ch. II, les premiers effets de la Révolution (1789-1795); ch. , les campagnes de Bonaparte (1795-1796); ch. v, le traité de Campo-Formio (1796-1797); ch. vi, l'histoire des républiques d'Italie (1797-1799).

VARIÉTÉS

Annales de la Faculté des Lettres de Bordeaux.
Première année. N° | --

Mars 1879.

Nous avons annoncé (Chronique, no 6, p. 113) la courageuse et in telligente entreprise des professeurs de la Faculté des Lettres de Bordeaux.

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Nous sommes heureux d'en signaler aujourd'hui la mise à exécution. Le premier fascicule des Annales est sérieux, instructif et varié. Après quelques pages philosophiques de M. Liard, qui ne sont pas de notre compé. tence, nous trouvons un article fort bien rédigé de M. Couat sur Le Musée d'Alexandrie sous les premiers Ptolemées. « Cet article, dit l'auteur, pourrait servir d'introduction à une série de mémoires sur la poésie alexandrine. » Nous souhaitons que ces mémoires soient écrits et publiés. Le professeur de langue et littérature grecques nous paraît, d'après ce court échantillon, réunir les qualités d'érudition et de goût nécessaires pour les travaux d'histoire littéraire, depuis longtemps trop délaissés chez nous. L'article de M. Froment, Une cause grasse sous Henri IV, est court, et nous a déjà paru un peu long. Le sujet est peu intéressant, comme l'auteur l'a d'ailleurs senti lui-même, et il aurait dû tout au plus fournir la matière d'une note de deux pages.- Cinq inscriptions grecques d'Asie-Mineure sont publiées et annotées avec soin par M. Collignon, professeur d'antiquités grecques et latines. - M. Combes a tiré des archives de Turin des lettres inédites de Victor-Amédée II, duc de Savoie, et de la duchesse de Bourgogne. Ces lettres fort intéressantes sont accompagnées d'un bon commentaire; la duchesse de Bourgogne y est disculpée d'une manière éclatante des soupçons de trahison envers les intérêts français qui ont été souvent exprimés contre elle. On regrette de n'avoir ici

que des fragments, et on voudrait que M. Combes fit connaître plus complètement, bien qu'avec choix, le fruit de ses recherches dans les archives du Piémont. M. Luchaire commence un long travail sur Les Origines de Bordeaux par un article intitulé : Les Bituriges Vivisques et l'époque de leur établissement dans l'Aquitaine, où on trouve du savoir et une critique indépendante. L'auteur se trompe en disant que les formules barbares de Marcellus Empiricus ont été reconnues comme celtiques par Zeuss. Le grand savant n'a jamais rétracté le jugement plus que sévère qu'il avait porté sur le mémoire de Grimm relatif au médecin de Bordeaux; et si les paroles blessantes de la Grammatica celtica ont disparu de la nouvelle édition, le texte de Marcellus n'y a du moins jamais été employé. Le commencement d'un mémoire de M. Foncin, qui paraît très bien fait, sur la « cité » de Carcassonne, termine la part qui revient dans ce fascicule aux professeurs de Bordeaux. Ils ont tenu à honneur de justifier leur programme et les espérances qu'il avait fait concevoir. Nous les engageons à persister fermement dans la voie sévère où ils sont entrés, à ne pas craindre les recherches spéciales, les exercices de critique historique ou philologique, les discussions minutieuses et rigoureuses. Ils essaieraient en vain de séduire le grand public ou, pour mieux dire, le public ignorant; qu'ils s'adressent au public compétent de la France et de l'étranger; ils rendront ainsi service à la science, ils éléveront le niveau de notre enseignement supérieur, et ils feront un honneur durable à la Faculté à laquelle ils appartiennent.

Une lettre sympathique de M. Egger, une fine discussion de M. Bois

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REVUE CRITIQUE D'HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE sier sur l'Ode à Pollion et les soupçons dont plusieurs strophes ont été l'objet, une étymologie fort vraisemblable d'indutiae (indu= in, induli)tiae = initiae) par M. Bréal, des lettres du maréchal de Montrevel à Basville, intendant du Languedoc, publiées par M. Joret, sont la contribution des amis du dehors. Ces « communications à augmentent la valeur des Annales et prouvent quel bon accueil on leur fait partout où on s'efforce de régénérer l'enseignement de nos Facultés par la science et le travail.

ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES

Séance du 23 mai 1879. M. Ernest Desjardins communique à l'Académie une lettre de M. Mariette sur trois stèles provenant d’Abydos. La première de ces stèles (aujourd'hui au musée de Boulaq) a été trouvée dans le tombeau d'une femme, nommée Tain « parente véritable du roi ». Elle se divise en cinq parties; les deux premières ne sont que des formules banales d'adoration ; la troisième renferme l'éloge de Tain; la quatrième assez obscure, parle de la mort de Tain ; la cinquième nous apprend que Tain est rentrée dans cette seconde vie qui ne connaît plus de mort. - La deuxième stèle, de la xxo dynastie a été trouvée dans le quartier de la Nécropole d'Abydos, réservé aux chanteuses ; une seule figure la décore; c'est une femme debout, jouant du cistre. - La troisième stèle qui provient de la Nécropole de Memphis, représente Apis, revêtu de ses couleurs sacrées et placé dans une sorte d'autel de forme bizarre.

M. Léopold Delisle met sous les yeux de l'Académie un livre d'heures manuscrit qui date de la fin du xivo ou du commencement du xve siècle. Ce manuscrit renferme 172 miniatures, grandes et petites, d'une finesse d'exécution remarquable; les marges sont ornées de vignettes où l'on voit les armoiries de Jean, duc de Berry, supportées par des ours et des cygnes. Ce manuscrit est décrit dans l'inventaire dressé en août 1416 après la mort du duc de Berry : il renferme un calendrier en français, la légende de sainte Catherine en latin, des fragments des quatre Evangiles, l'oraison de Notre-Dame et les heures de Notre-Dame, c'est-à-dire les morceaux cités dans l'inventaire, et le deuxième feuillet commence par « audieritis », comme le dit aussi l'inventaire. La reine de Sicile, Yolande d'Aragon, mère du bon roi René, paya ce volume 300 livres tournois. A ce propos, M. Delisle raconte ce qu'il est advenu des manuscrits du duc de Berry; il en avait retrouvé 77, dont la liste a paru en 1868 (56 à la Bibliothèque nationale et 21 dans des collections publiques ou particulières); il faut ajouter à cette liste 8 autres volumes, parmi lesquels le manuscrit en question. Ce manuscrit appartient à la famille d'Ailly, dont un des membres a déjà légué en 1877 à la Bibliothèque nationale une belle collection de monnaies romaines.

M. Wallon offre deux brochures de M. Castan; l'une sur le compositeur musical Guillaume Du Fay; l'autre sur la mort de François [er et l'avènement de Henri II, d'après les dépêches secrètes de l'ambassadeur impérial Jean de Saint-Mauris. Ce Saint-Mauris était le beau-frère du chancelier Granvelle; il dit dans ses dépêches que le roi ne cacha pas sa joie à la nouvelle de la mort d'Henri VIII, mais que l'ambassadeur d'Angleterre lui rapporta que son maître en mourant l'avait chargé de rappeler à son bon frère de France qu'il était du même âge et de même complexion que lui : « laquelle admonition étonna » le roi. Saint-Mauris a suivi de très-près les phases de la maladie de François ler, et consigne dans ses rapports les résultats de l'autopsie.

M. Victor Guérin fait sur les anciens ports de Tyr une communication dont M. Renan discute quelques points.

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Le Propriétaire-Gérant : ERNEST LEROUX.

Le Puy, imprimerie et lithographie Marchessou fills, boulevard St-Laurent, 23.

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L'Athenaeum belge, n° 9, 1er mai 1879 (le journal s'améliore de plus en plus et offre une très grande variété d'articles): GRANT ALLEN, The Colour Sense, its origin and development, an essay in comparative philology. London, Trübner. (Delboeuf.) - L'armée française en 1879 par un officier en retraite. (Henrard.) – HERBST, J.H. Voss. Leipzig, Teubner. 3 volumes. (Excellente biographie du traducteur d'Homère.) - Les Enseignements d'Anne de France, et Extrait d'une Epître consolatoire, P. P. CHAZAUD. (L'auteur de l'article insiste surtout sur l’Epître consolatoire; M. Chazaud ne s'est pas renseigné sur l'origine de ce fragment; il est tiré d'une æuvre d'Antoine de la Salle, dont l'original appartient à la Bibliothèque de Bourgogne à Bruxelles et a été analysé dans le Bibliophile belge, 1871; différences entre ce manuscrit et le manuscrit de Saint-Pétersbourg, dont s'est servi M. Chazaud.) – WAUTERS, Wissant, l'ancien Portus Iccius. Bruxelles, Hayez. (Le port ou J. César s'est embarqué pour passer dans la Grande-Bretagne est, non pas Boulogne, mais Wissant.)' – Bulletin : MOREL-FATio, L'Espagne au xvio et au xvile siècle, documents historiques, publiés et annotés. Heilbronn, Henninger. (Cp. Revue critique, 1878, n° 52, art. 244,p.410.) -- SERVAIS, Le Grand Duché de Luxembourg et le traité de Londres du i mai 1867. Plon. - WAUTERS, L'Afrique centrale en 1522, le lac Sachaf, d'après Martin Hylacomilus et Gérard Mercator.) Lettres parisiennes. (Bigot : parle des « Origines de la renaissance » de M. GEBHART.) — Le Musée Torlonia à Rome. (De Ceuleneer ; art. important sur les ouvres de cette belle collection, peu connue.)

Rivista Europea, Rivista internazionale. Vol. XII, fasc. IV (16 avril) : MALMIGNATI, Le lettere e le muse italiane nel secolo xvi.

CASAGRANDI, A proposito dell'Histoire des Romains di V. Duruy. - Ferrari, La

FERRARI nobiltà musulmana. - ADEMOLLO, La disfida di Barletta e l' « infanda

- Lettere inedite di Gabriele Rossetti. - GAROLLO, Teoderico re dei Goti e degl'Italiani. CAMPANA, Appunti sul tema dell emigrazione italiana, sue cause ed effetti. -'COPPI, Le Università italiane nel medio evo, cenni storici. - Rassegna letteraria e bibliografica. (Francia ; les traductions du grec de M. Stéphane de Ronville, Lettres galantes de Philostrate, Lettres grecques d'Alciphron, Vies des philosophes et des sophistes d'Europe, de l'Ame par Cassiodore. Paris, Ronquette.)

Vol. XIII, fasc. J, for mai : FALLETTI-FOSSATI, Silvio Pellico e la marchesa di Barolo. Navarro DELLA Miraglia, Roma e la corte romana nel secolo xvi, frammenti di uno studio sulla rinascenza. BERTOLOTTI, Beatrice Cenci e il suo ultimo menestrello. - Coppi, Le Università italiane nel medio evo, cenni storici. — Le Università scandinave (G. B.). — Francia ; DE TRÉVERRET, L'Italie au xvie siècle, études littéraires, morales et politiques. Paris, Hachette. — Italia (Perfile, Storia

- ( del Diritto italiano dalla caduta dell' impero romano alla codificazione. Padova, Salmin; Gentile, Clodio e Cicerone, studio di storia romana. Milano, Hoepli.

Rassegna Settimanale, n° 70, 4 mai 1879 : A. FRANCHETTI, Carolina di Napoli. (D'après les ouvrages d'Ulloa, de Palumbo, de Helfert, de Lanza , article important à consulter par tous ceux qui étudient l'histoire du royaume de Naples au commencement du xixe siècle.) – Issei, Sulle tracce di antichissima lavorazione osservate in alcune miniere della Liguria : Bibliographie. BOTTARI, Studio sui Dialoghi morali di Sperone Speroni.

N° 71, 11 mai 1879 : Corrispondenza letteraria da Londra. (A propos du livre de M. Huxley sur Hume, collection Macmillan, English Men

lues. D

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