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REVUE CRITIQUE

D'HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE

RECUEIL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION
DE MM. M. BRÉAL, G. MONOD, G. PARIS

Secrétaire de la rédaction : M. A. CHUQUET

Un an, Paris, 20 fr.

Prix d'abonnement :

Départements, 22 fr.

Étranger, 25 fr.

.

PARIS
ERNEST LEROUX, ÉDITEUR

LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ ASIATIQUE
DE L'ÉCOLE DES LANGUES ORIENTALES VIVANTES,
28, RUE BONAPARTE,

28

ETC

Adresser les communications concernant la rédaction à M. A. CHUQUET

(Au bureau de la Revue : rue Bonaparte, 28).

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR, RUE BONAPARTE, 28.

(Suite du Catalogue)

Roller (E.). Mémoire sur l'inscription funéraire du sarcophage d'Eschmounezer, roi de Sidon. Avec un fac-simile de l'inscription. 1875, in-8.

5 Rondot (N.). Commerce de la France avec la Chine. Délibération prise sur le rapport de M. Rondot, délégué de la Chambre de Commerce de Lyon. 1860, in-8.

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5 »

- Etude pratique du commerce d'exportation de la Chine par Is. Helde, Ed. Re

nard, A. Haussmann, etc. 1848, in-8. (Epuisé.)
Rosny (Léon de, Professeur à l'Ecole des Langues orientales vivantes). L'interpré-
tation des anciens textes Mayas, suivie d'un aperçu de la grammaire Maya, d'un
choix de textes originaux avec traduction et d'un vocabulaire. 1875, in-8.
- Les peuples orientaux connus des anciens Chinois. Etude de philologie ethno-
graphique. Fasc. 1, in-8, avec cartes et planches.
Cet ouvrage en cours de publication, parait dans les Mémoires de la Société d'ethnographie.
Rostowski Stanislaus. Lituanicarum Societatis Jesu historiarum libri decem,
auctore Stan. Rostowski, recognoscente Joanne Martinov, S. J. 1877, in-4, avec
carte et fac-simile.
Roudh el-Kartas. Histoire des souverains du Maghreb et annales de la ville de

Fez, traduit de l'arabe par A. Beaumier. 1860, in-8.
Rousselet (Louis). Tableau des races de l'Inde septentrionale. 1875, in-8. I 25
Royer (Clémence). Le feu chez les peuplades primitives. 1875, in-8.
- Les rites funéraires aux époques préhistoriques, et leur origine. 1876, in-8. 1 50
- Deux hypothèses sur l'hérédité. 1877, in-8.
Rubrouck (G. de) Voy. Backer.

25 »

12

I 50

1 50

:

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The Academy, no 360, 29 mars 1879 : Davis, Life in Asiatic Turkey, a Journal of Travel in Cilicia (Pedias and Trachoea), Isauria, and parts of Lycaonia and Cappadocia. Stanford. (Tozer.) – The Odyssey of Ho. mer, done into English by BUTCHER a. LANG. Macmillan.(Jebb: excellente traduction, union de grandes connaissances philologiques avec un goût littéraire très-sûr.) - Roscher's Principles of political Economy; trans

lated by Lalor. Trübner. - JESSOPP, One Generation of a Norfolk

LALOR. House. Norwich, Miller a. Leavins. (Raine : agréable biographie d'un gentilhome du Norfolk, Henri Walpole, né en 1558.) – Gareis u. ŽORN, Staat und Kirche in der Schweiz, eine Darstellung des eidgenössischen und kantonalen Kirchenstaatsrechts. Zürich, Orell, Füssli a. Co. (Hancock.) -- Swiss Notes. · The Verb « to erme » in Chaucer. (Skeat) - Shakspere's « azur’d Hare-bell » (Furnivall). - On the rendering of app.ovia in Aristotle's Politics, V. 22-25. (Jebb et Chappell.)

« Peregrinus Proteus » (Simcox). The Athenæum, no 2683, 29 mars 1879: BAKER PACHA, War in Bulgaria, a Narrative of Personal Experiences. 2 vol. Sampson Low. - Goul

GOULBURN a. SYMONDS, The Life, Letters and Sermons of Bishop Herbert de Losinga (1050-1119). Parker. - Boulger, England and Russia in Central Asia. Allen. — VAN LAUN, The French Revolutionary Epoch;

Van beeing a History of France from the Beginning of the First French Revolution to the End of the Second Empire. Cassell, Petter a. Galpin. (L'ouvrage n'est guère qu'une compilation et une traduction; ce qui appartient le plus à l'auteur, c'est l'anglais dont il a revêtu tous ses emprunts; il a fait en un style tolérable le récit de la Révolution, tel qu'il est généralement accepté en France, et a inséré çà et là dans son livre un paragraphe de Taine, de Michelet ou de Quinet ; il n'est responsable que du style et du choix des détails.) — The Pythouse Papers, being Correspondence concerning the Civil War, the Papish Plot, und a Contested Election in 1980, from MSS. in the Possession of BenettStanford, edited by Day. Bickers a. Son. (Recueil de documents importants.) – The Poetical Works of Robert Stephen Hawker. Kegan Paul.'— Hebrew Inscriptions. (Sharpe.) - Prof. J. Huber. - Royal Historical Society. (Rogers.) -- Notes from the United States. (Louise Chandler Moulton : parle surtout de Longfellow.)

Literarisches Centralblatt, n° 13, 29 mars 1879 : SASSE, Prolegomena in Aphraatis Sapientis Persae sermones homileticos. Leipzig. 1878. HIRSCHFELD, Jüdische Elemente im Korân. Berlin, Selbstverlag. 1878. (Bon début.) – Wiponis gesta Chuonradi II ceteraque quae supersunt opera, in usum scolarum ex monumentis Germaniae historicis, reco. gnovit BRESSLAU. Hanovre, Hahn. 1878. (Bonne édition.) - Dozy, Essai sur l'histoire de l'Islamisme, trad. du hollandais par CHAUVIN. Leyde, Brill. (Traduction qui rendra cet excellent livre plus accessible.) - Díe tirolischen Weisthümer, hrsg. v. ZINGERLE U. INAMA-STERNEGG. Wien, Brau. müller. CUST, A Sketch of the modern languages of the East Indies. London, Trübner. 1878. Très-bon.) – Müller (Aug.), Hebraïsche

( Schulgrammatik. Halle, Niemeyer. 1878. (Très-recommandable). – The Comedy of Mucedorus, revised and edited with introd. and notes by WARNKE und ProESCHOLDT. Halle, Niemeyer. 1878. (Edition digne de tout éloge; cp. Revue critique, 1879, no 4, art. 17, p. 79). Strauss, Klopstock's Jugendgeschichte, u. Klopstock u. der Markgraf Karl Friedrich von Baden. Bonn, Strauss. 1878. (Réimpression de deux fragments d'une biographie de Klopstock commencée par le célèbre Strauss, déjà imprimés dans les Kleine Schriften.)

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D'HISTOIRE ET DE LITTÉRATURE

No 15

12 Avril

1879

Sommaire : 58. Double, Les Césars de Palmyre. – 59. Fialon, Saint Athanase, étude littéraire. – 60. Dahn, Vie et Écrits de Paul Diacre; JACOBI, Les sources de l'histoire des Lombards de Paul Diacre; Waitz, Édition de l'Histoire des Lombards de Paul Diacre, à l'usage des écoles; Les Scriptores rerum Langobardicarum et Italicarum dans la collection des Monumenta Germaniae. - 61. GRAUERT, La puissance ducale en Westphalie, depuis la chute d'Henri le Lion. 62. Las Mocedades del Cid de Guillen de Castro, p. p. FÖRSTER. 63. VON DER BRÜGGEN, Dissolution de la Pologne. – Chronique. Académie des Inscriptions.

58. - Les Césars de Palmyre, par L: cien Double. Paris, Sandoz et Fischbacher. 1877, in-8° de 205 p. – Prix : 3 fr. 50,

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On sait que tous les ouvrages de M. Double ont pour objet de rabaisser ou d'exalter quelque personnage historique. Dans celui-ci il a voulu faire l'un et l'autre. Il s'est proposé de grandir Odenath II aux dépens de Zénobie, et de démontrer que Zénobie n'a réussi qu'à « compromettre et finalement à perdre l'empire oriental qu'elle devait au génie de son époux ». Son récit est écrit d'un style vif, clair, agréable, parfois pittoresque; il intéresse le lecteur, et, s'il ne lui fait pas toujours connaître la vérité, il lui inspire le goût des choses qu'il raconte et le désir de les étudier à son tour. Mais ses conclusions paraissent fausses. Odenath ne fut pas un homme ordinaire, puisqu'il porta Palmyre à un degré de puissance qu'elle n'avait pas eu jusque-là. Zénobie fut bien supérieure au portrait qu'en trace M. D., elle eut plus de qualités qu'il ne lui en attribue, elle n'eut pas tous les défauts qu'il lui impute, et, si elle fut vaincue, c'est parce qu'elle eut à lutter contre un adversaire très-redoutable. Pour établir le contraire, il eût fallu citer des textes, des faits certains, accumuler les preuves, et fournir les moyens de contrôler les assertions énoncées. M. Double n'y a point songé, et il a augmenté ainsi les défiances de ceux qui savent que trop souvent il pèche contre les règles de la méthode historique.

Nouvelle série, VII.

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59. – Saint Athanase. Étude littéraire, suivie de l'apologie à l'empereur Cons

tance et de l'apologie de sa fuite, traduites en français, par Eug. Fialon, professeur de littérature ancienne à la Faculté des Lettres de Grenoble. Paris, E. Thorin, éditeur, 1877, in-8° de 382 p.

L'auteur de cet ouvrage donne à ses lecteurs plus qu'il ne promet. Il annonce une étude littéraire sur saint Athanase, ce qui aurait pu sans doute être fort intéressant, mais aurait quelque peu manqué de portée, quand il s'agit d'un homme bien plus digne de mémoire par l'action considérable qu'il a exercée sur l'Eglise et ses destinées que par son éloquence et ses talents d'écrivain ; en réalité, c'est un tableau de saint Athanase et de son temps qu'il présente à nos yeux, tableau plein de vie et de couleur, dans lequel cet éminent Père de l'Eglise occupe sans doute la place principale, mais où l'on voit s'agiter autour de lui une foule de personnages dont il eut à combattre et à vaincre les dangereuses prétentions.

Parmi tant d'heureuses explications que M. Fialon donne des différents actes de la vie et des travaux de saint Athanase, il en est deux qu'il convient surtout de signaler, parce qu'elles portent sur des faits d'une importance capitale.

La doctrine de la subordination des personnes divines, qui paraît avoir été généralement admise par les chrétiens des trois premiers siècles, n'était pas sans analogie avec celle des trois principes divins de la philosophie néoplatonicienne. N'était-il pas possible que cette analogie n'amenât quelque compromis entre le christianisme et le paganisme, dont les néoplatoniciens s'étaient faits les défenseurs ? Cette crainte était d'autant plus légitime que, au commencement du ivo siècle, Arius, un des docteurs chrétiens les plus influents dans les églises d'Orient, se plaisait, avec une rare imprudence, à établir un rapprochement entre les rapports du Père et du Fils et les rapports de Dieu et des dieux fils de Dieu du Timée de Platon. La doctrine de la subordination allait-elle faire verser le christianisme du côté du paganisme? Saint Athanase, le premier, eut un vif sentiment de ce danger, et il combattit à la fois, pour sauver la religion chrétienne de ce malheur, Arius et les néoplatoniciens, la doctrine de la subordination, telle que l'exposait le premier, et la théorie des degrés descendants dans la doctrine de l'être divin des seconds. C'est ce que M. F. nous fait très-nettement comprendre dans la première section de son second chapitre et dans son troisième chapitre. Il est seulement à regretter qu'il donne Arius pour un novateur, sans avoir montré, au préalable, que ce prétendu novateur avait, en effet, entrepris d'introduire une doctrine nouvelle dans l'Eglise, ce qui aurait été d'autant plus nécessaire qu'on est fort étonné de voir ce novateur soutenu par presque toutes les Eglises d'Orient. Il faut espérer que, dans une prochaine édition, M. F. discutera, au moins en quelques mots, l'opinion des historiens du dogme chrétien qui regardent cet

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hérétique comme le représentant de l'ancienne doctrine de la subordi-
nation jusqu'alors orthodoxe, et saint Athanase au contraire comme un
novateur qui expose sous une forme nouvelle, ou pour le moins en termes
plus précis qu'on ne l'avait fait avant lui, la doctrine de la Trinité
égalitaire par opposition à la doctrine de la Trinité descendante'.

Le second point sur lequel M. F. a donné une explication très-
satisfaisante, et cette fois-ci sans qu'il y ait lieu à faire la moindre ré-
serve, se rapporte a la conduite de saint Athanase à l'égard des empe-
reurs qui le persécutèrent sans la moindre raison. On ne saurait douter
que les premiers empereurs qui embrassèrent le christianisme n'aient cru
devoir jouer dans cette religion le même rôle que leurs prédécesseurs
dans la religion païenne, c'est-à-dire en être le Pontifex maximus. Saint
Athanase leur prouva par une résistance respectueuse, mais ferme et con-
tinue, qu'ils s'étaient trompés et qu'ils n'avaient rien à voir dans la dé-
termination du dogme et dans la constitution des croyances. Cette résis-
tance, au moment où, pour la première fois, l'Eglise se trouvait en
présence d'empereurs chrétiens, la sauva du malheur de devenir tout
simplement une branche de l'administration impériale, et assura son au-
tonomie (chapitre iv, section 39). Tous les évêques n'eurent ni la même
fermeté, ni la même élévation de vues, ni la même intelligence de la po-
sition de l'Eglise vis-à-vis du pouvoir civil, et, à plusieurs reprises, les
successeurs de Constantin et de Constance voulurent, comme eux, s'im-
miscer plus qu'il ne convenait dans les affaires ecclésiastiques. Mais en
somme, malgré les défaillances fâcheuses des uns et les entreprises plus
ou moins violentes des autres, l'exemple d'Athanase ne fut pas perdu.

Je ne puis terminer cette appréciation de l'ouvrage de M. F., sans faire des réserves expresses sur les rapprochements répétés à satiété entre le néoplatonisme et le christianisme. Malgré quelques analogies plus apparentes que réelles, il y a un abîme entre les deux doctrines, M. Ritter me semble avoir très-bien établi que, au point de vue philosophique aussi bien qu'au point de vue religieux, le symbole de Nicée est une négation absolue de la Triade alexandrine. Je ne sais sur quoi on peut s'appuyer pour supposer une estime mutuelle entre les docteurs païens et les docteurs chrétiens. Si la jeunesse chrétienne allait entendre les leçons des philosophes païens, c'était tout simplement parce qu'il n'y avait pas alors d'autres écoles de philosophie, et il n'est pas un seul document de valeur qui nous permette de croire que les néoplatoniciens aient jamais, au inre siècle, assisté aux leçons des docteurs chrétiens; le doute est ici d'autant plus légitime que l'enseignement des docteurs chrétiens n'était pas public et ne s'adressait qu'à des chrétiens, principalement aux

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1. Au dire de P. Bayle, le P. Pétau et Huet, évêque d'Avranches, auraient avoué que la plupart des Pères antérieurs au concile de Nicée avaient parlé si obscurément de la Trinité, qu'on serait presque tenté de les mettre, quant à cette doctrine, sur la même ligne qu'Ariu

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